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30/06/2008

Mbeki, Mugabe, l'Occident et nos impasses

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Un ami très cher m'a posé, il y a quelques jours, une question par Internet : "Pourquoi, à ton avis, Mbeki supporte-t-il Mugabe - ou laisse-t-il faire, ce qui équivaut à un soutien tacite ?" En effet, pourquoi Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud démocratique, moderne et arc-en-ciel, soutiendrait-il un tyran rempli d'amertume, qui transforme son impasse personnelle en impasse nationale, peut-on se demander.
Personnellement, j'ai beaucoup d'estime pour Thabo Mbeki, et je ne peux hurler avec les loups sans avoir réfléchi, sans avoir enquêté sur le net, histoire de me faire une opinion personnelle. Je me suis posé plusieurs questions.

Thabo Mbeki est-il hostile à Robert Mugabe ?

Non, bien évidemment. Les deux hommes sont le produit d'une même histoire, celle des "freedom fighters" d'Afrique australe en butte au colonialisme et à l'apartheid. Mugabe fait partie des leaders africains qui ont soutenu une ANC persécutée lorsque la majorité des chefs d'Etat (Sassou, Bongo, Houphouët notamment) nouaient des accords obscurs avec le pouvoir afrikaner, encouragés en cela par leurs parrains occidentaux. La solidarité d'armes ne s'oublie pas facilement. C'est, à mon avis, au nom de cette solidarité que Mbeki se refuse à considérer Mugabe comme le nouveau Saddam Hussein, voire le Hitler noir (les commentateurs occidentaux les plus excessifs n'hésitent pas à faire ce type de comparaison). L'attitude de respect de Mbeki envers Mugabe (partagée par de nombreux chefs d'Etat africains qui ne sont pas en première ligne comme le numéro un sud-africain l'est) peut être considérée comme condamnable. Mais elle ne change rien au problème zimbabwéen. Par ailleurs, un médiateur ne doit-il pas veiller à garder le contact avec toutes les parties, notamment celle qui possède la clé de résolution d'un certain nombre de problèmes ? Cette question nous amène à nous poser une autre question.

Que doit faire Thabo Mbeki ?


Les diplomates et les médias occidentaux attendent de l'Afrique du Sud qu'elle donne son feu vert et qu'elle participe à des sanctions diplomatiques et économiques contre Mugabe.Ils voudraient que l'Afrique du Sud impose un embargo pétrolier au Zimbabwe. Ils voudraient que l'Afrique du Sud donne son accord à une résolution onusienne qui appliquerait au Zimbabwe le fameux chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui donnerait à la communauté internationale le droit d'utiliser la force contre le Zimbabwe. Plus clairement, l'Occident attend de Mbeki qu'il l'aide à renverser Mugabe. L'Occident veut faire jouer à Mbeki le type de rôle que Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade et Omar Bongo ont joué lors de la crise ivoirienne : celui de supplétif de ses ambitions impériales.

Mbeki doit-il jouer le jeu de la Grande-Bretagne ?

