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30/06/2008

Mbeki, Mugabe, l'Occident et nos impasses

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Un ami très cher m'a posé, il y a quelques jours, une question par Internet : "Pourquoi, à ton avis, Mbeki supporte-t-il Mugabe - ou laisse-t-il faire, ce qui équivaut à un soutien tacite ?" En effet, pourquoi Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud démocratique, moderne et arc-en-ciel, soutiendrait-il un tyran rempli d'amertume, qui transforme son impasse personnelle en impasse nationale, peut-on se demander.
Personnellement, j'ai beaucoup d'estime pour Thabo Mbeki, et je ne peux hurler avec les loups sans avoir réfléchi, sans avoir enquêté sur le net, histoire de me faire une opinion personnelle. Je me suis posé plusieurs questions.

Thabo Mbeki est-il hostile à Robert Mugabe ?

Non, bien évidemment. Les deux hommes sont le produit d'une même histoire, celle des "freedom fighters" d'Afrique australe en butte au colonialisme et à l'apartheid. Mugabe fait partie des leaders africains qui ont soutenu une ANC persécutée lorsque la majorité des chefs d'Etat (Sassou, Bongo, Houphouët notamment) nouaient des accords obscurs avec le pouvoir afrikaner, encouragés en cela par leurs parrains occidentaux. La solidarité d'armes ne s'oublie pas facilement. C'est, à mon avis, au nom de cette solidarité que Mbeki se refuse à considérer Mugabe comme le nouveau Saddam Hussein, voire le Hitler noir (les commentateurs occidentaux les plus excessifs n'hésitent pas à faire ce type de comparaison). L'attitude de respect de Mbeki envers Mugabe (partagée par de nombreux chefs d'Etat africains qui ne sont pas en première ligne comme le numéro un sud-africain l'est) peut être considérée comme condamnable. Mais elle ne change rien au problème zimbabwéen. Par ailleurs, un médiateur ne doit-il pas veiller à garder le contact avec toutes les parties, notamment celle qui possède la clé de résolution d'un certain nombre de problèmes ? Cette question nous amène à nous poser une autre question.

Que doit faire Thabo Mbeki ?


Les diplomates et les médias occidentaux attendent de l'Afrique du Sud qu'elle donne son feu vert et qu'elle participe à des sanctions diplomatiques et économiques contre Mugabe.Ils voudraient que l'Afrique du Sud impose un embargo pétrolier au Zimbabwe. Ils voudraient que l'Afrique du Sud donne son accord à une résolution onusienne qui appliquerait au Zimbabwe le fameux chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui donnerait à la communauté internationale le droit d'utiliser la force contre le Zimbabwe. Plus clairement, l'Occident attend de Mbeki qu'il l'aide à renverser Mugabe. L'Occident veut faire jouer à Mbeki le type de rôle que Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade et Omar Bongo ont joué lors de la crise ivoirienne : celui de supplétif de ses ambitions impériales.

Mbeki doit-il jouer le jeu de la Grande-Bretagne ?

C'est une question que les démocrates africains, y compris ceux qui réprouvent le comportement de Mugabe, ne peuvent éluder. Quand je regarde Mugabe, je vois trois choses : un héros des mouvements de libération nationale, un leader qui a posé (de manière plus ou moins efficace) le problème de l'apartheid foncier qui demeure au Zimbabwe comme en Afrique du Sud et un vieux dictateur africain qui veut faire son temps et celui de ses enfants. Je le note mal, mais je le note mieux qu'un Idriss Déby soutenu à bout de bras par l'Occident au nom de ses intérêts géopolitiques. Je me révolte quand Bernard Kouchner traite Mugabe d'escroc et d'assassin. Dirait-il de telles choses de Sassou ou de Biya ? Si l'Occident caresse nos dictateurs à sa solde dans le sens du poil et désapprouvent Mugabe, c'est pour une seule raison : il a mis en péril ses intérêts. Les Africains doivent-ils brûler le Zimbabwe parce que son président vieillissant déraisonne ? L'Afrique du Sud a-t-elle intérêt à couper le carburant à son voisin et à déstabiliser davantage toute la région ? Non. Au Zimbabwe, la seule voie possible, c'est la négociation. Il faut ménager une porte de sortie honorable à Mugabe. Il n'est pas possible de le renverser sans déstabiliser profondément la région. Pour préparer sereinement l'avenir, il faudrait également que la Grande-Bretagne accepte de négocier avec le leadership zimbabwéen au sujet des terres récupérées aux "fermiers blancs" et qu'un consensus acceptable pour tous soit trouvé.
Au fond, ce n'est pas Thabo Mbeki le meilleur allié de Mugabe. Le meilleur allié de Mugabe, c'est la morgue occidentale, son refus de la justice sociale la plus élémentaire, son désir de régler ses contradictions par la violence et l'impérialisme.
Le procès fait à Mbeki sur le Zimbabwe ressemble étrangement à celui que la France lui a fait après novembre 2004, parce qu'il refusait de livrer la tête de Gbagbo sur un plateau d'argent et qu'il tenait à faire un travail de médiateur et non de procureur. C'est pourtant grâce au travail patient de Mbeki que Compaoré et Gbagbo, les frères ennemis qui auraient pu détruire une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest dans une guerre au long cours, ont ébauché ensemble, avec la participation active de Guillaume Soro, l'accord politique de Ouagadougou qui a mis fin à la belligérance en Côte d'Ivoire.
L'affaire Mugabe montre à quel point il est difficile pour l'Afrique de penser sa modernité politique. L'hégémonie idéologique des discours occidentaux sur le continent oblige nombre d'entre nous à "réagir", à contester et finalement à cautionner des pratiques antidémocratiques. Nous sommes entre deux feux. Nous refusons les diktats occidentaux et les caprices des autocrates africains. Nous devons pouvoir faire évoluer nos modèles politiques sans pour autant servir de marche-pieds aux autres. Nous devons construire une troisième voie. Ni Sékou Touré ni Houphouët-Boigny. Difficile. Il nous faut, en tout cas, réussir à articuler un discours alternatif et à le faire entendre au monde entier. Comment ? Le débat est ouvert.

