topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

24/10/2008

"Adieu, Abidjan-sur-Seine" : un livre qui va faire parler

labertit.jpgJeudi dernier, j'ai participé à la dédicace du livre-témoignage de Guy Labertit, "Adieu Abidjan-sur-Seine : les coulisses du conflit ivoirien". Une cérémonie durant laquelle l'auteur s'est voulu sobre, parlant peu, estimant que le plus important est ce qu'il a écrit. Il me semble d'ores et déjà évident que les "paroles" de ce livre dont l'auteur a souvent un vrai "regard" de reporter agiteront le petit village franco-africain qui était au centre de l'actualité ivoirienne du 19 septembre 2002 à la signature de l'Accord politique de Ouagadougou. Plaidoyer pro domo pour son ami politique et ami tout court Laurent Gbagbo, le livre de Labertit revisite l'histoire récente de la Côte d'Ivoire et livre quelques révélations croustillantes.

Sur l'activisme de Blaise Compaoré


compaoré.jpg"Blaise Compaoré lui-même, qui entretenait d’excellents rapports avec Alassane Ouattara qu’il considérait comme un compatriote, s’était laissé aller à quelques confidences alors que celui-ci avait été nommé Coordonnateur de la politique économique de la Côte d’Ivoire en mai 1990 avant d’être promu Premier Ministre en novembre… Il m’a confié qu’à l’issue du coup d’Etat militaire de novembre 1982 où les jeunes capitaines Thomas Sankara, très démonstratif, et lui-même, plus discret, avaient hissé au pouvoir de façon éphémère le commandant Jean-Baptiste Ouédraogo, il avait sollicité Alassane Ouattara pour être ministre des finances de la Haute-Volta. Alassane Ouattara avait décliné l’offre, car il ne voulait pas, à l’époque, faire de politique. L’argument est tout à fait recevable. On sait en effet que l’un de ses amis les plus proches, du lycée de Ouagadougou jusqu’à l’université aux Etats-Unis, témoin de son premier mariage, était Arba Diallo dont on connaît l’engagement au sein du parti africain de l’indépendance d’obédience communiste.

Ce bref retour en arrière éclaire la phrase définitive que me lance le président Compaoré en ce 15 août 2000 : « Toi, tu sais que je suis un ami à Laurent, mais c’est Alassane Ouattara qu’il faut à la Côte d’Ivoire et à la sous-région ». Cette phrase a guidé tous les actes posés par le président Compaoré par rapport à la Côte d’Ivoire tout au long des six années qui ont suivi."


Sur Chirac et De Villepin, avocats des ex-colistiers Henriette Diabaté-Guillaume Soro


"Dans l’après-midi de ce vendredi 24 janvier 2003, le Président Chirac a été, en le recevant à l’Elysée, le premier hôte du président Gbagbo, arrivé la veille et qui ne sait pas, comme il me l’a confié, « à quelle sauce il va être mangé ».

Le journal Le Monde publie ce jour-là un article sous le titre « Accord de paix au détriment du Président Gbagbo ». Les auteurs n’hésitent pas àchirac villepin.jpg écrire que « l’accord de paix qui de facto conclut à l’illégitimité de l’actuel chef de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions […] doit être approuvé par de Paris ce week-end » après avoir noté que l’accord « implicitement, ôte au président Gbagbo la garantie de pouvoir achever son mandat en octobre 2005 ». Déjà!

A 16 h 30 ce vendredi, Jacques Chirac, sûr de lui et paternel, tutoiement de rigueur, dit au président ivoirien, dans la plus grande tradition de la « Françafrique » qu’il doit changer de Premier ministre et qu’il a sa petite idée.
Comme le président ivoirien lui demande quelle est sa petite idée, il répond tout de go Henriette Diabaté. C’est la seconde d’Alasane Ouattara, président du Rassemblement Des Républicains (RDR) qui fait cause commune avec Soro le rebelle pour écarter Laurent Gbagbo. Elle a la faveur des pronostics du Monde, journal décidément bien informé, dans la page 2 de sa livraison de l’après-midi.

