topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

20/11/2008

Après la victoire d'Obama, les incidents racistes en hausse aux USA

barack obama.jpg
Les incidents racistes sont en forte hausse aux Etats-Unis depuis l'élection début novembre de Barack Obama à la présidence du pays, s'alarment des observateurs et des universitaires, mettant en garde contre un « retour de bâton » au sein d'une partie de la communauté blanche.
En Pennsylvanie (est), un couple mixte a découvert une croix brûlée sur son perron; en Californie (ouest), des voitures ont été maculées de croix gammées et de slogans racistes comme « retournez en Afrique ».
Des mannequins pendus ont été retrouvés sur une île du Maine (nord-est), tandis que dans l'Idaho (nord-ouest), des élèves ont chanté « tuez Obama », autant d'exemples parmi « des centaines et des centaines » de cas, selon Mark Potok, directeur du « Southern Poverty Law Center » basé dans l'Alabama (sud).
« Depuis les dernières semaines de la campagne, nous avons assisté à un réel et important retour de bâton (chez des) Blanc(s), et je pense que cela empire », déclare-t-il à l'AFP.
Selon lui, des incidents ont commencé à se produire lors de discours de campagne de la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, quand des « Tuez-le! », en référence à M. Obama, ont commencé à être entendus dans la foule.
« Mais ce que nous voyons en ce moment va des croix brûlées aux menaces de mort, en passant par des mannequins représentant Obama pendu et des incidents raciaux affreux dans des cours d'école de tout le pays », explique M. Potok.
Brian Levin, un professeur à l'université de Californie à San Bernardino (est de Los Angeles), effectue le même constat. Spécialisé dans l'étude du racisme et de l'extrémisme, il estime toutefois que cette hausse s'inscrit dans une tendance à plus long terme.
« Nous ne possédons pas de statistiques exactes, mais je peux dire qu'il semble y avoir un pic important d'incidents racistes depuis l'élection jusqu'à aujourd'hui », dit-il.
L'universitaire note aussi qu'il semble y avoir eu une forte hausse de la fréquentation des sites internet professant la suprématie de la race blanche, commme StormFront, dont le serveur est tombé en panne après l'élection de M. Obama, le 4 novembre, en raison d'un trop grand nombre de connexions.
Pour M. Potok, la hausse de ces crimes résulte de la coïncidence de plusieurs facteurs: l'augmentation de l'immigration non blanche, l'estimation récente par le bureau national du recensement que les Blancs deviendraient minoritaires aux Etats-Unis en 2040 et l'augmentation du chômage.
« Ajoutez à cela l'idée d'un Noir à la Maison Blanche et vous vous retrouvez avec un important nombre de Blancs qui ont l'impression d'avoir tout perdu, et que le pays construit par leurs ancêtres leur a été dérobé », explique M. Potok, dont l'organisation vient en aide aux victimes présumées d'actes racistes: « je pense que l'on assiste à une crise d'identité parmi certains Blancs ».
Cette hausse des tensions n'est pas sans précédent historique, selon M. Levin. « A de nombreuses reprises, lorsque les relations entre communautés se sont améliorées aux Etats-Unis, des retours de bâton violents se sont aussi produits », fait-il remarquer, citant le cas du Ku Klux Klan, qui a percé juste après l'abolition de l'esclavage.
Pour les racistes, « Barack Obama n'est rien d'autre que l'Antéchrist », soutient M. Levin.

(Source AFP)

Commentaires

Je pense qu'il s'agit de batailles perdues d'avance que mènent certains conservateurs indécrotables. Maintenant si les prévisions entrevoient une majorité d'immigrants aux environs de 2040, il est normal que des américains blancs s'en inquiètent car personne n'aimerait perdre son leadership sur son propre pays. Le président Obama élu pour défendre les intérêts des américains se doit de prévoir des mécanismes à même de juguler cette immigration sauvage dont est victime son pays.

Écrit par : oscar48 | 20/11/2008

Salut,

Fallait s'y attendre, l'hostilité au changement! On ne passe pas de Bush (avec tout ce que cela implique) à Obama (avec tout ce que ceci suppose) en applaudissant simplement.

Cela n'est pas caractéristique du seul terrain politique. Cette expérience se vit dans certaines entreprises ici à Abidjan.

Faudra perséverer dans cette lancée courageuse, Obama. de toutes les façons, le train du Changement a décollé et je ne pense pas que ces quelques accrobaties rétrogrades pourraient le stopper!