20:20 Publié dans Analyse | Lien permanent | Commentaires (36)

Commentaires

Théo, tu as fait un gros effort intellectuel pour poser ce probleme d'une tres belle maniere. Seule la negociation peut sauver le Zimbabwe, pas la force comme les occidentaux le veulent. ici en hollande, j'ai eu des echanges tres houleux avec collegues, epouse, amis etc...j'ai a chaque fois regretté les derapages du vieux pere BOB soutenu par son armée, tout en stigmatisant de facon directe la politique des occidentaux, pas seulement en Afrique mais dans le reste du monde, en Irak, au Pakistan et en Iran...Je prefere un Mugabé au pouvoir qu'un Twangirai, marrionnnette des occidentaux...financé entre autre par les services secrets britanniques et americains.

Mais ce "soutien" a Robert Mugabe ca c'est de lui qu'il s'agit, ne doit pas nous faire oublier les tares de nos elites politiques hypocrites, corrompues, arrivistes, mechantes, ni encore les tares de nos armées politisées et corrompues, les tares de nos oppositions corrompues et reactionnaires au service des occidentaux...

Écrit par : abaslafranceafrique | 30/06/2008

Salut Mon Frere!

Je viens de lire ton article, ce matin j'ai recu dans ma boite mail une photo qui circule sur le net, et que les internautes se transferent, cette photos est celle d'une demeure qu'on attribue a Mugabe (une piece a conviction suplemantaire) pour convaincre la terre de la" montruosite" de Mugabe.

J'en ai eu assez de cette propagande enfantine, et j'ai repondu aux expediteurs presque mots pour mot de la meme maniere dont tu viens de reagir. C'est dire si j'ai ete heureux de voir que sans en avoir discute avec toi ou avoir pris connaissance de ton article ont pouvait etre a ce point sur la meme longueur d'onde.

Oui Mugabe est un vieux tyran comme beaucoup d'autres sur notre pauvre continent. Mais lui il a le malheur d'avoir ose reparer un crime historique en recuperant les terres de ses ancetres massacres et spolies par les Anglais point a la ligne.

Maintenant les occidentaux peuvent toujours essayer comme ils le font depuis un certain temps de se servir de l'aspiration legitime des Zibabweens a la liberte et a la democratie, pour lui faire payer le prix de son audace. Personne n'est dupe, malheueusement eux ils croient que les Africains le sont.

Leur agenda cache nous le connaisons, "ils nagent en croyant qu'on ne voit pas leur dos."

Mugabe partira bientot d'une maniere ou d'une autre mais pas parceque ces occidentaux si prompts a fermer les yeux devants les crimes des sanguinaires comme Paul Biya en auront decide ainsi. (Ce criminel a massacre en fevrier dernier en quelques jours des centaines de jeunes Camerounais dans l'indifference et un silence assourdissant.)

Des Ordures genocidaires comme Sassou narguent avec leurs complicites les survivants de ses crimes sans que ces gens s'indignent. Un criminel comme Compaore s'est rendu complice des Crimes en tout genre au Liberia et en Sierra Leon qui bronche? Les Eyadema Faure, Bozise, Deby etc...? Meles Zenaoui en Ethiopie a massacre impunement il y'a quelques annees des miliers d'Ethiopiens apres son holdup electoral, qui est venu au secours du pauvre peuple Ethiopien?