« Jamais ma main de Président ne signera le décret de nomination d’Henriette Diabaté », lui rétorque Laurent Gbagbo qui estime que son Premier ministre en place Pascal Affi N’Guessan lui convient parfaitement. Il sait bien que ce dernier, en signant l’accord de Marcoussis, a lui-même accepté d’être remplacé. A l’Elysée, depuis novembre 2002 au moins, le président Chirac et son conseiller Michel Bonnecorce, qui me l’a confirmé au téléphone, ne veulent plus d’un Premier ministre issu du Front populaire ivoirien.

De guerre lasse, le chef de l’Etat ivoirien lâche les noms d’Amara Essy, ancien et prestigieux ministre des Affaires étrangères d’Houphouët-Boigny, que Laurent Gbagbo a placé avec succès, à la tête de l’organisation de l’Union Africaine en 2001 à l’issue d’une forte campagne diplomatique, et celui de Seydou Diarra, dernier premier ministre de l’éphémère président putchiste , le Général Guéï. Seydou Diarra, ancien ambassadeur, connu et apprécié à Bruxelles et Washington par les bailleurs de fonds, a également été à la tête de la caisse de stabilisation du Café et du Cacao, la fameuse Caistab, ancienne « caisse noire » du Président Houphouët-Boigny, démantelée depuis, sous la pression du FMI et de la Banque Mondiale.

« Vous ferez miennes les propositions du président Gbagbo, dit Jacques Chirac à Dominique Devillepin, lorsque vous allez vous retrouver à 19 heures au Quai d’Orsay avec les autres ». ce dernier n’en fait rien et propose, face au chef de l’Etat ivoirien éberlué par ce non-respect des consignes présidentielles, le nom d’Henriette Diabaté au poste de Premier ministre, à la grande satisfaction d’Alassane Ouattara. Face à l’expression de nouvelles résistances, Dominique Devillepin, péremptoire, affirme qu’à défaut d’Henriette Diabaté à la Primature, les ministres de la Défense et de l’Intérieur seront issus de la rébellion…

Le président ivoirien est plein d’une énorme colère contenue lorsqu’il regagne son hôtel vers 21 heures. Après un dîner pris dans le seul bruit des couteaux et des fourchettes, il me dit : « s’ils veulent m’imposer Henriette Diabaté, je rentre tout de suite au pays ! ».


Petite vacherie de Renaud Vignal sur Alassane et Dominique Ouattara, avant leur lune de miel



Evoquant le première rencontre à Paris un an plus tôt, le 21 novembre 2001, alors qu’il essaie de convaincre Alassane Ouattara de se rendre au forum de réconciliation nationale, Renaud Vignal écrit ces mots cruels :
« Couple nouveau riche, avec tous les signes du snobisme, apparemment heureux de vivre une vie facile entre l’avenue Victor-Hugo et la propriété du Mougins ».

Dans cette note qu’il m’a adressée le 26 novembre 2001, il précise avec malice :
« Commencée à 18h 15, notre conversation, en plein ramadan, n’empêche pas le maître de maison, avant la rupture du jeûne, de faire honneur aux canapés de foie gras et de boire deux wiskies bien tassés ».
Sans appel pour celui qui a enflammé ses partisans sur le thème : « On a écarté ma candidature parce que je suis musulman ! ».



Sur l'état d'esprit en France, en novembre 2004

"Les médias ivoiriens publics et privés ont été durement critiqués pour leur manque de retenue par les mêmes médias français, mais ces derniers n’ont le plus souvent pas fait preuve de beaucoup d’autonomie par rapport à la version officielle des faits peu à peu arrêtés à Paris, des premiers jours de novembre à la mi-décembre.

