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12/11/2008

L'affaire Alafé : une photo troublante de la postcolonie

l'intelligent.jpgJ'ai longtemps réfléchi avant de pouvoir traduire en mots le malaise qui m'habite depuis le début de ce que l'on pourrait appeler le feuilleton Assé Alafé, du nom du patron du quotidien L'Intelligent d'Abidjan, arrêté après une dénonciation anonyme, jugé de manière expéditive et condamné à 18 mois de prison pour fraude sur l'identité. Alafé aurait eu trois extraits de naissance présentant des filiations différentes et ayant pour conséquence de faire de lui soit un Nigérian soit un Ivoirien.
Comment évoquer cette "affaire" qui, sous les traits d'un banal fait divers dont le personnage principal serait une figure de la presse, est à mon avis une parabole illustrant assez bien les errements de l'Etat postcolonial tel qu'il se présente sous nos cieux ? Il est important d'ébaucher, à grands traits, le "décor" de "l'intrigue". Journaliste célèbre, pur produit du "printemps de la presse" des années 90, patron de presse ambitieux, Assé Alafé était candidat à la présidence de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) quand son passé présumé a resurgi, et que des "anonymes" l'ont dénoncé comme "fraudeur à la nationalité". Dans un contexte d'enrôlement en vue des prochaines élections générales.
C'est une évidence : l'on ne peut commenter l'arrestation et la condamnation d'Alafé sans prendre en compte un environnement politique - au sein de la corporation journalistique et dans le pays - qui parasite complètement l'enjeu et contribue au malaise.
Peut-on oublier un contexte où l'identification de la population est engagée et où les ressortissants de la CEDEAO (considérés comme supporters potentiels d'un Alassane Ouattara qui a lui même un rapport compliqué avec la Nation ivoirienne) sont vivement exhortés à se mettre en retrait ? Alafé n'est-il pas un "outil de communication" destiné à montrer que l'Etat ivoirien est décidé à punir les ressortissants ouest-africains désireux de voter en dépit de la loi ? Comment éluder le fait qu'Alafé se voit rappeler ses problèmes de nationalité alors qu'il est candidat à un poste très convoité ?
Nul n'est censé ignorer la loi, certes. Mais la loi, qui doit s'appliquer à tous et en toutes circonstances, s'affaiblit et se compromet lorsqu'elle finit par ressembler à un instrument, à une sorte de "bombe atomique" utilisée opportunément, dans le contexte d'intrigues et de batailles de pouvoir. C'est ainsi qu'une décision légalement justifiée peut apparaître à l'opinion comme moralement injuste.
Si Assé Alafé était un ministre ivoirien issu des Forces nouvelles, c'est-à-dire un Ivoirien ayant pris les armes contre son pays, et qu'il rencontrait les mêmes problèmes de nationalité, aurait-il été jeté en prison ? Allons plus loin : s'il était un leader de parti politique ayant réussi à faire entendre sa voix en appelant, à coups de milliards, le démon de la guerre sur son pays, aurait-il été arrêté comme un vulgaire voleur en allant se faire enrôler en compagnie de son épouse et de sa garde rapprochée onusienne ? Bien sûr que non. Une fois de plus, on peut dire qu'on a la preuve que dans la Côte d'Ivoire embourbée dans la crise depuis bientôt dix ans, le crime paie. Une fois de plus, l'on se rend compte que, pour être protégé de toutes ses turpitudes présentes ou passées, mieux vaut être membre d'un groupe signataire des fameux accords de Linas-Marcoussis. D'où le malaise.
Par ailleurs, l'on se demande où sont passés les officiers d'état-civil qui ont octroyé au confrère Alafé les fameux "papiers à problèmes". Comme lors du procès des déchets toxiques, aucun serviteur de l'Etat n'est condamné. Irresponsabilité administrative à tous les étages ! C'est pourtant cette irresponsabilité administrative - qui est une des tares les mieux partagées dans notre Afrique contemporaine - qui est la mère du délitement de nos Etats, qui avance lentement mais sûrement.
Sortons de l'affaire Alafé, mettons de côté les controverses sur la nationalité, élargissons notre regard. Si l'on devait enquêter sur la véracité de l'état-civil (âge voire patronyme) de chacun des footballeurs participant à la Coupe d'Afrique des nations, combien en sortiraient indemnes ? Ce petit exemple, je l'utilise pour mettre en évidence le caractère irresponsable des administrations africaines, inconscientes de l'importance de l'état-civil pour la cohésion nationale, voire la sécurité - imaginez des délinquants qui se font faire une pièce d'identité au nom d'un riche homme d'affaires pour aller prendre de l'argent au guichet de sa banque ou qui s'évadent de prison et changent de nom comme de chemise.
Et pourtant... Un grand nombre de conflits de l'Afrique contemporaine tournent autour de l'état-civil, quand on y réfléchit bien. Si les limites de la nationalité ne sont pas clairement établies, le sentiment national ne peut s'imposer. Et dans ce cas, l'on a affaire à des revendications identitaires exploitées par des nageurs en eaux troubles. N'est-ce pas le cas en Côte d'Ivoire, dans le Kivu et à Bakassi ?