Qu'ils nagent toujours en nous prenant pour des imbeciles !

Écrit par : YETNA | 30/06/2008

Tout d'abord Théo, merci pour cet article qui tranche sainement avec le discours unique ambiant. Cela dit, je te trouve très indulgent avec Robert Mugabe : quand il prétend rester au pouvoir par la grâce du droit divin, là, oui, il "déraisonne". Quand il déplace la population de son pays par centaines de milliers (au prix de combien de vies ?), quand une centaine de militants de l'opposition sont tués et un millier blessés, ce sont des agissements de criminel.

A mon sens, l'argument : "Il y en a une dizaine d'autres comme lui, donc laissons-le faire" ne vaut pas grand-chose. Certes, il faut saisir chaque occasion de dénoncer les meurtres d'Etat perpétrés sur tout le continent africain (et ailleurs), et l'affaire Mugabe en est une belle. Mais détourner le regard vers les autres dictatures n'aidera pas à résoudre le problème des Zimbabwéens.

Quant à préférer l'un ou l'autre des candidats, ce devrait être le choix du seul peuple du Zimbabwe. Et il me semble qu'au premier tour de la présidentielle, celui-ci s'est exprimé dans le sens du changement. A moins que ces résultats soient entachés de soupçons ?

C'est, je crois, toute la différence entre la situation au Zimbabwe et la négociation Gbagbo-FN. Gbagbo, président élu, faisait face à une rébellion armée. Mugabe était en passe de perdre les élections et il a persécuté son opposition pour se maintenir au pouvoir. A cause de cela, je vois mal comment Mbeki peut le soutenir sans se discréditer, et je ne vois plus de porte de sortie "honorable" pour Mugabe.

Pour autant, l'usage de la force pour le chasser est irrecevable. Et on sait que les sanctions économiques nuiront avant tout au peuple. Je ne vois qu'une seule solution, même si elle ressort plus d'un monde idéal que de la realpolitik : que tous ceux qui en Afrique défendent les valeurs démocratiques parlent d'une seule voix pour réclamer son départ immédiat. Bien sûr beaucoup resteront silencieux (et parmi eux de nombreux chefs d'Etat). Mais ceux qui se tairont se désigneront comme les ennemis de la démocratie.

Les idées de progrès mettent longtemps à s'imposer, c'est pourquoi il faut les répéter souvent, à chaque occasion, et fermement : il n'y a pas d'exception ; quand on triche (et qu'on tue) on doit partir. Mugabe comme les autres.

Écrit par : yapadra | 30/06/2008

@ yapafra

Je ne soutiens pas du tout Mugabe et je pense qu'il aurait dû prendre sa retraite depuis de nombreuses années. Mais on ne peut pas, dans le contexte actuel, demander qu'il parte sans préciser que l'on est pas d'accord avec ceux qui veulent le renverser plus ou moins à la Saddam...
Et là, si on demande le départ de Mugabe dans le bordel actuel, on met qui à la place ? Parce que Tsvangirai ne s'est pas présenté au second tour...

Écrit par : Théo | 30/06/2008

Ce fameux "Occident" ne manque pas d'air, quand ces gens nous ficheront-t-ils enfin la paix? Putain c'est pas vrai. Cela fait plus de 5 siècles que ces gens mettent leur nez dans nos affaires, et bien entendu, jamais dans le sens de nos intérêts.
Mobutu a massacré nos frères pendant 30 ans personne d'eux n'a jamais rien dit. Au contraire Chirac ne manquait pas une seule occasion de nous expliquer combien il avait "ce grand president africain" en son estime.
Franchement quand je pense à toute cette hypocrisie, il y'a une rage qui monte en moi. Si ca ne tenait qu'à moi, on fichait le camp de leurs organisations de merde (commonwealth, francophonie, nations unies), tout ca, ce sont les multiples facettes de la même chose et l'Afrique n'a rien à y foutre.
En 1960, quand on trucidait les africains au coin du bois, les "nations unies" regardaient de l'autre côté, en sifflotant l'air de rien.
Lumumba le mentionne d'ailleurs dans sa derniere lettre envoyée à sa femme.
Et ils nous tirent toujours dans leurs histoires à la con où nous n'avons absolument rien à y faire: 14-18, 39-45. Comme ils nous entrainé dans leur guerre contre le communisme, ils nous entrainent aussi dans leur "fameuse guerre contre le terrorisme", tout comme ils veulent nous entrainer dans leur guerre contre la Chine.

Et toujours ils nous exploitent au gré de leurs intérêts.
Merde, j'en ai marre. J'en ai vraiment marre.