Écrit par : Lévy | 20/11/2008

Salut Theo mon champion.
Cela fait deux jours que je squatte ton blog en esperant tomber sur une analyse de l'arrestation de Rose kabuye en Allamagne et l'incarceration de certain africains (Ex:Tony Oulai) en France. Merci !

Écrit par : Limpopo | 20/11/2008

@ Oscar48,

Je ne pense pas qu'il y ait une immigration sauvage aux USA. Les USA ont besoin d'immigration, c'est un pays sous-peuplé, et surtout les WASP (white anglo saxon protestants) ne sont pas les "propriétaires" du pays. Ils sont des émigrants comme les autres. Le peuple autochtone, ce sont les Indiens qui ont été presque entièrement massacrés...

Écrit par : Théo | 20/11/2008

Les spécialistes universitaires des questions de racisme et d'extrémisme ont déjà établit une remarque qui pointe la montée de ces comportements depuis la fin des élections.c'est dire à quel point la vigilance s'entretient et je reste confiance quant aux fait que l'état américain et sa population feront reculer ces sentiments par des campagnes de sensibilisation et s'il le faut par des lois draconiennes comme ça été le cas pour les autres tares tel l'esclavage, la ségrégation, les droits civiques ou même pour une application strict et correcte de l'affirmative action par soucis d'équilibre.Ce qui est étonnant dans ce pays quelque peu paradoxe, c'est qu'il possède en son propre sein, un antidote puissant, capable de renverser une tendance.Déjà que le danger a été diagnostiqué,et connaissant la force patriotique qui réside en chaque américain, on peut être sans inquiétude à ce niveau là.L' Amérique se soigne elle-même.

Écrit par : mohamed billy | 20/11/2008

ceci, à mon sens, explique que le nationalisme exacerbé et poussé à ses extrêmes n'est pas l'apanage de nos seuls Etats Africains, il s'agit d'un phènomène qui tient de la nature même de l'humain, qui se réplie sur lui face à l'inconnu et est prompt à se défendre, quand il estime ( peut être à tort ou à raison) qu'il y a péril qui ménace son existence.

Hélas, l'une des plus vieilles démocratie, socle et laboratoire du brassage des peuples, n'échappe pas à cette règle. Il s'agit d'une crise de comportement chez certaines personnes ou certains groupes qui mériterait d'être minimisé, si elle ne comportait pas l'évident danger de déboucher, si on n'y prend garde, sur une atteinte directe à la vie du nouveau président.

J'ose croire qu'il s'agit de faits marginaux qui ne donneront pas des idées à des ultra conservateurs, raciste sous cape, tapis dans l'ombre du pouvoir et/ou détenteurs des leviers de repression institutionnels, du genre CIA et autres...( sait -on jamais, leur implication dans l'assasinat de JF Kennedy n'a jamais été sérieusement remise en doute!).

De toute les façons, on ne peut se leurrer, cette arrivée d'un noir à la tête du pays de l'oncle sam était de nature à engendrer une telle crise, celle du passage d'un état à un autre, d'une situation à une autre et ses soubressauts subséquents.

Gageons que cette situation transitoire soit brève et sans conséquence dommageable, sinon ce serait le chaos à l'échelle mondiale

Écrit par : Blesdel | 20/11/2008

les autochtones (si ce terme a encore un sens en 2008) en amérique se sont les indiens!

ce n'est pas parceque les immigrants blancs les ont massacré à leur arrivée qu'on va nous faire prendre des vessies pour des lanternes!
En plus, comme l'a si justement rappelé théophile, les états unis actuels sont un peuple d'immigrants
conclusion: personne n'est plus américains que son voisin aux états unis! un peu comme la cote d'ivoire d'aujourd'hui!

Moi si je pouvais prendre des gens forts physiquement, les attacher, les faire travailler gratis pendant des siècles, c'est sur qu'en cote d'ivoire ont aurait des routes, des metros des ponts etc...les noirs ne sont donc pas des cheveux tombés sur la soupe!!

Mais ne rentrons pas dans le jeu des racistes, car c'est justement ce face à face qu'ils recherchent!!

N'oublions pas que ces actes racistes sont d'abord le fait d'une minorité (la majorité des blancs a voté pour obama contre mc cain un authentique heros américain façon pearl harbour en toute connaissance de cause), c'est la gestion du pouvoir par l'équipe obama qui fera reculer ou progresser cette minorité...