C'est une question que les démocrates africains, y compris ceux qui réprouvent le comportement de Mugabe, ne peuvent éluder. Quand je regarde Mugabe, je vois trois choses : un héros des mouvements de libération nationale, un leader qui a posé (de manière plus ou moins efficace) le problème de l'apartheid foncier qui demeure au Zimbabwe comme en Afrique du Sud et un vieux dictateur africain qui veut faire son temps et celui de ses enfants. Je le note mal, mais je le note mieux qu'un Idriss Déby soutenu à bout de bras par l'Occident au nom de ses intérêts géopolitiques. Je me révolte quand Bernard Kouchner traite Mugabe d'escroc et d'assassin. Dirait-il de telles choses de Sassou ou de Biya ? Si l'Occident caresse nos dictateurs à sa solde dans le sens du poil et désapprouvent Mugabe, c'est pour une seule raison : il a mis en péril ses intérêts. Les Africains doivent-ils brûler le Zimbabwe parce que son président vieillissant déraisonne ? L'Afrique du Sud a-t-elle intérêt à couper le carburant à son voisin et à déstabiliser davantage toute la région ? Non. Au Zimbabwe, la seule voie possible, c'est la négociation. Il faut ménager une porte de sortie honorable à Mugabe. Il n'est pas possible de le renverser sans déstabiliser profondément la région. Pour préparer sereinement l'avenir, il faudrait également que la Grande-Bretagne accepte de négocier avec le leadership zimbabwéen au sujet des terres récupérées aux "fermiers blancs" et qu'un consensus acceptable pour tous soit trouvé.
Au fond, ce n'est pas Thabo Mbeki le meilleur allié de Mugabe. Le meilleur allié de Mugabe, c'est la morgue occidentale, son refus de la justice sociale la plus élémentaire, son désir de régler ses contradictions par la violence et l'impérialisme.
Le procès fait à Mbeki sur le Zimbabwe ressemble étrangement à celui que la France lui a fait après novembre 2004, parce qu'il refusait de livrer la tête de Gbagbo sur un plateau d'argent et qu'il tenait à faire un travail de médiateur et non de procureur. C'est pourtant grâce au travail patient de Mbeki que Compaoré et Gbagbo, les frères ennemis qui auraient pu détruire une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest dans une guerre au long cours, ont ébauché ensemble, avec la participation active de Guillaume Soro, l'accord politique de Ouagadougou qui a mis fin à la belligérance en Côte d'Ivoire.
L'affaire Mugabe montre à quel point il est difficile pour l'Afrique de penser sa modernité politique. L'hégémonie idéologique des discours occidentaux sur le continent oblige nombre d'entre nous à "réagir", à contester et finalement à cautionner des pratiques antidémocratiques. Nous sommes entre deux feux. Nous refusons les diktats occidentaux et les caprices des autocrates africains. Nous devons pouvoir faire évoluer nos modèles politiques sans pour autant servir de marche-pieds aux autres. Nous devons construire une troisième voie. Ni Sékou Touré ni Houphouët-Boigny. Difficile. Il nous faut, en tout cas, réussir à articuler un discours alternatif et à le faire entendre au monde entier. Comment ? Le débat est ouvert.

20:20 Publié dans Analyse | Lien permanent | Commentaires (36)

Notre conversation sur Obama résumée sur Rue 89

Pour lire, cliquez ici.

27/06/2008

Cameroun : autopsie d'une indépendance (suite)

Au sujet du documentaire diffusé lundi dernier par France 5, l'analyse de Serge-Alain Godong dans le quotidien camerounais Le Jour, ici.

26/06/2008

Zapping rapide

Ivoire-Blog, notre plateforme de blogs, se développe et on y trouve de plus en plus de belles choses qui racontent (et rencontrent) notre quotidien.

Je vous suggère de faire un tour sur le blog du festival "La Joie de lire", initié par Nadine Kouamouo, et qui se déroulera dès ce vendredi dans trois communes du district d'Abidjan.



J'ai un coup de coeur que j'aimerais partager avec vous pour un nouveau blog qui veut se spécialiser dans les domaines de l'art et surtout de l'architecture, Esquisse.

Et puis, je trouve que le blog de Yoro devient de plus en plus intéressant et développe une belle personnalité. Pas vous ?

25/06/2008

Once upon a time in Kmer

Enfin la "fameuse" vidéo...





11:52 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (5)

"Les Noirs ne lisent pas..." : réponse de la bergère au berger

Nous nous souvenons tous du buzz sur le net et même dans la presse autour d'un texte féroce intitulé "Les Noirs ne lisent pas et resteront toujours nos esclaves". Un texte très souvent relayé par des Noirs voulant faire comprendre à d'autres Noirs l'importance de la culture, loin des mirages de la société de consommation. La vidéo qui suit conteste le contenu de ce texte et l'attitude de ceux qui le diffusent...

11:35 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2)

24/06/2008

Vous pouvez télécharger "Cameroun : autopsie d'une indépendance...

... chez Kwaame, colonne de droite, en haut, rubrique vidéos.
On se lève tous pour Kwaame, le trouveur de solutions !

23/06/2008

Rions un peu...

... avec Ino, néo-citoyen d'Ivoire-Blog.

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22/06/2008

Barack Obama sous le regard d'un Africain : revue (provisoire)

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Nous avons été nombreux à écrire nos trois (ou quatre, ou cinq) petites lignes sur Barack Obama et ce qu'il nous inspire, en tant que bloggeurs afro-orientés. J'essaie, dans cette note, de compiler toutes les réactions à ce sujet. Si je n'y arrive pas, bien vouloir me signaler celles que j'ai oubliées.

