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31/07/2008

Discours de Dakar : le scribe de Sarko se défend...

Dans Le Monde et sur Rue 89.

Afrique subsaharienne : dans quels secteurs investir ?

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Un petit jeu que je vous propose : si vous aviez à conseiller à un groupe d'investisseurs un secteur économique dans lequel investir dans les prochaines années en Afrique subsaharienne, vers quel "niche" l'orienteriez-vous ?
Personnellement, j'opterai pour "l'ingénierie agricole" : il s'agirait de donner du crédit et d'encadrer des paysans au point de vue technique afin d'améliorer de manière radicale leur productivité dans les cultures vivrières faciles à conserver comme le riz et les ignames. Je pense en effet que l'agriculture devrait pouvoir rapporter beaucoup en Afrique : le problème est que la faible capacité de production des paysans et leur manque de formation aux "bonnes pratiques" les condamne à la survie. Un "business model" qui garantirait un revenu mensuel d'environ 400 dollars à un jeune de 25 ans sachant lire et écrire et maîtrisant les concepts de base changerait beaucoup de choses dans notre contexte. Tous les spécialistes disent que ce modèle est viable, dès lors qu'un encadrement financier et technique de base existe. L'Etat étant incompétent en général dès lors qu'il s'agit de créer de la valeur ajoutée, il faudrait qu'une alliance de banques et de spécialistes du monde agricole se crée pour changer beaucoup de choses.
Qu'en pensez-vous ? Et quel est, selon vous, la meilleure niche aujourd'hui chez nous pour des investisseurs de taille moyenne ?

27/07/2008

Un site utile

Si vous rêviez comme moi d'un site qui centralise la quasi-totalité des textes juridiques régissant la vie en Côte d'Ivoire et dans l'espace Ohada, et qui va jusqu'à compiler près de cinquante années de "Journal Officiel" en Côte d'Ivoire, vous allez être comblés. Le portail juridique JFA Conseil nous offre tout cela gratuitement ! Faites-y un petit tour...

26/07/2008

Et la journée continue ?

Face aux conséquences de la hausse du prix du carburant, quelques amis et moi-même nous nous demandons pourquoi la Côte d'Ivoire ne passerait pas à la journée de travail continue, comme c'est déjà le cas dans le secteur bancaire. Cela permettrait, à notre sens, de faire un certain nombre d'économies. Qu'en pensez-vous ?

Les moutons se promènent ensemble...

... mais ils n'ont pas le même prix. Méditons cette vérité zouglou au moment où Laurent Gbagbo révèle que la loi-convention liant son pays aux compagnies pétrolières ne laisse à l'Etat ivoirien que 12% de la manne de l'or noir (50 000 barils/jour).
En effet, en Arabie saoudite, les choses sont sensiblement différentes. L'Etat contrôle, à travers une société progressivement nationalisée, 95% de la production du pays (9 millions barils/jour).

"Le forage débuta en avril 1935 dans la région de Dammam Dome, le long de la côte du golfe Persique, mais le premier puits ne commença à rendre qu'en mars 1938. Le premier baril embarqua en mai 1939 à Ras Tanura qui devint par la suite un des plus grands terminaux exportateurs de pétrole. En 1991 plus de 60 milliards de barils avaient été produits depuis 1938 rien que par l'Aramco, mais les réserves connues sont de 257,5 milliard de barils et susceptibles d'augmenter davantage à mesure que les gisements du Sud du Nadj seront circonscrits. Les réserves de gaz naturel non-associé dépassaient en 1991 les 6,4 milliards de mètres cubes. Les programmes d'expansion en cours prévoyaient une augmentation de la production à 10 millions de barils par jour.

