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22/09/2008

Kgalema Motlanthe, nouveau président de l'Afrique du Sud

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Le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a choisi, lundi 22 septembre, son vice-président Kgalema Motlanthe, pour assurer la fonction de président de la République, en remplacement de Thabo Mbeki, démissionnaire. M. Motlanthe "sera le nouveau président, pas un président par intérim, il sera le président de la République [avec les pleins pouvoirs] jusqu'aux élections" générales au deuxième trimestre 2009, a déclaré le porte-parole du groupe parlementaire du parti, K. K. Khumalo, à l'issue d'une réunion du groupe au Cap. Un président par intérim n'aurait pu expédier que les affaires courantes du pays, alors que les pleins pouvoirs lui permettent de constituer un vrai gouvernement de transition.
Kgalema Motlanthe doit encore être formellement élu par les députés, mais sa désignation ne fait aucun doute puisque l'ANC détient plus des deux-tiers des sièges à la Chambre des députés.
Le nom de la présidente de cette assemblée, Bakela Mbete, une fidèle du chef de l'ANC, Jacob Zuma, circulait depuis samedi. La vice-présidente du pays, Phumzile Mlambo-Ngcuka, à qui la loi accorde la préséance, avait refusé ce poste, affirmant qu'elle partirait avec le chef de l'Etat.

La fiche de Motlanthe dans le Who's Who sud-africain ici, sa page Wikipedia ici.

15:05 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Ainsi donc le président M'béki, chef de file d'une Afrique digne en construction a quitté, dans des conditions non totalement élucidées, la présidence de la RSA. Force est de reconnaître que sous sa houlette, notre Afrique longtemps humiliée par les forces impérialistes avec l'incroyable complicité de certains de ses fils commençait à glaner des lauriers. Nous devons donc l'imiter dans ce combat de longue haleine qui ne fait que commencer.
Le guide lybien Muhammar Kadhafi et le président Laurent Gbagbo doivent, désormais, être en première ligne de ce combat car n'oublions jamais qu'à l'opposé de notre camarade M'béki qui n'a perdu que la magistrature suprême de son pays, nombres de ses précurseurs dans ce digne combat ne sont plus, ce sont : Patrice Eméry Lumumba, Thomas Sankara, Ruben Um Nyobé et d'autres célèbres et anonymes patriotes africains.
Merci! le président M'béki de nous avoir donné notre dignité...Alea jacta est!

Écrit par : oscar48 | 22/09/2008

c'est dans ces moments là que je regrette que tu n'ais plus un journal écrit théo!
Parceque cette démission cache à mon sens beaucoup de non dits matière à analyse...

D'abord à quoi avoir une vice présidence si ce n'est pas pour suppleer à l'absence du président?

a t il démissionné pour abus de pouvoir judiciaire? pour mauvaise governance économique? ou bien est ce la forme la plus élaborée des coups d'état made in africa?

Écrit par : marianne | 22/09/2008

Marianne,

Je ne sais pas si tu as vu, mais la vice-présidente a refusé le poste de président; après tout, personne ne peut l'obliger à l'accepter.

Et je ne vois pas de coup d'Etat dans cette démission.
Je suis profondément déçu du départ de Mbeki, mais les fondamentaux démocratiques ont été respecté. Il a subi une motion de défiance de son parti, de ses députés.
N'oublions pas que la démocratie, c'est simplement la loi du plus grand nombre.

Mbeki a oublié (peut-être trop) que se maintenir en politique requiert de jouer des coudes (le genre de choses que Gbagbo, le vieux roublard, aurait pu bien lui apprendre); bref, de casser les oeufs de temps en temps quoi.

Écrit par : Nino | 23/09/2008

Les commentaires sont fermés.