Claudus.

"Plus qu’un nom, plus qu’un homme avec une histoire aussi invraisemblable que prodigieuse, B. Obama incarne pour moi, « la Démocratie vraie » dans un pays aussi complexe et traumatisé que les USA. Bravo Monsieur."

Kwaame.

“Barack Obama, cet homme que je ne connais sans doute pas assez, reste fascinant de par son parcours et les valeurs qu’ils ose défendre avec détermination. J’aime l’aura de sincérité et d’intégrité qui l’entoure, même si une grande partie de moi reste méfiante. C’est quand même un politicien et… arrive-t-on vraiment à ce niveau de politique en gardant les mains propres? J’en doute… mais j’espère que oui.”

Y-Voir-Plus.

"L'apparition d'Obama dans la vie publique U.S contribue à faire bouger les lignes mentales dans ce pays dominé par les WASP. Son parcours inspirera sans aucun doute toute une génération d'africains. Pour le reste je ne perds pas de vue qu'il est un grand fan de Nicolas Sarkozy et qu'un de de ses conseillers les plus influents se nomme Zbigniew Brzezinski."

Delugio.

"Bref, en presque trois mots (même pas trois phrases) : complexité signifiante pour l'Afrique."

Edgar Yapo.

"Barack Obama est la face la plus noble du rêve américain. Son élection à la tête des Etats-Unis d’Amérique serait la variante politique de l’exploit de Neil Armstrong : marcher sur la lune. Obama, étendard d’une Amérique appelée à être la terre originaire du progrès".

Nino.

"Ceux qui pensent que l'épiderme de Barack Obama va le détourner de ce pour quoi il est élu se trompent lourdement. Il n'a plus d'Africain que son feu père et sa grand-mère. Obama est Noir, pas Africain; la différence est de taille. Son élection changera certainement la donne pour des millions de Noirs américains, mais les Noirs africains eux, devront se débrouiller seuls sans l'attendre comme un messie qui portera le poids de leurs incapacités."

Kans Le Prési.

f989aa1b915123645895e0e897f63257.jpg"- Enfin un Noir qui ose; Powell avait décliné ouvertement. (Yes, we can!)
- Qu'enfin ça décomplexe le noir. (He dit it!)
- Et en plus il n'est pas obligé d'épouser ou d'avoir épousé pour s'affirmer.
En un mot, Barack Obama et mieux le couple me donne l'image du Noir qui reussit parce qu'il le mérite... parce qu'il le vaut bien."

Babiwatch.

"Barack Obama est le modèle de tout un peuple et de toute une génération,
Il est le signe que le ciel nous donne: il y a toujours une possibilité de faire tourner le cours de l'histoire de notre vie. Barack est la preuve que la foi est un excellent moteur".

Djignab.

"Avec Barack Obama, c’est la certitude que l’Afrique sera inscrite au calendrier mondial. Non pas comme objet de charité, mais en tant qu’entité dont les revendications, pour un monde plus juste, seront prises en compte."

Saint-Ralph.

"La percée politique de Barack Obama est une étape décisive dans l'histoire moderne des Noirs depuis la sortie du joug de l'esclavage. Elle est la marque officielle du début de l'ère de la fraternité entre deux mondes aux relations conflictuelles : le noir et le blanc."

Honorat Hermann.

"Malgré ses origines et la couleur de sa peau, Obama est pareil à n’ importe quel autre candidat démocrate classique à l’élection américaine. Ils brillent tous par leur totale ignorance du monde extérieur aux USA. Et quand au sort réservé à l’Afrique, je ne me fais aucune illusion. Pour sortir de notre marasme, nous ne devrons compter que sur nous –mêmes.
Tout ceci n’occulte en rien l’exploit réalisé par le candidat Obama et qui mérite d’être célébré à sa juste valeur. Montrant ainsi que toutes les limites peuvent être repoussées par des hommes de foi comme notre continent a tant besoin."

- Anicet Djéhoury.

"Barack Obama, une fierté pour l'Afrique; une voie à suivre pour l'Europe et une chance incroyable pour l'Amérique de redorer un blason terni par la guerre en Irak."