00:11 Publié dans Analyse | Lien permanent | Commentaires (25)

Commentaires

Dommage

Écrit par : Etum | 12/11/2008

C'est que son nom trahit ses origines nigerianes. Est ce qu'il n'a pas de quoi démontré sa filiation ou sa naturalisation?

Personnellement, je pense que c'est le poste de l'Unjci qu'il a convoité qui a attiré l'attention sur lui. J'espere que tout se terminera bien pour lui, même si on ne peut pas lui rendre ces jours de liberté qu'on lui a pris.

Écrit par : Richman | 12/11/2008

Salut,

Pour mettre un peu de piment dans la sauce de Théo:

-Est-ce qu'un Ivoirien peut être Président de l'Union des Journalistes Nigérians?
-Lorsque j'étudiais à Dakar, un jeune étudiant ivoirien y a ouvert un maquis. Les jours qui ont suivi, le maquis a été cassé.
-Ma cousine qui voulait ouvrir un magasin à dakar s'est vue tellement taxée qu'elle a rangé son projet
-Mon cousin actuellement au Ghana paye une carte de séjour de...45 000 fcfa

Intérêt politique ou pas, il a fraudé. Qu'il assume. S'il n'a pas fraudé, il mérite réparation.

...Appelez-moi xénophobe si vous voulez

Écrit par : Esther G | 12/11/2008

@ Esther,
je ne pense pas que la question que Théo aborde soit limitée à la Côte d'Ivoire. Je pense que ce qui est arrivé à ta cousine est déplorable et fait partie du problème. Du reste, le fait même que l'on aille penser immédiatement à ce que c'est sa nationalité ivoirienne qui est la raison pour laquelle le maquis de l'étudiant ivoirien à Dakar a été cassé ne fait que confirmer la profondeur de la question.

Ce qui est en jeu c'est la question de la citoyenneté. A partir de quel moment un Nigérian né en Côte d'Ivoire, qui a vécu toute sa vie en Côte d'Ivoire, qui est donc de culture ivoirienne, à partir de quel moment celui-ci devient un Ivorien? Quand il demande et obtient la nationalité? Quand, dans son quartier, dans son village, on oublie que ses parents sont venus du Nigéria? Pourra-t-il jamais briguer un poste de député, de maire, de conseiller général, de président de la République (car nous ne pouvons pas éviter cette question à laquelle nous n'avons pas encore trouvé de réponse définitive)?

Est-ce parce qu'au Ghana des Ivoiriens paient une carte de séjour de 45 000 CFA que le fait de payer autant pour une carte de séjour dans un pays voisin et culturellement proche du nôtre doit justifier la même attitude chez nous?

On n'a que trop manipulé la loi chez nous, et ce dans un but exclusivement politicien. On a fini par discréditer la qualité de ce qui fait que nous sommes une communauté: la citoyenneté ivoirienne. Ce qui est effrayant dans cette affaire, c'est que les nombreux accords, et surtout celui de Ouaga, dans le fond ne règlent pas ce problème. Ils se contentent d'apporter des solutions techniques à des problèmes somme toute techniques - désarmement, élections, redéploiements de l'Administration, etc. Alors que nous avons un problème profond de manque de confiance dans nos institutions.

Pour être tout à fait honnête, je ne connais pas vraiment le travail d'Afalê, car je suis très sévère envers notre presse nationale dont je pense qu'elle peut (vraiment, mais alors vraiment) mieux faire. Mais je m'inquiète quand je vois que ce qui est en train d'arriver à ce monsieur est ce qui est arrivé à feu Djény Kobina, il y a déjà près de quinze ans. Entre-temps, il y a eu une guerre. A bon entendeur...!