En 1973, l'Arabie saoudite s'arrogea 25% des droits et des propriétés de l'Aramco. Cette réappropriation du patrimoine national conduisit le gouvernement à la prise de contrôle de l'Aramco dont elle acquit 60% en 1974, puis 100% en 1980. Officiellement renommée Saudi Arabian Oil Company ou Saoudi Aramco en 1988, l'Aramco continue de faire trembler l'industrie et de bouleverser les salles de change du monde entier en usant de son acronyme vieux de 50 ans. L'Aramco remplit aujourd'hui les fonctions d'opérateur pour la production du pays, et joue le rôle d'intermédiaire dans un certain nombre de projets de BTP ou d'ingénierie. La compagnie officiait d'ailleurs à ce titre dès 1949 en supervisant la construction de la ligne ferroviaire Dammam-Riyadh dont le gouvernement était maître d'œuvre, ou plus récemment en contrôlant le déroulement du Master Gas Plan. La puissance de l'Aramco s'est aussi manifestée par la conduite d'opérations en aval de l'extraction, par exemple l'établissement en 1988 d'une coentreprise avec Texaco destinée à raffiner, distribuer et commercialiser des produits dérivés du pétrole dans l'Est et la région du Golfe des États-Unis.

Bien que l'Aramco contrôle 95% de la production d'Arabie saoudite, deux autres compagnies opèrent dans la moitié saoudite de la Zone Divisée, l'ancienne zone neutre entre le Koweït et l'Arabie saoudite. La Getty Oil Company, à capitaux américains, détient la concession pour la zone terrestre alors que l'Arabian Oil Company (AOC), de nationalité japonaise, exploite la concession offshore. Cette bande de territoire, sujet d'un litige entre les deux pays, fut mise en commun par l'Arabie saoudite et le Koweït en 1965, puis divisée en deux parties quasi-égales en 1970. Les deux pays convinrent également de partager équitablement les réserves pétrolières de la zone et de se diviser les revenus du pétrole. Les réserves connues pour toute la zone totalisaient en 1991 5 milliards de barils, et la production était en moyenne de 359 000 barils par jour entre 1985 et 1989, la part saoudite de cette production constituant entre 2 et 4 pourcents de la production totale de l'Arabie saoudite. Seul opérateur pour la province de l'Est, l'Aramco n'a jamais eu besoin de forer et d'exploiter que le nombre optimum de puits ; après un demi siècle, plusieurs de ces puits requierent une repressurisation artificielle par un système d'injection d'eau de source saumâtre non-potable est drainée et injectée dans les réservoirs à mesure que le brut en est extrait. Seuls 850 puits sont utilisés pour couvrir une production allant jusqu'à 9 millions de barils par jour, ce qui représente une moyenne de 10 588 barils par jour chacun."


(Source Wikipedia)

23/07/2008

Pas de Noirs dans les bars de Pékin : une fausse rumeur !

C'est ce que démontre Pierre Haski dans un article sur Rue 89, qui nous renseigne aussi sur les emballements médiatiques. Pour lire, cliquez ici.