Dabou Salifou dit Cheikhna

"Blanc ou Noir? Évidemment Barack Obama n'est ni l'un ni l'autre. C'est pourquoi la société a établi qu'un descendant de blanc et de noir soit appelé mulâtre. Que les Africains se détrompent donc bien que la société Américaine n'admette que deux races (à la limite trois si nous devons ajouter les indiens) : noir et blanc. Avec Barack on se rendra compte très vite que ce qui prime ce n'est pas la race mais plutôt l'intérêt de la société Américaine. Que les Africains soient moins émotifs face à ce sujet."


Aïda.


"On est tous conscients que Barack Obama est d'abord Américain. Mais même pour ceux qui disent que la coloration n'est pas importante, elle l'est, puisqu'ils en parlent. Et c'est tout naturellement que les noirs se sentent fiers de lui. En tout cas, plus rien ne sera plus comme avant dans ce millénaire. Et je ne désespère pas de rêver que l'homme noir qui est le premier homme sur terre, écrira la dernière page de l'histoire de l'humanité."

Mboa.


"OBAMA a une valeur symbolique pour les Africains. Et je pense que son ascension devrait amener les africains francophones de prendre conscience de la lutte pour leur liberté."

Gangeous.

"En tant qu'Africain, je n'attends rien de Barack Obama.
En tant que citoyen du monde, je souhaite, s'il est élu, qu'il incarne cette carrure de rassembleur des américains de toutes origines et qu'il réamorce le dialogue entrepris par le Pasteur King. Qu'il puise dans son identité multiple et dans sa foi, la force de son action."

Paul et Mick.

"Obama c'est mon rêve, mon espoir.

Obama donne espoir car c'est une page que le monde tourne...

Obama n'est pas noir et il perdra les élections!

Merci Barack puisses-tu bien porter ton prénom!

(NDLR: Barack « Barack » signifie « béni » en hébreu, arabe et swahili.)"

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Cézé.

"Que peut-on attendre d’un candidat noir à la Maison blanche ? Rien.
Obama ne changera pas la condition des Noirs américains. Les élites noires qui avant lui ont accédé à des hautes responsabilités ont d’abord servi l’Etat américain. Collin Powel, Condy Rice, et d’autres par le passé.
Obama poursuivra la politique anti-sociale de destruction des classes laborieuses aux Etats constituées à plus de 60% par les africains américains. Même si il a fait un clin d’œil à celles-ci en promettant une sorte de couverture maladie universelle, rien en l’état actuel des forces d’intérêts qui encerclent les Etats-Unis ne permet d’envisager une telle transformation de la politique de santé de ce grand pays livré aux lobbies.
Obama ne changera pas non plus la politique carcérale des Etats-Unis qui consiste à jeter en prison tout ce qui est "non blanc", à commencer par les descendants d’esclaves. A l’heure actuelle, il y a plus de jeunes africains américains en prison que sur les bancs de l’école.
Obama ne changera pas non plus la politique prédatrice et agressive des Etats-Unis à l’égard des pays qui sont sur sa ligne de mire (Irak, Iran, Cuba, Afghanistan, Corée du Nord, la Corne de l’Afrique). Ce qui changera avec Obama, c’est peut être le style, ce n’est pas un va-t-en guerre, c’est un pacifiste doublé d’une nature généreuse. Sans doute une marque de son africanité. Mais l’africanité est incompatible avec les valeurs attachées à la civilisation occidentale (le non respect à l’environnement et à l’autre comme semblable frère d’humanité).
Obama ne changera pas non plus le regard de l’Amérique sur le Continent noir qu’elle perçoit avant tout comme un terrain de luttes et d’enjeux géostratégiques sur fond d’un dépeçage géologique.
S’il est élu, Obama provoquera sans doute un électrochoc dans les mentalités encore nourries aux complexe de supériorité des Blancs et au complexe d’infériorité des Noirs, mais l’électro-choc n’est comme son nom l’indique qu’un choc électrique qui peut diminuer d’intensité et permettre la réanimation d’un état des choses. Comme dit l’adage africain, le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera pas en caïman.
Certains naïfs se mettent à rêver, mais ils seront vite refroidis et déçus. La Maât triomphera lorsque les Africains où qu’ils soient décideront non plus de subir mais d’agir sur leur condition liée à leur stigmate…Affaire à suivre."