Écrit par : Eddy | 01/07/2008

Bonjour, Théo !
Tu n’aurais pas existé qu’il eût fallu t’inventer. Certains peuvent dénoncer que "tu te mêles" de la politique ivoirienne, faisant allusion à ton pays d’origine. Je ne sais pas si les mêmes te lisent quand tu parles d’autres pays africains et te comprennent enfin. Je pourrais simplement dire que c’est Dieu qui t’a envoyé en mission en Côte d’Ivoire. Si un jour, l’on devait faire le bilan de l’Afrique libre, on devrait mentionner ton nom. Je voudrais juste saluer la justesse de ton analyse. Je suis en retard et dois partir (il est 5h00). J’espère seulement que j’aurai le temps d’intervenir dans la suite du débat, tant il est poignant.

Écrit par : Théodule SEYO | 01/07/2008

Théo
Bien d'accord avec toi. Ce qui est en jeu dans la mobilisation de la "communauté internationale" contre Mugabe, ce n'est pas l'instauration de la démocratie au Zimbabwe. Le seul objectif est l'instauration d'un régime pro occidental.
Ce que l'on oublie de dire c'est Tsvangirai allait droit devant un échec électoral.

Écrit par : Djignab | 01/07/2008

L'Occidental vit son monde et il ne comprend que les choses de ce monde sien, il serait tout à fait naturel que ce qui vient de cet Occident soit incompris par le reste du monde . Ceci dit ; les agitations Européennes et Américaines ne seront jamais suivis par l'Union Africaine dans le cas present , concernant Mugabé , pour la seule raison que les peuples d'afrique ne veulent plus recevoir de léçons de démocratie ou que sais-je de qui que ce soit . Bah-Monké.

P.S : Merci Théo pour la clarté et la sinceritè qui sillonnent tes analyses .

Écrit par : S. Bah-Monké | 01/07/2008

Salut Théo,
Tu poses là un problème qui doit avoir au moins une fois confondu tout bon africaniste!
Parce qu'on a repris les terres de nos ancêtres en vue d'un partage EQUITABLE, alors vous faites tout pour nous diaboliser. Je comprend mal tout cet acharnement médiatique sur le Zimbabwé!!!
Mais en même temps, je demeure perplexe quant au traitement que Mugabe fait de ses opposants.
Est-ce parce qu'il faut défendre son pays des vautours qu'on a le droit d'attenter aux libertés des populations?
Tsangirai ne serait-il pas une marionnette à la solde des Occidentaux?
Mais cela peut-il justifier ces agissements de la part des partisans de Mugabe?

Dur, dur de se faire une opinion definitive!
Mais cela doit nous interpeler nous Africains quant au plus grand frein pour l'essor de notre continent: l'obstacle Occidental (machine médiatique, espions, marionnettes,... tout cela appuyé par l'hypocrisie et l'égoïsme de nos dirigeants)

Écrit par : zwan | 01/07/2008

merci théo pour ton analyse. C'est une demarche intellectuelle qui va dans le même sens que l'evolution du continent, loin de tous ces exités et pseudo intelo africain qui condamnent tout systématiquement.

Écrit par : Batantou | 01/07/2008

Bravo Theo! Je vis en Afrique du Sud. Je vis donc le Zimbabwe. Ton analyse est juste. Je soutiens par contre que Mr Mugabe dirige depuis 1998-2000 un pays en Guerre contre l'Imperialisme. Et dans un environnement de guerre, de nouveaux schemas emergent. Voici un document en Anglais a lire sur la chronologie des faits et des reactions imperialistes a ce qui se joue au Zimbabwe depuis ~ 1980 : www.cpa.org.au/booklets/zimbabwe.pdf
"(...) Difficile. Il nous faut, en tout cas, réussir à articuler un discours alternatif et à le faire entendre au monde entier. Comment ? Le débat est ouvert (...)" (THEO). La region australe nous montre clairement la voie, avec la SADC, succes story en marche par la presence de veritables Hommes d'Etat. l'Union regionale/continentale et pensee; Les Etats Unis de l'Afrique de facon sainement pensee deviennent vitales. Le Zimbabwe est depuis 1998-200 en train de gagner une guerre via proxy ... et Mr Mugabe me semble etre le mieux place pour la mener en ce moment. Ce dont nous avons besoin en ce moment, c'est d'ingenieurs, Scientifiques, Medecins Sans Frontiere Africains qui iraient pour temps vivre et dire aux compatriotes Zimbabweens : Nous voici ; prets a pousser notre Revolution sur un temps fini en transferant ce qu'on a. Je m'y prepare/attelle, maintenant que la Lutte et son soutien sont decisifs. Et vous ?