Écrit par : marianne | 20/11/2008

Ne dit-on pas que les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie? Ainsi va le monde...!

Écrit par : Dindé | 20/11/2008

marianne, je ne suis pas d'accord avec toi lorsque que tu assimiles ce qui se passe aux USA avec le cas Ivoirien.

Les racistes aux USA n'ont jamais dénié la nationalité Américaine aux menbres des autres peuples qui forment l'ensemble de la citoyenneté Américaine, ils pensent en leur for intérieur, et cela est la manifestation de la résurgence des tares de l'humain, que seule la race blanche, dominatrice et supérieure, a le droit de gouverner.

Tant que le pouvoir est aux mains des blancs, on n'aurait jamais connu une telle recrudescence de ce type d'actes qui, au demeurant, n'avaient jamais cessés, à dire vrai.

Ne fais pas d'amalganes, au détour d'un raisonnement qui, placé dans son conteste, à sa part de justesse.

Écrit par : Blesdel | 21/11/2008

@ Marianne
conclusion: personne n'est plus américains que son voisin aux états unis! un peu comme la cote d'ivoire d'aujourd'hui!

j'aimerai réagi sur ça, pour la partie ivoirienne car on ne peut pas faire ce seul repproche à la côte d'ivoire et aux ivoiriens sous prétexte du malsain débat politique de l'ivoirité et aussi parce que l'entité qui s'appelle Côte d'ivoire n'existait pas hier, sinon il faut le faire pour tous les pays africains qui ont connus le colonialisme et qui ont hérité des frontières tracées à la régle après le partage de Berlin. Comme si la côte d'ivoire était une exception comparée aux autres pays africains, à l'abri de cette question.
Faudrait aussi à un moment sortir de cette vision erratique de la nation ivoirienne et de ce débat biaisé sur ce que être ivoirien par le seul biais de l'illustration politique de l'ivoirité.
on peut très bien construire une nation solidaire et qui dépasse le cadre ethnique et autres visions claniques sans pour autant nier le patrimoine socio-historique de l'espace géographique.

"La patrie n'est point le sol mais la communauté des affectations" St JUST

Écrit par : hermeister | 21/11/2008

Marianne, je suis fort supris de voir que tu adores prendre des raccourcis, pour aboutir, malheureusement, à des conclusions, fort discutables...
hermeister , suivant ta logique, à raison de dire qu'il en sera de même pour tous les pays d'Afrique, où il n'y aura plus de nationalité.

Ce débat( celui d'une Afrique commune, une seule monnaie, une seule nationalité), si on le dépassionne, n'est pas mauvais, les Etats Unis d'Amérique sont bien un ensemble de plusieurs Etats! l'Union Européenne, montre également le chemin, pourquoi pas l'Afrique, avec les Etats -Unis d'Afrique?
Mais un seul pays ne peut constituer les Etats Unis d'Afrique... c'est clair.

Écrit par : Blesdel | 21/11/2008

milles excuses.

A ma décharge, j'ai dit: un peu comme la cote d'ivoire. Justement hier, je révisais avec ma fille l'histoire du peuplement de la cote d'ivoire fait de vague d'arrivants tout au long de divers siècles, c'est ce coté migration que je voulais juste souligner!

Sinon je rend hommage aux blancs car ils ont, à la surprise mondiale préférer voter pour quelqu'un issu d'une minorité, rien à voir avec nos calculs tribalistes et ethniques locaux

Prendre des raccourcis permet d'aller à l'essentiel dans le contexte des blogs..

Écrit par : marianne | 21/11/2008

@ Hermesister,

C'est bizarre, mais j'ai l'impression à tort peut être, qu'après t'etre braqué contre Marianne, subitement vers la fin tu te désavoues en la rejoignant dans ces termes de St JUST: "La patrie n'est point le sol mais la communauté des affectations", citation à mon sens qui va de paire avec ce passage de Marianne:"personne n'est plus américains que son voisin aux états unis! un peu comme la cote d'ivoire d'aujourd'hui!".Sauf qu'il est plus explicatif et illustrant, à travers les cas américains et ivoiriens.Tenons compte du mot de conclusion qu'elle attribut à ce passage.c'est dire qu'en dépit de tout ce qu'on veut comme concept de légitimité, d'ivoirité ou encore de que-sais-je, la finalité pour une nation,c'est ça! la citation de st Just ou ce passage de Marianne.Où se trouve l'erreur de Marianne?je cherche en vain!