Écrit par : Enrico | 12/11/2008

DURA LEX, LEX DURA

DURA LEX, SED LEX !

"Nemo auditur propriam turpitudinem allegans" = "Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes !"

Écrit par : Eppix | 12/11/2008

Merci au frère Théo pour la clarté de ces écrits.Je souscris à tous les problèmes que les administrations de nos chers états font vivre à leurs citoyens.Mais la question que j'aimerais poser au sieur Alafé est celle-ci. Selon un de ces avocats , mr Alafé serait encore adolescent quand la première pièce lui avait été établit. Maintenant ,arrivé à l'age adulte,qu'est ce qui empêchait mr Alafé de se pencher sur cette partie un peu mouvementé de son état civil? Surtout que ce mr a été l'un des pourfendeur de la nationalité un peu trouble de quelqu'un d'autre.En Côte d'ivoire, on se connait tous en détails comme on dit à treichville.Alafé ne peut ignorer qu'il a vécu à Agboville à coté du cinéma REX avec son parents et son grand frère MOUKAÏLA ALAFE sans que quelqu'un ne le connaisse et le dénonce le jour où il aura l'ambition d'un poste électoral. En tant qu'intellectuel , sa première attitude ne serait-il pas de faire le ménage dans son état civil ,avant de chercher à postuler à un tel poste au sein de la corporation des journalistes ivoiriens? Qu'il s'en prenne à lui même, car comme on dit l'appétit vient en mangeant; qu'est ce qui prouve que demain mr ne cherchera pas à oqper le poste à problême au bled? Vaut mieux prévenir que guérir .

Écrit par : benny | 12/11/2008

@ Enrico,

Puisque le pb posé par Théo dépasse le cadre restreint de la CI, adressons-nous à la CEDEAO!!! Pkoi est-ce à nous, en CI, de faire d'eux des Rois chez nous alors qu'ils nous traitent comme des mendiants chez eux?

Si ma cousine a été si taxée qu'elle a été contrainte de ranger son projet, les jours qui suivent, au moins...100 magasins de Sénégalais (qui fourmillent à Treichville, 8000 selon leur mendiant de Président) ferment. La règle de la réciprocité, mieux la règle d'or!

Quand un Nigerian né en CI devient-il Ivoirien? Je te demande, qd un Ivoirien né au Nigeria devient-il Nigérian?

Le siège de l'UA n'est pas ici au Plateau. Kadaffi himself chasse chaque jour (que Dieu fait) des non-Lybiens Africains de son pays, idem pour le rigolo. Mbeki a été largement aidé, dans cette tache, par son peuple. Pkoi c'est à nous de les recevoir à chaque seconde?


Alafé a triché. Il faut qu'il paye. Ceux qui ont les armes les déposeront un jour. Et Gbagbo lui-même ne songe qu'à son prochain-dernier mandat. La réfonte-Réfondation des fichiers ivoiriens aura lieu!

Maintenant, si tu veux, organise un séminaire à Yakro ou à Bassam. Nous nous pencherons sur la kstion

...J'attends la suite

Écrit par : Esther G | 12/11/2008

Merci pour ton commentaire lucide E.G. restons dans le cadre africain, je ne vois guère mieux ! De kinshasa à nairobi, de douala à cotonou. Dakar, c'est pire.

Alors de grâce, arrêtons l'auto flagellation, tu triches tu paies !

Écrit par : Eppix | 12/11/2008

@ Esther,

Esther, je trouve que tu fais bien de renverser ma question ( à propos du Nigéria), parce que tout ceci fait partie du problème. Comme tu l'auras constaté, je n'ai pas proposé de manière particulière de le régler. J'ai simplement l'impression que les solutions proposées jusqu'à présent par ceux qui s'estiment être les meilleurs défenseurs de la nationalité ivoirienne n'ont pas forcément favorisé la paix sociale dans le pays. Je pense qu'on est d'accord là-dessus, au vu des quinze dernières années que nous venons de vivre.