Écrit par : Ankh | 01/07/2008

Aucune personne sérieuse ne peut faire une analyse juste sans s'être rendu au zimbabwé!

Quand je vois tous ces ommentaires, dans un sens ou dans l'autre, il y a beaucoup d'émotions et de sentimentalisme.

Qui d'entre vous s'est dejà rendu au zimbabwé ? Je pari que vous connaissez le zimbabwé que dans la télé et grâce à l' internet!

Cette marionnette comme vous appelez l'opposant à Mugabe est quand même arrivé premier lors du premier tour de l'election au zimbabwe.

Ce qui veut dire que une grande majorité de zimbabwéen a quand même opté pour l'alternance !

ET dans cette grande majorité, il y en a qui ont profité certainement de la reforme agraire initiée par mugabé.

Il ya aussi nelson mandela qui il y a quelques jours a dénoncé avec beaucoup de sang froid la faillite de la Direction du Zimbabwé.

Il y a desmund tutu qui sur BBC, a déclaré en faillite totale le gouvernement et le regime de Mugabe.

Je ne crois pas que Desmund tutu ni Nelson mandela soient à la solde des services secrets anglais !

Je ne pense pas qu'aucun d'entre vous içi aime plus le Zimbabwé que ces deux grandes figures de la lutte noire, je ne pense pas que étant assis dans vos salons devant vos PC, vous connaissez vraiment la situation au zimbabwé!

De grâce, la revolution, pour avoir visité la Guinée conakry, je sais a abouti au chaos!

Les relations internationales ne se font pas dans des discours sentimentalistes!

Vraiment, pauvres Africains !

Écrit par : Eppix | 01/07/2008

Quel prix sommes "nous" prêts à payer au nom de la lutte anti-impérialiste?
mon "nous" est à 50% zimbabwéen et 50 % africain. Tyranisés dans leur pays et depuis peu persona non grata en Afrique du Sud, quels sont les perspectives d'avenir pour nos frères zimbabwéens?

Je soutiens ton analyse Théo mais vu que tu fais parfois le parallèle avec la situation ivoirienne je ne peux m'empêcher de penser que Gbagbo ne s'est pas rendu coupable des privations de liberté que Mugabé impose à son peuple.

La lutte de Mugabé est noble mais les moyens employés pour arriver à ses fins sont dépassés (pour rester poli), il appartient à l'Afrique digne incarnée d'un certain point de vue par M'beki de le contraindre à négocier car ses dernières allusions divines ne présagent vraiment rien de bon.

Écrit par : Djé | 01/07/2008

@Eppix,

Tu as raison, l'aspiration des Zimbabwéens au changement est réelle, et nous ne devons pas sacrifier le "Zimbabwéen réel" à des prises de positions purement idéologiques. Je ne pense pas que mon post vise à supporter Mugabe, qui est déjà assez supporté par Bongo, au nom du droit des dictateurs à disposer de leurs peuples. Il vise à poser un "ni-ni" et à plaider pour une troisième voie. Je ne crois pas que la révolution pour la révolution à tous les prix se justifie. C'est pour cette raison que j'ai refusé "l'extrémisme" de pacotille que certains défendaient en Côte d'Ivoire. Il faut aimer son peuple, et non être inutilement dogmatique, surtout quand on a des cadavres dans le placard. Quelle peut être la troisième voie au Zimbabwe ?
@Djé,
Je ne compare pas du tout Mugabe et Gbagbo. Je compare les hurlements des Occidentaux à l'endroit de Mbeki dans les cas ivoirien et zimbabwéen. Car dans les deux cas, ils voulaient qu'il soit leur arme...

Écrit par : Théo | 01/07/2008

L'heure est grave.

Je dois avouer ma tristesse en lisant qu'après qu'un président ait au su et au vu de tous, tripatouiller les résultats, on parle de 3ème voie.

C'est comme ça que les présidents cimentent leur longévité; ils brandissent la menace de la guerre, ou affirment avoir reçu l'onction divine. Et obligent les vainqueurs à accepter des "postes" (Kenya, Zimbabwé, Congo, etc..)

Je parie que c'est le début d'une nouvelle ère, une sorte d'éternel retour. ça commence par le Kenya, on se dit que c'est un faux pas, maintenant le Zimbabwé.
Ah oui, le Sénégal est dans les starting block après que Wade place son fils Karim en force (après Kabila au Congo, et Faure Gnasingbé au Togo).
Je n'ose évoquer le Tchad, la Guinné (toutes les guinées en fait), le Cameroun, le Gabon, la Centrafrique, la Tunisie, l'Algérie, l'Egypte, le Soudan, l'Ethiopie, la Somalie, etc...