Ce passage, je ne le trouve pas réducteur mais plutôt entier parce que le message qu'il dégage est assez profond.De quoi s'agit -il, pour ma conclusion? Tout bonnement que l'origine ethno-raciale n'a plus sa place comme élement exclusivement déterminant d'une nation et que seul le désir d'appartenance est plus que jamais le moteur pour adhérer à une communauté ( hors mis procédure d'acquisition )qui la rend plus grande.

Cependant, je te rejoins comme tu l'as fait avec elle en rappelant "qu'il ne fallait pas pour autant nier le patrimoine socio-historique de l'espace géographique."Merci pour cette phrase.je me la garde personnellement parce que le démon de l'ivoirité a été entre ces lignes.ceux qui ont fait expressément l'amalgame ( à cause d'un seul homme) entre ce dit patrimoine socio-historique et la nouvelle communauté dans laquelle nous marchons tous d'un même pas pour paraphraser la description de ce blog, avant de le vulgariser.Si aujourd'hui tout bêtement, il y avait une citoyenneté des blogueurs, on aurait eu tous ici la même carte d'identité sans songer à l'origine de chacun.voilà ces "petits" détails ô combien amplificateurs, dans lesquelles le démon de l'ivoirité s'est incrusté.

Écrit par : mohamed billy | 22/11/2008

@ Mohamed Billy

Je ne me désavoue pas en concluant sur la citation de St JUST, c'est le dessein ultime vers lequel on devrait tendre, je pense peut être à tort, qu'aujourd'hui le débat politique de l'ivoirité à amalgamer dans l'esprit de beaucoup de gens l'idée de la nationalité et celle de "la communauté des affections" autrement dit celle de nation.

Ki Zerbo à justement démontrer de manière pertinente et scientifique que l'idée de nation n'est pas une chose nouvelle en Afrique et que la marque apparente -prononcée- de la diversité des peuples qui composent nos nations ne doit pas masquer la profonde unité que les peuples ont tissés dans un espace géographique homogène.
Voila le pourquoi de ma réaction à cette idée que la nation ivoirienne serait tout et rien à la fois c'est nier par exemple la "tokpè" qui liait nombreux peuples de cet espace avant la colonisation et qui c'est renforcé dans de nombreux cas pendant les résistances aux conquêtes coloniales. C'est aussi reprendre, même si ce n'est pas volontaire, un postulat du colonisateur sur la supposée hétérogénéité des cultures de cet espace. C'est sur ce substrat que le projet colonial s'est fondé pour diviser ces peuples pour les dominer.

Il ne faudrait pas que sous prétexte que la côte d'ivoire est une terre d'accueil que l'on balaye d'un revers de la main toute cette histoire, qui est un support essentiel à la transmission des Valeurs de notre Peuple, à l'intérieur, comme à l'extérieur de son territoire.

Les peuples ont besoin de mythes fondamentaux, du passé, épique dont ils peuvent être fiers. c'est cette appartenance à une âme collective auquel je voulais faire référence par la citation de St Just

Le Célèbre juriste Ernest Renan dans sa conférence à la Sorbonne sur Qu'est-ce qu'une nation ? en 1882 disait :

"Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : «Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes» est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie. "

Pour finir au soir de son élection, le premier discours d'Obama après son élection a été de faire référence aux pères fondateurs, au "rêve américain" de s'inscrire dans ce patrimoine socio historique qu'incarne l'appartenance à la nation américaine.

Écrit par : hermeister | 22/11/2008

merci de replacer la balle au centre en rappellant que les USA "n'appartiennent" pas au blanc. Et d'un. Et de deux ce ne sont pas qu'eux qui les ont construits.
Donc faut pas faire d'amalgames, ni réécrire l'histoire.

Ensuite, ca me fait doucement rigoler quand je nous (africains) voit nous empoigner sur des concepts et divisions (ces fameux pays africains, en réalité territoires coloniaux, soit-disant indépendants) créés de toutes pièces par le blanc.
Quel niveau d'aliénation avons nous atteint, pour ne pas reconnaitre que la case en face de nous est exactement pareille à la mienne? Ses habitants nous sont pareils en tout point, c'est juste que le crayon du blanc à Berlin en 1884 est passé au milieu de nous.
Et on passe des siècles et des siècles à se taper dessus et philosopher comme des tarés sur des nationalités créées et inventées de toutes pièces: ah celui ci est ivoi-ci, ah l'autre est burkina-ca, ah le 3e là est séné-ci, ah là-bas c'est gabo-ca!
N'im-por-te quoi!!!