novembre 2004.jpgEn France, l’arrivée d’environ huit mille ressortissants de notre pays évacués d’Abidjan et de Côte d’Ivoire fait, chaque jour, depuis le 12 novembre la une de tous les journaux télévisés. Des récits terrifiants sur les exactions commises par
Les manifestants ivoiriens contre la communauté française et les blanc en général s’accumulent et sont servis brut, réduisant l’information au seul registre émotionnel. Quarante-quatre ans après l’indépendance de la Côte d’Ivoire, des parallèles se multiplies, y compris dans les milieux officiels, avec l"es rapatriés d’Algérie. La méthode est efficace. Dans le champ politique, à droite comme à gauche, à de rares exceptions près, la condamnation de régime ivoirien est unanime. D’éminents hommes d’Etat de gauche, pourtant rompus aux coups tordus inavoués, auxquels j’explique que pour les ivoiriens, la France de Jacques Chirac a voulu renversé le président ivoirien Laurent Gbagbo, me rétorquent que cela aurait été « légitime après ce qu’il a fait ». L’un d’eux ajoute : « Guy, tes positions sont dangereuses. Nous sommes français ». Je me mets à penser que le drame de Bouaké, qui a ressemblé toute la classe politique française dans une réprobation absolue, a rendu acceptable, en 2004, pour des républicains, l’idée d’un coup d’Etat fomenté par la France. Et la question « que s’est-il réellement passé à Bouaké le 6 novembre 2004 ? « se pose avec une insupportable acuité au regard des étrangetés ou des difficultés de l’enquête de Brigitte Raynaud, juge d’instruction au Tribunal aux Armées. Elle a jeté l’éponge au début de 2006. Au regard des errements des chars et blindés de la force Licorne aux portes de la résidence présidentielle ivoirienne, au regard enfin des silences de la France officielle qui a laissé filer des pilotes biélorusses qu’elle accuse pourtant d’avoir assassiné des soldats français en bombardant de façon délibérée le cantonnement de Bouaké.

La raison va peu à peu dominer l’approche émotionnelle de cet épisode douloureux pour tous les rapports franco-ivoiriens. Le Député socialiste François Loncle, membre de la commission des Affaires étrangères, constant dans sa critique de la politique de la France depuis la table ronde de Marcoussis, ne reste pas inerte devant la gravité de la polémique qui ne cesse de s’amplifier entre Paris et Abidjan. A son initiative et avec l’appui de l’ancien ministre de la défense Paul Quilès, le groupe parlementaire socialiste, rejoint par le groupe communiste, demande, 1er décembre 2004, la mise en place par l’Assemblée nationale française d’une commission d’enquête parlementaire sur la politique conduite par la France en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. Solidement argumentée, cette demande va être rejetée par la majorité de droite en janvier 2005 !

Bouaké, 6 novembre 2004, Abidjan, 6, 7, 8 et 9 novembre : un vaste champ d’investigations reste encore en friche pour les historiens… La déclassification de nombreux documents protégés par le « secret Défense », l’accès à l’ensemble des archives et de l’inépuisable temps qui seul vient à bout des morsures de l’Histoire sont sans doute indispensables à l’élucidation des faits."



Sur l'activisme de Christophe Boisbouviers, qui n'est pas nommément cité

"Cet animateur de « l’invité du matin » qui cède certains jours ce terrain d’autres confrères, a étendu le champ de son expressionRFI(1).png aux colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique. Sa boulimie professionnelle lui laisse cependant le temps de militer à la CFDT et au Parti socialiste. J’ai même découvert, avec intérêt, qu’il y avait interférence entre exercice professionnel et engagement politique. Un journaliste est bien sûr un citoyen et peut être membre d’un parti politique, mais le mélange des genres, si souvent reproché aux acteurs politiques, n’a pas rebuté la déontologie de notre homme.