La conséquence de la recherche systématique d'une 3ème voie est simple et claire: il n'y aura jamais de démocratie en Afrique !
Quand on perd, on doit partir; sinon, les autres doivent s'arranger à nous faire partir.
La loi n'est pas là pour être bafouée quand on le souhaite.
Toute élection à 2 tours a juste 2 voies, pas 3. Juste 2. Soit on gagne, soit on perd.
Toute idée de 3è voie tue directement le principe même du vote. Autant faire de la 3è voie la 1èree voie, et négocier directement le pouvoir à intervalles réguliers, sans voter (puisque c'est inutile de toutes façons).

Je trouve aussi spécieux l'argument qui consiste à dire "si Mugabé part, on met qui à la place?". Bizarre car les zimbabwéens ont tranché, et finalement, vu leurs vies actuelles sont à des lieues des réflexions idéologiques qui se tiennent ici, ils ont opté pour Tsvangiraï, après que Mugabé leur ait dit qu'il était à la solde des occidentaux, ces occidentaux là même qui occupaient leurs terres il y'a encore 28 ans environ (ce dont ils ont bien conscience).
Sauf à supposer que les zimbabwéens sont de grands enfants, ils ont analysé le pour et le contre, et on tranché en leurs âmes et consciences, dès le premier tour pour Morgan Tsvangiraï.

Quand on veut la démocratie, on se plie (même à contrecoeur, et surtout à contrecoeur) à la volonté des urnes, sans autre choix possible.

Mbeki doit-il jouer le jeu de la GB? Bien-sûr que non, mais il ne doit pas non plus s'entêter à absolument vouloir jouer contre, en dépit du bon sens.
Je vais reprendre Sarkozy qui disait fort justement:>.

Ce n'est pas parce qu'on souhaite voir Mugabé partir qu'on est pro-occidental, la nuance est de taille. Mandela et Desmund Tutu sont sortis de leur réserve habituelle pour tancer vertement un régime qui tue les députés de l'opposition en pleine campagne électorale, arrête plusieurs fois un candidat à la magistrature suprême, et cherche à condamner son n°2 à mort!

Je ne sais pas si on imagine ici la violence inouïe (psychologique, et probablement physiques) de tels agissements.

Il y'a des vérités qu'il ne sert à rien de nier, Mugabé est comme un père, qui après avoir brillamment élevé ses filles, se met à les violer à leur adolescence.
Un tel père doit-il aller en prison? Ma position est simple: OUI.

On peut être contre Mugabé sans remettre en cause la réforme agraire, ou même ses idées. Ses idées, Mugabé a finit de les appliquer depuis longtemps, il doit passer le relai; et très vite.
Dans tout pays, un président a un remplaçant, toujours.

La question de savoir qui mettre à la place de Mugabé procède déjà d'une certaine dictature, qui veut que le successeur finalement ne soit pas issu des urnes, mais de négociations en coulisses et de conciliabules entre grands présidents africains.

Écrit par : Nino | 02/07/2008

@ Nino,

La troisième voie dont je parle ce n'est pas à propos de l'issue du scrutin, qui n'est pas de toute façon pas allé à son terme.
Je parle de troisième voie en mettant face à face les pays ccidentaux, qui ne dénoncent la dictature que quand elle dessert leurs intérêts, et les gens comme Mugabe qui instrumentalisent l'insupportable attitude des Occidentaux pour nous prendre en otage.
Je vous pose une question, à vous tous : comment faire partir Mugabe ?

Écrit par : Théo | 02/07/2008

Si l'UA et la SADC mettent la pression sur Mugabe, il partira.

A l'issue du premier tour, il voulait déjà négocier son départ lui-même. Ce sont ses chefs de guerre, accrochés au pouvoir et craignant peut-être des procédures judiciaires de part le monde qui l'en ont dissuadé.
La Justice zimbabwéenne semble être du bon côté de la démocratie, et a déjà fait annulé plusieurs fois des décisions exagérées de l'éxécutif.

Il doit donc exister quelques caciques qu'il faut cibler et faire tomber pour faire partir Mugabé tranquillement.
Est-ce d'ailleurs lui qui dirige opérationnellement le pays? J'en doute fort.

Mais l'Afrique, enfin ses représentants institutionnels, ne semble pas vouloir le départ de Mugabé; je suppose qu'ils ne veulent pas d'un cas qui fera jurisprudence quand eux-même tripatouilleront leurs élections.