Evidemment, il est absolument necessaire d'avoir une politique d'immigration digne de ce nom, avec des règles claires et précises. Mais lesquelles? En parlant de réciprocité absolue, si on casse les magasins des Sénégalais de Treichville, qu'arrive-t-il à l'économie de Treichville? Tu crois vraiment que c'est dans l'intérêt des Sénégalais (c'est-à-dire de l'Etat sénégalais et de l'ensemble de la communauté politique) de taxer ta cousine comme ils l'ont fait, de décourager l'initiative économique sous-régionale de cette manière?

Je veux aller au delà du cas Alafê. Et s'il a triché, que la justice se charge de faire son travail. Je parle du long terme, de comment il sera possible de vivre ensemble, si la notion d'intégration africaine doit être prise au sérieux. Et en parlant de réciprocité absolue, Martin Luther King a donné sa version personnelle de la Loi du Talion: " oeil pour oeil, et tout le monde est aveugle..." A méditer.

@ Eppix,

il ne faut pas caractériser les positions des autres sur la base de slogans. De grâce. Merci.

Écrit par : Enrico | 12/11/2008

Les discours de martin luther king sont valables aux USA et à l'histoire des noirs américains! Içi en Afrique, tu auras tout le temps de penser à la tolérance et aux valeurs humanistes dans ta tombe parce que, içi, l'intolérance et la méchanté font loi!

On a baissé la culotte, on continue de le faire, on prend des coups et toi tu me parles de blabla! Les USA et l'UE se font respecter parce que la bàs, la loi a valeur de socle communautaire, en Afrique c'est le sentimentalisme !

Vivre la pauvreté intellectuelle, il triche mais comme il est né en CIV ou comme il est journaliste, c'est pas grave! belle exemple à suivre!

Dans la même veine, on doit pardonner aux dozos qui égorgent parce qu'ils ne savent pas que tuer c'est pas bon ! Pendant qu'on y est, on peut vider aussi la maca !

Écrit par : Eppix | 12/11/2008

@ Eppix,

Je suis d'accord avec toi. La CI est un pays bien plus accueillant que les autres pays d'Afrique de l'Ouest. Mais cette tradition d'hospitalité fait que c'est en CI qu'un certain nombre de problèmes (deuxième ou troisième génération de migrants) se pose. Les Ivoiriens gagneraient donc à y réfléchir et à proposer des solutions à la CEDEAO, de manière forte et audible. Or, pour l'instant, on patauge un peu, à vrai dire.
Je constate également que la loi est dure pour certains et souple pour d'autres. Elle se déconsidère... On arrête Alafé, mais on laisse de côté les serviteurs de l'Etat qui ont été les auteurs de la falsification, si falsification il y a.
Je propose quelque chose pour la CEDEAO, où les migrations sont importantes. Un statut particulier pour les migrants régionaux accepté par tout le monde et où les droits et les devoirs figurent clairement. Comme ça, la cousine de Esther G. pourra ouvrir sa boutique à Dakar.

Écrit par : Théo | 12/11/2008

La loi à lecture et à interprétation variable existe depuis belle lurette et a même trouvé des ardents défenseurs sur ce blog depuis un certain temps!

Vous avez été les défenseurs de l'accord de Ouaga qui consacre le crime sur les valeurs de la république, et pourtant vous avez déchiré marcourssis en évoquant la même thèse tantot rejetée!

Vous avez excusé les déchets toxiques, en prétextant l'injustifiable...
Vous avez dédouané les voleurs du ccafé-cacao sous prétexte que ils financaient l'état en temps de crise !

Tant que les inititiatives viennent de la cours du Roi péto, tout est excusable sinon, la vindicte populaire s'impose dans le cas contraire!

Maintenant nous y sommes, alafé en fait les frais, tant pis pour lui, pour le reste, DURA LEX, SED LEX.

Écrit par : Eppix | 12/11/2008

J'ai pris le temps de lire un bon nombre de réactions à ton article. On peut retenir un avis généralement partagé : s'il y a fraude, on ne peut pas s'amuser à le défendre.
Tu ne souscris pas à ce sentiment, Théo, tout simplement parce qu tu estimes qu'il y a deux poids deux mesures dans les sanctions touchant la fraude à la citoyenneté ivoirienne. Tu n'as tort. Il y a esffectivement deux poids deux mesures. Mais dans quel pays la justice ne pratique n'existe-t-elle pas cette iniquité ? Et concernant la Côte d'Ivoire, oui, elle avale bien des couleuvres dans l'espoir de retrouver la paix. C'est écoeurant, je le vois. Mais la faute à qui ?
La dernière partie de ton article est fort intéressante. Tu y touches la clef du problème qui pour moi fait partie des signes extérieurs du sous-développement. Tant que les problèmes liés à la nationalité et aux adresses précises permettant de fixer les habitants d'un village, d'une ville, d'un pays ne seront pas pris au sérieux et résolus, des individus pêcheront en eau trouble et s'attireront des jugements discutables. Mais ce seront des jugements propres à la vie en eau trouble.