Le 6 août 2003, au siège du PS, je découvre dans ma boîte à lettres de délégué national Afrique la copie d’une lettre de Patrick Bloche, premier secrétaire fédéral de Paris, à François Holland, premier secrétaire, datée du 18 juillet 2003.
Elle est ainsi libellée : « je me permets de t’adresser la note qu’ont rédigée deux militants socialistes du 11ème arrondissement sur ’’ le PS et l’Afrique’’ ». En marge, figure l’adresse des deux militants dont celle de notre journaliste qui n’habite pas le 11ème, ce qui est accepté par les statuts du PS. La note date du 12 mai, peu avant le congrès de Dijon. J’ai la faiblesse de croire que les auteurs de la note avaient quelque intention maligne à mon encontre puisque le renouvellement de mon mandat était en jeu avec ce congrès.
Intitulée « Le PS et l’Afrique : retrouver sa crédibilité et reprendre l’initiative », elle affirme : « Au lieu de dénoncer les escadrons de la mort et les médias de la haine, nous avons donné l’image désastreuse d’un parti qui s’ingéniait à défendre le camarade Laurent Gbagbo coûte que coûte (le Monde, 7 février 2003), alors même que la responsabilité politique de ce dernier dans l’apparition de ces pratiques criminelles ne pouvait être écartée ». Les deux militants poursuivent : « en Côte d’Ivoire, personne n’est légitime. Ni bien entendu le MPCI […], ni le président de la République Laurent Gbagbo […]. A son retour d’Abidjan, une mission du PS a affirmé […] que malgré les conditions ’’imparfaites’’ du scrutin d’octobre 2000, le président ivoirien était légitime. Ces propos, dont la presse s’est fait l’échos, sont inquiétants ». Plus loin, ils expliquent :
«L’Appartenance du FPI à l’internationale socialiste, et l’amitié de son président, Laurent Gbagbo (il n’est plus président du FPI depuis son élection à la tête de l’Etat, ndla), avec certains camarades du parti sensibles aux questions africaines, ne peuvent tout justifier ». Enfin, ils abordent les solutions : « Sur ce dossier, nous proposons que le parti fasse passer ses principes par-dessus certaines fidélités et certains réseaux d’amitiés ; que le parti tienne un langage de vérité et qu’il dénonce ce qui doit l’être ; que le parti mette fin à son tête-à-tête destructeur avec le FPI et son président ». Ils concluent : "Seule une telle démarche permettra au PS de sortir de sa paralysie actuelle sur les autres dossiers africains, à commencer par celui du Togo… ". J’informe mon camarade journaliste militant que les autorités togolaises n’ont jamais porté le PS français dans leur cœur au temps de feu le dictateur Gnassingbé Eyadéma.
Sans vouloir céder à la paranoïa, j’entends avec surprise mon camarade dans son émission quotidienne du matin, le 11 juin 2004, interroger l’invitée en ces termes : « les relations franco-ivoiriennes passent aussi par des réseaux d’amitié. On connaît les amis socialistes français de Laurent Gbagbo, mais est-ce que Guy Labertit n’est pas de plus en plus isolé au sein du PS ? ». Le même camarade, qui doit faire une fixation, écrit dans Jeune Afrique du 15 au 21 avril 2007 : "Gbagbo est un déçu de la gauche française. Depuis que le premier secrétaire socialiste François Hollande l'a jugé "infréquentable" et a limogé son ami Guy Labertit de l'appareil du PS, le président ivoirien ne parle plus qu'avec quelques mitterrandiens". L'hebdomadaire a accepté de "préciser", deux semaines plus tard, que je n'avais pas été limogé, mais que j'avais remis mon mandat de délégué national au 1er octobre 2006 en raison de mes nouvelles activités professionelles de consultant. Ah ! Camarade journaliste, déontologie quand tu nous tiens !"




Commentaires

Ceux qui pense que la campagne électorale se fera sur des thèmes économiques (du genre je vais quémander dix mille milliards pour la cote d'ivoire) ou d'héritage (ils ont sali notre trône, ill faut qu'on le reprenne) se trompent lourdement!!!

pendant qu'on masacrait les ivoiriens tu faisait quoi à part prier jour et nuit pour que ces mains téléguidées depuis le quai d'orsay attrape la diable et le jette hors du pouvoir?

tantie rebelle et bedonnant-flatulent ont surement beaucoup de chose à nous apprendre...

déjà ce qui prouve que la censure n'a pas que de mauvais coté: on nous épargne les inepties de bédié avec sa voix nasillarde monotone ennuyeuse

j'avoue j'ai fait hors sujet mais ça m'a fait beaucoup de bien, c'est aussi le rôle d'un blog

Écrit par : marianne | 25/10/2008

Ceux qui pense que la campagne électorale se fera sur des thèmes économiques (du genre je vais quémander dix mille milliards pour la cote d'ivoire) ou d'héritage (ils ont sali notre trône, ill faut qu'on le reprenne) se trompent lourdement!!!

pendant qu'on masacrait les ivoiriens tu faisait quoi à part prier jour et nuit pour que ces mains téléguidées depuis le quai d'orsay attrape la diable et le jette hors du pouvoir?

tantie rebelle et bedonnant-flatulent ont surement beaucoup de chose à nous apprendre...

déjà ce qui prouve que la censure n'a pas que de mauvais coté: on nous épargne les inepties de bédié avec sa voix nasillarde monotone ennuyeuse

j'avoue j'ai fait hors sujet mais ça m'a fait beaucoup de bien, c'est aussi le rôle d'un blog

Écrit par : marianne | 25/10/2008

Théo,
Je n'ai lu que les sous titres mis dis moi rien sur le Président Gbagbo?