21/07/2008

"La Chinafrique" : un livre que je conseille à tous

0034e278345860950705bcdf74d77d5e.jpgIl est rare, aujourd'hui, de lire un livre sur l'Afrique, écrit par des Européens, qui ne se contente pas de répéter ad nauseum des clichés éculés, mais qui fait le pari de l'investigation patiente et pertinente. "La Chinafrique : Pékin à la conquête du continent noir" fait partie de ces livres trop rares et très utiles. Je l'ai acheté, motivé par un des débats que nous avons eu sur ce blog à propos de la présence chinoise en Afrique. Et je l'ai dévoré.
Ce livre m'a appris des choses et a nourri ma réflexion. En effet, une des leçons de "La Chinafrique" est que la présence chinoise en Afrique résiste à toutes les idées toutes faites. Ceux qui ne considèrent les Chinois que comme des exportateurs de pacotille bon marché se raviseront : de plus en plus, les Chinois s'installent en Afrique, rachètent ou construirsent des usines, notamment au Nigeria, où l'industrie fait face à des obstacles décourageants pour de nombreux investisseurs. Ceux qui voient l'aventure chinoise comme une initiative étatique organisée ou comme la manifestation d'initiatives désordonnées de candidats à l'émigration se trompent aussi. Les "aventuriers" sont encouragés par l'Etat, qui les voit comme des "défricheurs", mais bien moins "coachés" que des expatriés occidentaux. Les Chinois ne sont ni des anges envoyés par le dieu de la coopération sud-sud et ils sont autant, sinon plus raciste que les Occidentaux vivant en Afrique - d'autant plus qu'ils sont souvent des authentiques paysans aux manières rustres et à la vision du monde limitée. ils ne sont pas non plus des démons. Ils sont souvent le reflet des limites des Africains - qui ont du mal à créer de la valeur ajoutée sur leur propre terre et vivent très mal le dynamisme et l'expansionnisme des citoyens de l'Empire du Milieu - mais aussi des Occidentaux - qui ont trop longtemps méprisé un continent noir qui apprend à se passer d'eux.

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15:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13)

16/07/2008

Où l'on reparle de Gildas Le Lidec

Le président Ravalomanana a congédié Gildas Le Lidec, ex-nouvel ambassadeur de France à Madagascar. Et pour cause : il était à Kinshasa lors de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila et à Abidjan lors des conspirations à répétition contre Laurent Gbagbo. On n'est jamais trop prudent...


fe1d954d65ef64e26e6ec2cd6fa1a448.jpgGildas Le Lidec, l'ambassadeur français à Antananarivo, a accusé le président malgache, Marc Ravalomanana, d'être à l'origine de son départ prématuré de la Grande Ile. Les cicatrices des relations franco-malgaches se rouvrent, estime la presse de la capitale.
"Je regrette profondément que le président de la République malgache ne m'ait pas accordé la moindre chance de pouvoir remplir l'exaltante mission dont je rêvais depuis longtemps et que m'avait confié, il y a quelques mois seulement, le président de la République française." Le discours officiel du 14 juillet 2008 de l'ambassadeur de France à Madagascar a fait l'effet d'une bombe médiatique dans la presse malgache et au-delà. En annonçant son départ prématuré, Gildas Le Lidec, arrivé à Antananarivo en février dernier, n'a laissé aucun doute sur ses motifs : il s'en va parce que telle est la volonté de Marc Ravalomanana.

De fait, après avoir reçu les lettres de créance de l'ambassadeur, le président malgache ne lui a prêté aucune attention. "Diverses sources diplomatiques font savoir que 'malgré de nombreuses tentatives de rapprochement entre les deux personnalités, le président malgache n'a jamais voulu parler en tête à tête avec le chef de la mission diplomatique française à Antananarivo'", rapporte le journal d'opposition Madagascar Tribune.

Les raisons de ce mépris seraient liées aux précédentes affectations de Gildas Le Lidec dans deux pays africains en pleine crise, à savoir la république démocratique du Congo et la Côte-d'Ivoire. "Un passé diplomatique peu apprécié" à Tana, souligne L'Express de Madagascar, qui ajoute que "la presse proche du pouvoir n'a pas manqué de se poser des questions sur les intentions françaises".

"Superstitieux, le numéro un malgache a développé une peur bleue du chef de la mission diplomatique française, juge Madagascar Tribune dans un éditorial. Ainsi, Gildas Le Lidec "paie aujourd'hui au prix fort son passé, sur lequel les autorités malgaches ont greffé une littérature aussi invraisemblable qu'irrationnelle". Et Madagascar Tribune constate "la victoire de Marc Ravalomanana dans son duel diplomatique très feutré avec le diplomate français", mais s'interroge par ailleurs sur "les éventuels impacts de ce désaveu de l'ambassadeur de France par les autorités malgaches alors que la France préside pour six mois l'Union européenne".