Jean Ping ne semble pas avoir la carrure pour impulser le changement en Afrique. Il a été plus que modéré, voire silencieusement complice sur les agissements de la police contre Tsvangiraï et les membres de son parti

Un article intéressant http://www.africanexecutive.com/modules/magazine/articles.php?article=3287&magazine=183

Écrit par : Nino | 02/07/2008

Nino,
il faut nous excuser avec les grands discours droitdelhommiste démocratie là que l'occident nous sort à la en veux-tu, en voilà, et qu'il n'applique pas lui-même. Et soit dit en pensant, les gens encensent cette fameuse démocratie, mais telle qu'elle se pratique actuellement, je trouve que le système présente une grosse tare. Je ne le vois pas comme le St Graal. Mais bon, ca c'est un autre débat.

Personne n'a dit que Mugabe devrait rester, bien au contraire. Je crois que tous les intervenants sont d'accord là dessus: Mugabe doit partir. Seulement, en tant qu'africain, je suis un peu fatigué par tous ces pantins soutenus, financés et installés par les autres pour présider à nos destinées. Ces gens qui sont prêts à signer des contrats "secrets" qui nous engagent sur des siècles, et donc nous ne tirons rien de rien, absolument rien, trois fois rien.
Et plutôt que de courrir le risque de donner les rênes de mon pays à un mec de cet accabit, eh bien je prefere une 3e voie. Oui, je le pense et j'assume. Surtout que cette 3e voie peut être un bon moyen de le faire partir sans anicroche.

Mugabe s'est égaré, mais les occidentaux profitent de la pluie pour chier dans le torrent. C'est fini. On a pas vocation à être leurs mbouts all les days. C'est pas écrit "gaou" sur nos fronts, faut pas pousser.

Écrit par : Eddy | 02/07/2008

à Eppix qui nous écrit:
"Les relations internationales ne se font pas dans des discours sentimentalistes!
Vraiment, pauvres Africains !"

C'est en tenant ce genre de discours qu'on en arrive à exterminer les indiens en Amerique, ou décimer des africains dans les travaux forcés.
Souffrez que les africains aient une autre vision du monde. Vous pouvez continuer de nous traiter de naifs comme bon vous semble.

Écrit par : Eddy | 02/07/2008

Je ne suis jamais allé au Zimbabwe, et par conséquent sans excuser "comrad BOB" je me méfies du portrait diabolique qu'on brosse de lui à longueur de journée dans les média occidentaux. Les même ont dit de Gbagbo qu'il était un dictateur sanguinaire et infrequentable... Beaucoup d'analystes américains et anglais parlent de la faillité économique du Zimbabwe, mais oublient de dire que leurs pays respectifs font tout pour que cela soit ainsi. Les même méthodes ont été utilisées avec Castro depuis des décennies et cela n'a rien donné. Mugabe est il pire que Eyadema, Mobutu, Bongo, Sassou, Compaoré, Biya, Déby?? N'oublions pas également que Savimbi a été reçu en visite officielle à la maison blanche!! Mugabe a fait beaucoup d'erreurs et continue d'en faire, mais, son plus grand crime aux yeux des occidentaux, c'est d'avoir repris les terres aux blancs!

Écrit par : Mike | 02/07/2008

Aujourd'hui la loi en AF du Sud oblige les grandes entreprises à avoir au moins 30% de capital noir dans leur capital, idem dans les ressources humaines.

Cette façon de procéder est très intelligente parce que elle ne jette pas en pature le PR de ce pays vu qu'il s'agit d'une loi.

Vouloir affronter , même par motif de fierté l'occident de façon frontale, est une entreprise perilleuse! Novembre 2004 ne dira pas le contraire.

Même les chinois qui sont depuis plusieurs decennies une grande puissance nucléaire utilise la feinte contre les occidentaux !

Ce qu'on demande juste, c'est de l'intelligence politique! Sekou toure a dit NON ouvertement à la france, qui connait la guinée conakry ? Faites y un tour !

Nous avons dit OUI à la France, avec tous les vices et les travers que cela comporte, aujourd'hui nombre d'entre nous avons étudié ou bénéficié d'une façon ou d'une autre de cela.

Tu veux récupérer les terres de tes ancêtres ok ? mais pour en faire quoi? tu n'as pas d'ouvriers qualifiés, tu n'as pas de moyens pour financer ton économies ? Tu es sous embargo ok? tu fais quoi ? là sont les vrais questions ?

Dans la polotique mondiale, les questions de fierté on s'en fout !!!!!!!

Aujourd'hui, pour son pétrole, khadafi est courtisé ! en moins de 5 ans, il a reçu X2 blair, gordon brown, sarkhozy, etc

Les blancs nous montrent le chemin, en matière de business, seuls les intérêts - des plus puissants - comptent !

A bon entendeur salut !