Écrit par : Etum | 25/10/2008

@ Etum,

Tous les essais sont à thèse. Celui ci est un plaidoyer pro domo pour Gbagbo. D'autres livres, assez nombreux, sont des réquisitoires. Il faut les lire tous pour se faire un avis. Mais un essai n'est pas une dissertation (thèse, antithèse, synthèse).

Écrit par : Théo | 25/10/2008

Théo,
Merci c'est la précision que je voulais avoir.

Écrit par : Etum | 25/10/2008

Le mensonge prend l'assensseur pour arriver au sommet de la tour , tandis que la vérité l'y rejoint par les escaliers ! En Côte d'Ivoire , les Eburnéen dignes et convaincus de la chose nationale et pétris de patriotisme savent qui est celui qui gouvernera notre pays pour les prochaines 5 années .Blaise Compaoré peut continuer en s'ennuier dans ses rêves , il ferait mieux de se rendre à l'évidence que l'oeuf ne peut aller contre le rocher , et qu'il sache que la main qui demande doit rester en bas.
Gbagbo , est un homme et il mettra à nu tous ces petits plans de la france-à-fric .
Merci Théo.

Écrit par : Bah-Monké | 25/10/2008

Quand on insulte Bédié, ce n'est pas censuré !!! De toute manière, ce n'est pas un problème dans mon entendement.
Lorsqu'il y'a censure, c'est qu'il y'a "une" vérité qui dérange.
La vague Gbagbo se brisera sur la plage avec tout ce qu'il y'a de sale en son sein.
Ce livre ne va "rien" faire parler !!! C'est lorsqu'on ne connait pas ce Guy Labertit qu'on pourrait s'amuser à croire le contraire.
Tout ce qu'il y raconte est arrosée de sa sauce partisane et surtout INTÉRESSÉE ( je me rappelle l'escapade nocturne de Jack Lang et son ami, les "bringueurs" de la Rue princesse).

Il n'y a rien de Nouveau dans ce livre. Compaoré n'est pas ami de Gbagbo, ADO est de connivence avec les rebelles, La France a été (est) soutien logistique et diplomatique de la Rebellion via ADO.
Bon je ne vois pas ce que j'ai appris de nouveau . Bof !!!

Écrit par : Krathos | 25/10/2008

Je pense me prendre un certains nombre de libre la semaine prochaine pour enrichir ma bibliothèque politique et littéraire.

Je pense que ce livre sera un premier choix parmi tant d'autres.

@Bah-Monké
"le mensonge prend l'ascenseur....la vérité l'escalier.."
Excellente parabole..Je pense qu'on a entendu suffisament de personne, lit suffisament de livre et de commentaires, mais au final la verite finira toujours par nous apporter les elements necessaire pour comprendre notre crise.

Je discute souvent avec des amis et souvent j'ai l'impression que les armes me manquent. Arriver a faire comprendre quelque chose a quelqu'un qui n'a fait pas la même démarche intellectuelle que moi est assez épuisant mais je ne me repose jamais a chaque fois que j'ai l;occasion je me bats.

Et ce livre est une autre arme qui m'aidera a coup sur pour continuer le combat dans la vérité qu'en déplaise a certains.

Être membre d'un parti? ok pas de problème je le concède a tout le monde. Mais quand on sait que le leader de ce parti se baigne dans une piscine de champagne pour fêter son premier milliard, qu'il saute les clôtures pour fuir quand ça chauffe un peu dans sa cuisine, qu'il appelle les gens a aller dans la rue alors qu'il est a des milliers de lieux de la...je trouve que c'est de l'inconscience,

Certes l'inconscience n'est pas punissable mais qu'on vienne donner des leçons aux autres ça dépasse l'entendement.

Tout n'a pas été dit sur la crise ivoirienne, comme le Rwanda, on va apprendre par le vécu de beaucoup de personnes, européennes et africaines ce qui s'est vraiment passé.

Je pense que le fait que chacun veuille partager son vécu dans cette crise est une bonne chose.

@Krathos

Je suis persuadé que tu n'a pas qu'un seul livre sur la crise ivoirienne dans ta bibliothèque, tu dois avoir même celui de Théo.... ou bien ?? :-)))

Merci @Marianne, tu t'es fâché pour moi aussi.