Yoro.

"Africain des pieds, démocrate de corps et (pleinement) Américain dans la tête. Voilà ce qu’est le futur président des USA.
S’il est élu, Barak Obama «restera un Américain, comme Hillary, Bill ou George Bush (…) Mais peut-être accordera t-il à l’Afrique plus d’importance que ses rivaux. Car lui, au moins, il la connaît !»*

* Raila Odinga, le nouveau premier ministre kenyan"

Zwan.

"Personnage charismatique, avec une carrière impressionnante que je me plais à regarder à la télé.
Il pourrait être le prochain président des USA! Et il est NOIR. Pas aussi Noir qu’on l’aimerait (à la David Palmer) surtout quand on lit son parcours mais bon…
Une refondation de la Politique Etats-Unisienne? Oui! Mais parce que c’est un Démocrate [point].
Que fera-t-il pour l’Afrique? Rien! A moins que tous les lobbys Americains ne se réveillent un beau matin tous rendus Noirs Et encore…"

Nasser.

"Aich tchouf comme on dit chez nous, les Américains avec Bush ont eu la peau de Saddam Hussein, ils l'ont attaqué, traqué, diffamé, affamé, pour finir par le pendre, sans négliger de salir son image et son nom, jusqu'à faire passer un message plus que subliminal que Hussein = Musulman = Hitler !
Qui aurait dit à ce moment la, que les Américains devraient connaitre dans quelques temps et localement un autre Hussein, qui plus est, pour des plus hautes des prétentions ?"


Mister K


" Barack Obama est l'exemple parfait du métis qui a réalisé, qu'avant toute chose, il est un être humain. Il est charismatique, indéniablement. Ses discours sont à la fois pragmatiques et remplis d'idéaux qu'il sait à merveille communiquer. Lui seul, sur la planète entière, incarne, tout au moins symboliquement, notre désir de changer de monde. "


Akwa Bahi.


"Barack Obama est le personnage principal du rève de Martin Luther King."

Madison.

"Barack Obama, symbole de notre temps, homme aux milles paradoxes qu'on veut bien lui prêter : phénomène médiatique, résultat de 40 ans de lutte contre la discrimination aux USA, homme providentiel, politicien, humaniste, ambitieux, moderne, traditionnaliste, fils d'immigré, ouvert sur le Monde, profondément américain, noir, blanc...
Au delà des apparences, Barack Obama incarne un métissage à la fois nouveau et irrémédiablement dans l'ordre des choses que l'on ne devrait ni décrier ni encenser. Car en définitive, son investiture n'est pas un "We can !" mais un "Here, we are !"

Kangni Alem.

"Mon Dieu, le cas Obama n’a pas fini de faire couler de l’encre. Qu’il gagne ou qu’il perde, il y aura de brillants analystes pour nous expliquer pourquoi il a perdu ou gagné. Personnellement, il va de soi que je souhaite sa victoire, pour ce qu’il représente : un homme tournant dans le règne familial américain (Bush, Clinton), mais aussi le meilleur témoignage que l’Amérique aura enfin vaincu ses démons racistes. Je l’espère, de tout mon cœur. Mais entre nous, je ne comprends pas pourquoi les Africains sont fiers d’Obama. Ce n’est pas un Africain, ce type, on ne l’aurait pas investi autrement. L’Amérique où j’ai vécu 4 ans n’a rien à cirer des Africains. Est-ce le côté « roots » qui nous titille tant ? Allez, au bas mot, je dirai Obama, c’est un tournant pour l’Amérique, qu’il perde ou gagne mais pour l’Afrique, je ne sais vraiment pas !"

Fernand Agbo Dindé

Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle américaine, rien que cela, un symbole inouïe de la grandeur du peuple américain et de la percée (dans l'imaginaire des peuples africains) des Noirs.
Mais point n'est besoin de s'illusionner, l'Amérique restera toujours l'Amérique !

Edouard Tamba.

"Il me rappelle que être noir de peau, c’est avant tout être un Homme. Son parcours, son intelligence et son charisme m’inspirent. Mais cela devrait surtout inspirer la nouvelle classe d’hommes politiques dont l’Afrique en général, et le Cameroun particulier ont besoin."

23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Cameroun : un documentaire à ne pas rater lundi sur France 5

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