Écrit par : St-Ralph | 12/11/2008

@ Eppix,

je pense simplement qu'il est légitime de poursuivre un certain idéal pour la sous-région. Maintenant si tu dois considérer que ce sont là des "blabla", c'est ton droit. Tout ce que je te demande, par contre, c'est de faire preuve d'un peu plus de modestie. Et de politesse surtout. Rien ne nous empêche de nous parler de façon respectueuse, honnêtement. Je pense que ce serait honorer la qualité des échanges sur ce blog. En plus ça te permettrait de ne pas supposer que tu "comprends" tout des idées de ton interlocuteur (parce qu'en fait, si tu relis mes interventions, j'ai dit que si Alafé avait triché, eh bien que la justice fasse son travail). Merci.

Écrit par : Enrico | 13/11/2008

J'ai oublié de dire que concernant l'attitude des adversaires de M. Alafé qui ont fait ressortir son passé trouble au moment de la course à un poste éminent, je ne vois absolument pas en quoi cela est déplacé. Ce sont les coups ordinaires des luttes politiques ou des luttes pour l'accession à des postes réservés aux seuls citoyens d'un pays.
Si M. Alafé est Ivoirien (avec ou sans la double nationalité) et qu'il est injustement accusé, c'est son droit d'attaquer ceux qui ont essayé de le salir.

Écrit par : St-Ralph | 13/11/2008

d'accord avec toi frere Theo...

Écrit par : Gbanse | 13/11/2008

personnellement je serais pour une approche au cas par cas de ce genre de delits eu égard à la spécificté de la cote d'ivoire.
cela aura l'avantage de rendre plus acceptable les décisions à géométrie variable (quelques exemples ont été présenté par theophile) qui caractérisent le pays depuis une décennie au nom de la paix: le chef rebelle est protégé aux frais de l'état pendant que les milo qui manifestent pour leurs sous sont emprisonnés! les avocats qui manifestent pour leur droits alors que des roitelets (comzon) excercent une justice expéditive! certains payent des taxes alors que d'autres en sontr exempts etc...

le vrai problème, qui a été instrumentalisé par la bande à soro l'incapable, c'est que fait on des migrants de deuxième et troisième génération que niamien messou a appelé ivoiriens par habitude?

Objectivement, je ne vois pas comment ce problème, sensé être la raison de cette rebellion (soyons naifs) a été pris en compte dans cette mascarade appelée identification, menée par un primus arriviste et une cei incapable de faire un chronogramme en tenant compte des impondérables!

Théo pendant quelques minutes je me croyais entrain de lire un excellent papier de sylvie kouamé! merci!

salut eppix et bienrevenu

Écrit par : MARIANNE | 13/11/2008

Salut Théo et merci pour ton analyse et tes légitimes reflexions. Je te lis et te suis depuis FratMat,Le Temps,Le Courrier et maintenant sur ton blog et je dois dire que tu as le don d'exprimer...(pardon si je suis présomptueux!)...mes intimes opinions! Et cela avec le talent extraordinaire de plume dont Dieu t'a pourvu! Dans mon entourage,je ne taris jamais d'éloges à ton sujet allant meme jusqu'à déclarer qu'un article de toi dans un journal valait bien à lui seul les 200fcfa,coût local moyen de la presse en RCI. Cela dit,je ne partage pas ton malaise meme si je le comprends. Je suis moi-meme juriste et je suis bien placé pour savoir qu'il y a toujours une part d'anormalité dans le fonctionnement d'un État s'agissant de la repression des infractions et la vocation de tout État est justement de faire disparaitre sinon de reduire au maximum cette part d'anormalité. Nous brulons au quotidien des feux rouges en nous disant qu'on pourra toujours retorquer à nos censeurs si on est interpellé que les rebelles ont