Mais sinon, pour revenir au sujet, si par malheur, quelque chose venait à arriver à Obama, je crois que les évènements observés après le tabassage de Rodney King par 4 policiers seraient une petite rigolade.

Écrit par : Eddy | 22/11/2008

Monsieur Theophile, pour l'admiration que je vous porte et pour votre combat, je vous offre ce merveilleux article d'une jeune economiste-financier ivoirien. je sais que vous en serais aussi emerveillé comme moi. vous pouvez reagir sur gocchey@yahoo.fr.....................A QUANT..... Les crises économiques d’inflations incontrôlées et de récessions constantes, les pays sous développés n’en ont plus rien à prouver, puisque c’est leur quotidien. Et comme lorsque nous parlons de pays sous développés, l’Afrique lutte sa première place, nous pouvons sans gène la citer en s’interrogeant sur l’opportunité du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). En effet, l’actualité économique dans la majorité des pays d’Afrique c’est le DSRP qui permettra s’il est validé,
l’ admission de certains pays à l’initiative PPTE qui suppose l’allégement de la dette extérieur complété par un financement des sources classiques que sont les institutions de brettons Wood. Du coup, nous constatons qu’en Afrique, pour réfléchir à dégager dans un document, les grands axes d’action pour réduire la pauvreté, il faut une promesse financière des bailleurs de fonds. On peut donc affirmer sans risque de se tromper que l’infantilisation continue en Afrique et nos autorités s’y adonnent a cœur joie. Sinon comment comprendre que des projets de développement tel que le NEPAD rédiger par des Africains n’a pas connu un engouement à la hauteur de celui que connais le DSRP. Pourtant, le NEPAD provient de la fusion de deux autres plans proposés pour l'Afrique : le Plan Oméga et le Millenium African Plan ou Plan MAP. D’un coté le Président WADE auteur du plan oméga et de l’autre les présidents Abd El-Aziz Bouteflika, Olusegun Obasanjo 'et Thabo Mbeki qui proposèrent le plan MAP, pour tenté principalement d'incorporer l'Afrique au sein des actions mondiales.
Lorsque l’Afrique prend des initiatives propres, il se trouve que ses autorités ont les yeux rivés vers l’aide internationale au développement. Feignant a dessin de savoir que les années 90 marqués par les Programmes d’Ajustement Structurel nous ont éclairés sur la dichotomie qui existe entre le développement vu depuis l’occident et les réalités économiques, sociales et culturelles de l’Afrique. Il s’agissait dans les PAS de veiller à une austérité budgétaire pour réduire le déficit public. Malheureusement les mécanismes mis en place par nos autorités pour aspirer les deniers publics à des fins personnels étaient trop ingénieux pour que les PAS puissent y résister. Et pendant que nous nous amusons à élaborer un DSRP, la prévarication se fait une carapace plus solide qu’une dalle de béton.
Plusieurs gouvernants Africains dont ceux de la côte d’ivoire ont rédigé un Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté pour avoir le luxe d’être appelé Pays Pauvres Très Endettés. A écouter les rédacteurs, nous entendons le refrain classique, à savoir le financement dans les domaines de l’éducation nationale, de la santé et de la réhabilitation des infrastructures socio-économiques. Mais ce qui doit logiquement intéresser les populations africaines ce sont les critères de validation de ce document et les mécanismes de contrôle de son exécution et non les intentions de nos autorités. Car nous en savons long sur leurs actions allant dans le sens de la consolidation d’un Etat de droit.
Si la réduction de la pauvreté était un objectif au dessus de l’enrichissement personnel, nos gouvernants n’auraient pas attendu une impulsion du FMI et de la BANQUE MONDIALE pour élaborer un document qui soit disant réduirait la pauvreté. En observant intelligemment les pays du nord, nous remarquons que l’actualité la bas ce sont les plans de relance dont les ressources morales et physiques sont nationales. Les gouvernants de ces pays réfléchissent à agir sur les indicateurs tels que le chômage, pour accroitre le pouvoir d’achat des populations et augmenter ainsi la demande des biens et services pour faire face à la récession.
Alors que ces mécanismes sont explorés au nord, au sud nous attendons les flux de capitaux étrangers qui n’ont pour mérite que d’amplifier le contraste social. C’est donc à juste titre que nous demandons à nos autorités, A QUANT ? A quant notre plan de relance ?

Écrit par : gocchey | 23/02/2009

Les commentaires sont fermés.