Au fait Theo des nouvelles?? je sais je suis un peu impatient :-)))

Écrit par : bmetu | 25/10/2008

Theo,
Personnellement, moi je ne crois pas que ce livre de Guy fasse évoluer le débat politique. Comme l'a dit krathos, qu'est ce qu'il y'a de nouveau.
A la vieille des échéances electorales, j'ai l'impression que le RE-FON-DA-TEUR Houphouetiste pardon le subit disciple de FHB veut nous entrainer en dehors du vrai debat. Et le moyens sont mis en place pour celà. Mais les Ivoiriens, la vraie majorité des ivoiriens veut recentrer le débat sur la question des bilans de la gestion de l' ETAT. C'est ça le vrai debat.
Mais pour enrichir le blog, on peut faire un flashback sur les causes de cette guerre et en tirer ensembles quelques enseignements. Voici le resumé de mon point de vue sur cette guerre . On poura en debattre si vous voulez.....
Quand , à un Forum sensé reconcilié les ivoiriens, le chef de l'Etat affirme: "Nous avons redigé cette constitution pour empêcher ADO d'être candidat" et plus loin il affirme " Tant que je serai au pouvoir je ne changerai pas un iota a cette constitution". Comment vous appelez cette sortie?
Est ce une raison pour attaquer son pays par des armes? je reponds non.
Est ce une raison de soutenir des adversaire armés face à ce Président ? Je reponds non
Est ce une grave entrave à la democratie et à l'expression libre du suffrage universel? Je reponds OUI
A quoi peut aboutir pareille privation de droit ?
Nous sommes tous coupables.... Donc un peu de retenue les Gars...

Écrit par : Le Boulanger | 26/10/2008

@ boulanger,

Le problème qui s'est posé en Côte d'Ivoire, c'est ce concept "d'ivoirité" , qui a été mal expliqué et biaisé expressément en vue d'écarter ADO de la présidentielle.On voit bien qu'aujourd'hui sa candidature ne gêne plus personne.Mais le drame pour moi survient du fait qu'on s'en ait pris à ces milliers d'ivoiriens qu'on a traité d'étrangers à cause de leur double appartenance.la notion de citoyenneté était complètement ignorée de beaucoup et tous ces gens ont été pris en otages dans ce piège pourtant destinée à ADO.Ces mêmes ivoiriens qui n'acceptaient pas(ou difficilement)que l'on puisse détenir deux passeports sont les mêmes une fois à l'étranger, se battent corps et âmes pour obtenir la citoyenneté de leur pays d'accueil.Autrement dit pour l'exemple palpant, on n'acceptait avec une boule au ventre qu'on soit ivoiro-malien, ivoiro-guinéen, ou ivoiro-burkinabé mais on se frottait les mains d'être franco-ivoirien, ivoiro-américain ou encore ivoiro-canadien et etc..On n'avait pas fait évoluer le droit en la matière et on a attendu que le pire nous tombe dessus comme toujours.On avait oublier que la naturalisation existait et que ça donnait le droit de vote.Maintenant que cela est résolue, je suis fort heureux.Main dans la main, on avancera.le reste à son importance mais si on nie toujours l'origine du mal, ne nous étonnons pas d'être surpris!

Écrit par : mohamed billy | 26/10/2008

Je serai honoré d'avoir "le livre" du grand Frère Théo entre mes mains. Lorsque je le rencontrerai mon premier reflexe sera de lui demandé symboliquement pardon pour tous les manquements et exces du debat.
J'aime bien "mon" grand Frère Théo , raison pour laquelle je me permets d'etre "dur" avec lui dans le debat.

Sinon, concernant cet "assemblage de papier" de Guy Labertit , il ne peut rien m'apporter de nouveau ou d'enrichissant parce que trop partisan et trop intéressé. Voila.

Écrit par : Krathos | 26/10/2008

"...parce que trop partisan et trop intéressé", a dit Krathos.

Voilà qui est clair. Tous ceux qui ont encore le courage de débattre avec Krathos ont tort... Krathos est "trop partisan et trop intéressé".

Souvenez-vous du débat sur Choco Miss Noël et du virage à 180° de Krathos. Lorsque vous saurez que Choco Miss Noël est parrainé par une certaine BOMO Henriette BEDIE, vous comprendrez la volte-face de mon "ami" aux injures diarrhéiques.

Moi, je trouve de l'intérêt à lire ce livre de Guy Labertit. Ce livre ressemble à la rubrique "les à-côté-du match" de l'émission "télé sport".