Dans un billet d'humeur, le journaliste de L'Express de Madagascar Sylvain Ranjalahy place cette "journée historique" sous le signe de la "rupture" dans les relations franco-malgaches. Rupture "avec les bienséances diplomatiques", car "l'usage veut que certaines informations ne soient pas destinées au grand public. Mais, si l'ambassadeur l'a fait dans son discours officiel du 14 Juillet, il faut comprendre que c'est aussi le sentiment de l'Etat français."

Côté malgache, "rupture avec un trop long complexe d'infériorité vis-à-vis de l'ancienne puissance coloniale". Ravalomanana "est le tout premier président malgache à avoir osé" faire prévaloir sa prérogative de chef d'Etat en refusant un ambassadeur. "On sait très bien qu'étant donné le tempérament du président malgache les raisons de son antipathie à l'égard du diplomate français pourraient bien être farfelues ; cela ne fait qu'amplifier l'audace de sa décision."

Pour ce même journaliste, "les relations franco-malgaches arrivent ainsi à un point extrême ponctuant six années de difficile cohabitation. En dépit d'un dehors favorable marqué par la double visite de l'ancien président Jacques Chirac, les séquelles de la tergiversation de la France à reconnaître Ravalomanana en 2002 demeurent gravées dans les mémoires. Elles restent tenaces au point d'engendrer une relation sur la corde raide qui avait déjà causé l'expulsion de deux journalistes français et d'un père jésuite."

Pour en savoir plus, cliquez ici.

09/07/2008

Kagamade

Au moment où Simone Ehivet Gbagbo et Paul-Antoine Bohoun Bouabré apprennent par voie de presse qu'ils sont convoqués à Paris par le juge français Ramaël, cette saillie du président rwandais, lue dans Jeune Afrique :

"Si les pays européens peuvent étendre leur pouvoir judiciaire à l'Afrique, les pays africains devraient avoir la possibilité d'en faire autant en Europe. Heureusement, nos juges prendront aussi du plaisir à inculper quelques Français".

07/07/2008

A Douala, un "businessman" de 25 ans, ami des Chinois

Marcellin Happi est Camerounais, il a 25 ans, prospère dans l'informel et avec l'appui des hommes d'affaires chinois, qu'il refuse de vouer aux gémonies comme c'est la mode dans les milieux d'affaires et parmi les commerçants aujourd'hui en Afrique contemporaine. Une parabole de notre temps.

a208185b23f83a8ae49dfec045dbf9ae.jpg"Lorsque j’abandonne les classes en 4ème année charpente au lycée technique de Nkongsamba en 2003, je suis décidé à venir me battre dans la capitale économique du Cameroun. Avec 6000 francs cfa en poche, je commence alors à acheter des sous-vêtements de femmes chez les chinois que je revends par la suite au niveau de la pharmacie des rails, pas loin du marché central de Douala. Trois mois après, je me lance cette fois dans la revente des chaussures (Ben Simon) et, en 8 mois, à ma grande surprise, je me retrouve en train de tourner avec un capital de 900 000 francs. C’est ainsi que pour continuer mon ascension et industrialiser mon bizness, j’ai pensé qu'il était intéressant de m’associer à des chinois.

Puis, là encore, en un an et demi, je me sentais déjà à l’étroit : l’expérience accumulée auprès des compatriotes de Bruce Lee constituait déjà pour moi un capital très important. C’est ainsi que j’ouvre ma première boutique au niveau du cinéma Rex à Akwa. Deux ans ont suffi pour que je me retrouve dans une boutique plus grande, plus achalandée, dans laquelle, on se trouve en ce moment pour l'interview. Je lui ai donné le nom de « HAPPI BOUTIQUE » et elle a un chiffre d’affaires de plus de 5 millions de francs cfa aujourd'hui."

Pour en lire plus, cliquez ici.

01:35 Publié dans Profils | Lien permanent | Commentaires (19)