Écrit par : Atlante | 13/11/2008

(SUITE)...que les rebelles ont fait pire sans se faird arreter! Devra-t-on crier à l'injustice ou éprouver du malaise? J'ai à dessein pris un exemple d'infraction légère pour montrer à quel point le"but"de certaines"victimes"est de nous donner mauvaise conscience tels ces condamnés déténus qui se plaignent d'avoir un seul repas livré par jour et qui trouvent des sensibles pour compatir. Pourtant déhors des citoyens respectueux des lois ne peuvent du fait de la crise s'offrir qu'un seul repas obtenu à la sueur de leur front. Aujourd'hui,tu observeras que le très professionnel Intelligent d'Abidjan crie à l'atteinte à la liberté de la presse! En fait,Assé Wakili qui (alors qu'il est reconnu tour à tour par deux pères porte le nom de sa mère) est loin d'etre un idiot sait bien sa veritable identité mais grisé par sa notoriété journalistique a voulu jouer au plus fin. Or tout le monde n'est pas ADO,heureusement pour la RCI! J'ajoute que sa candidature à la tête de l'UNJCI n'est qu'un épiphénomène car si on s'en..

Écrit par : Atlante | 13/11/2008

Pourquoi ce blog n'est plus mis a jour? les messages postes attendent depuis des mois.
http://kouamouo.afrikblog.com/

Merci

Écrit par : Africain | 14/11/2008

Africain, mon blog a été transféré sur Ivoire-Blog et l'autre n'est plus actif. Désolé.

Écrit par : Théo | 14/11/2008

@atlante

suis pas juriste donc j'ai pas la prétention de te porter la contradiction du sachant.

cependant, je constate que meme si le but de l'état est de réduire ces anomalies de justice, on constate que ici, au lieu que ceux qui échappent à la rigueur de la loi le soit par "random" c'est à dire par hasard, ici, ce sont les memes qui échappent toujours!!! il ya donc injustice délibérée (au nom de la "pax ivoria")!! en statistique on parlerait de biais de sélection.

Mon rêve pour la côte d'ivoire, c'est par exemple de voir des cytoyens ivoiriens se battent juridiquement pour défendre ce genre de situations (un prisonnier qui se plaint légitimement de n'avoir qu'un seul repas par jour, un journaliste qui affirme ne pas être responsable du faux fait par ses parents étant mineur, etc...) qui a priori seraient indéfendables: cette pluralité d'opinions exprimées pacifiquement est un signe de maturité d'une société. Cela ne préjugeant en rien le résultat final de la démarche je précise

Écrit par : marianne | 15/11/2008

Bjr Théo et à tous ceux qui me liront!
Je n'avais pas terminé mes commentaires de la dernière fois sur "l'affaire Alafé" car j'écrivais à partir d'un phone portable or si mes deux premiers commentaires ont été acceptés,il n'en a pas été de même pour le suivant puisqu'il m'a curieusement été demandé de reproduire un code de sécurité invisible à partir de mon portable! Mes occupations ne m'ont pas permis avant ce jour de venir continuer à faire valoir mon point de vue. Cela n'est peut-etre plus d'une brulante actualité et veuillez m'excuser si je parais ennuyeux mais je ne voudrais pas que pour la première fois où je m'exprime sur ce blog, mon analyse soit inachevée.

Écrit par : Atlante | 19/11/2008

Mais continue Atlante, la réflexion, ça pourrit pas !

Écrit par : Théo | 19/11/2008

Après lecture tu texte de théo que j'approuve, je ne regrette aucunement d'avoir évoqué l'irresponsabilité de notre état dans sa gestion légère et flou sur sa délivrance de documents administratives d'état civil. C'est un peu si je crois ne pas trop m'éloigner du sujet, à l'image de la responsabilité civile du cas de l'acheteur et du receleur dans une affaire délictuelle.Mr Alafé a certainement usé des failles de ce système à l'origine duquel l'administration a elle même contribué à sa mise en œuvre et qu'elle a pour le coup officieusement institutionnalisée.Sa responsabilité est autant engagée que celle de l'état.Ce que j'avais tenté de faire comprendre dans mon intervention précédente sur le texte rapporté par théo de David NG , sans toutefois nié l'intérêt de la décision de justice qui a été statuée.je réagis tardivement sur le sujet bien que Marianne,que je salue vite fait au passage, est déjà exprimée son ressentit sur ce papier, lequel je consens entièrement.

Écrit par : mohamed billy | 20/11/2008

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