Très plaisant.

Écrit par : Youzan | 26/10/2008

@ mohamed

je rebondi sur tes réflexions

je suis du sud (je précise géographiquement). Durant mon enfance, mon meilleur ami était du nord, généralement en vacances il allait au mali voir ses parents. Et jamais, cela ne m'a posé de problème d'ailleurs à son retour on discutait de sa vie là bas comme le font tout ami.
ja'i un autre ami, récent celui là, qui est de l'est, qui va en vacance au ghana voir ses grands parents, sans que cela ne pose problème.

il a fallu que le sieur bédié, pour conserver ce qui apparait pour lui comme un trône hérité sorte le concept d'ivoirité dont on nie aujourd'hui l'objectif géniteur pour que chacun (pas moi en tout cas) se pose des questions sur ces bi appartenances qu'on a pas choisi et qui apparaissaient brutalement comme un crime

Cela n'absout aucunement ado, car comme bédié, il a également surfé sur cette réalité pour aller à la conquête du pouvoir! c'est ce que gbagbo appelle la guerre des héritiers.

Car aussi curieux que cela puisse paraitre, à ma connaissance son parti le rdr, avant la guerre, n'a jamais déposé un texte de loi ou même suscité un débat parlementaire sur la question, c'est aussi vrai qu'on préfère le raccourci des rébellions et coups d'état!!

De toi à moi, le terme d'allogène utilisé pour désigner les peuples établis dans d'autres regions de cote d'ivoire, qu'on nous a même enseigné au primaire, n'est ce pas déjà de l'exclusion et du tribalisme? cela t'a t il choqué durant toutes ces années?

au fait kratos à la fébrilité du pdci actuel de bédié...

Écrit par : marianne | 26/10/2008

Youzan, j'ai l'impression que tu perds tes repères en langue française. Comment tu peux transformer "vis-à-vis" comme ça mes propos ???
je crois que je vais commencer à apprendre le langage des signes pour mieux cmmuniquer avec Youzan mieux.

Guy Labertit n'a rien à dire, ce gars est juste en quete d'argent.

Marianne, toi je t'ai déjà dit ce que je pensais de tes écrits. "fébrilité" , ce n'est pas dans la bouche. Ceux qui aboient chauqe jour à la télé, on les voit alors ne nous fatigue pas !

Écrit par : krathos | 27/10/2008

@ Marianne,

Tout à fait , avec du recul on s'aperçoit que certaines dénominations avaient des connotations qui visaient à écarter d'autres peuples de l'ensemble que nous formions.Mais j'ai pas prêté attention à cette époque avec l'insouciance des affaires politiques et mon jeune âge d'alors.En revanche, ta question a été la bienvenue parce que je revois exactement les cours d'histoire et la carte du pays avec ses régions peuplées "d'allogènes".

A propos du RDR? ils auraient dû proposer des lois sur la situation de ces "nouveaux ivoiriens" qui a causés problèmes et dont bon nombre pour parler vraie et juste remplissaient leur rang et non pas défendre le seul cas d'ADO comme on a pu le constater malheureusement.Idem pour les autres partis.
Et comme tu sais, et comme on l'a tous deux défendu dans ce débat, l'opposition a encore failli à son apport législative à l'assemblée et ailleurs.On aurait dû anticiper cela et on avait les moyens d'autant qu'on savait que beaucoup de couples mixtes existaient dans le pays et qu'un jour il fallait bien tenir compte de la nouvelle composition de ce pays.Hélas, non! le traditionalisme a prévalu sur l'esprit moderne de ce qu'est un ensemble.Aujourd'hui on comprend mieux que l'identité n'est statique et qu'elle transforme avec les apports extérieures, même si il y a un noyau à conserver.Houphouet l'avais compris lui , ce visionnaire!

Écrit par : mohamed billy | 27/10/2008

@ Théo,

Prière me communiquer le Mail du journaliste-ecrivain ivoirien en France, Bernard Doza, si possible.
Merci d'avance Théo pour ta sollicitude.

Écrit par : Carbey | 27/10/2008

@ Théo,

Prière me communiquer le Mail du journaliste-ecrivain ivoirien en France, Bernard Doza, si possible.
Merci d'avance Théo pour ta sollicitude.

Écrit par : Carbey | 27/10/2008

Les commentaires sont fermés.