Écrit par : Eppix | 02/07/2008

Eppix,
je suis d'accord avec toi, il faut mettre l'accent sur le savoir-faire, et veiller à la qualification de nos gens. Je crois que là dessus, il n'y a pas débat.
Je suis aussi d'accord avec toi quand tu dis que nous ne pouvons attaquer l'occident de front. Ce ne sont pas les même forces en présence (je ne cite pas les services secrets profondément installés en Afrique, je ne parle pas des bases militaires. Et last but not least, les moyens financiers à leur disposition. Une seule entreprise comme Elf/Total dispose d'un budget supérieur à celui de plusieurs pays africains reunis. C'est un facteur de destabilisation non negligeable. Et ils nous ont prouvé qu'ils n'hesitent pas à en user et abuser). Donc bien sûr, je suis entièrement d'accord avec toi. De plus, c'est facile, ils nous prennent tous pour de gros incapables, donc on a même pas besoin de trop forcer pour jouer les nuls.

Mais il y'a un moment où il faut prendre position, sans moyen de louvoyer. Et la situation avec Mugabe fait partie de ce genre de moments.

De plus, dis-toi bien que les occidentaux ne sont pas sourds, ni aveugles. Leurs services de renseignements sont au courant de cette prise de conscience qui est en train de naître un peu partout parmi les africains, prise de conscience véhiculée sur le net notamment. Donc nos affaires de feinte là, ca m'étonnerait que ca les prenne au dépourvu!

Écrit par : Eddy | 02/07/2008

theo je pense que malgres tout il y a un moyen de resoudre le probleme de mugabe et du zimbabwe de facon politique .les occidentaux ont les moyens et l intelligence qu il faut pour .de la meme facon qu ils resolvent les crises entre eux sans avoir des positions dictees comme celle de gordon brown et kusner
la crise part du fait que mugabe a exiges des britaniques le respect des accord de lancaster et a defaut a lance sa politique agraire au detriment des blancs bref a ce niveau si les europeens etaient ci soucieux que cela du pleuple zinbabweens ils auraient accompagne sans afront le vieux mugabe vers la sortis car dit toi bien l opposition etaient deja majoritaire a l assemble et c est par des accord politique que mugabe dirigeait .ils ont bien pu gerer leur differents avec la russie et les autres pays europeens
il y a plusieurs solution politique permettant de ressodre cette crise et pour que ca marche que les europeens leves les sanctions economique qui lamine le peuple et mette un peu d eau dans leur vin
mugabe est vieux disons meme fou mais quand on insulte un fou qui a une arme il tire sur ce qui est devant lui ils le savent

Écrit par : macaire | 02/07/2008

Pour eviter tous les amalgames.


A ce que j'ai lu sur les reactions dont la mienne plus haut. Il y'a tres peu de gens qui soutiennent Mugabe.

Presque tous le decrivent comme un tyran qui doit partir.

Seulement nous sommes outres par l'hypocrisie de ces occidentaux qui hurlent contrent lui alors meme qu'ils soutiennent depuis pres un demi siecle des ordures pire que lui.

Nous sommes d'accord avec Mandela, Tutu et meme Mbeki pour dire qu'il y'a crise de leadership au Zimbwe.

Seulement nous nous gardons de meler nos voix avec des gens qui n'ont d'autre interet pour le Zimbabwe que celui de punir quelqu'un dont le seul crime a leur egard est d'avoir ose reparer une injustice historique. En recupreant les terres de ses ancetres cruellement massacres et spolies par ceux des gens qui hypocritement le conspuent aujourd'hui tout en soutenant les pires ordures sur notre continent.

Nous sommes lucide pour voir que dans leur atitude il n'ya aucune trace pour l'interet des Zibabweens contrairement a ce qu'ils claironnent, c'est pour quoi nous ne hurlerons jamais avec eux.

Ce concert d'indignation a tete chercheuse a a mes yeux quelque chose de nauseabond. Au moment ou sous leurs yeux complices des ordures comme Biya massacrent impunement. Ou les Sassou, Bozize, Faure, Wade, Compaore et compagnie font voir de toutes les couleurs a la liberte et a la democratie.

Vous etes libres de hurler avec eux, moi je ne melerais jamais ma voix a cette demarche vangeresque occidentale.

Le peuple du Zimbabwe se debarassera bientot de Mugabe par ses propres moyens et avec le soutien de vrais patriotes africains.

Écrit par : Yetna | 02/07/2008

Les multiples crimes de Paul Biya au Cameroun en image. Ames sensible attention.

http://www.icicemac.com/news/index.php?nid=10602&pid=38

Écrit par : Yetna. | 03/07/2008

Les Crimes de Paul Biya au Cameroun, ames sensible attention.

http://www.icicemac.com/news/index.php?nid=10602&pid=38

Écrit par : Yetna | 03/07/2008

@Yetna,
c'est exactement cela!
Tu as parfaitement bien tout résumé. C'est impeccablement dit!

Écrit par : Eddy | 03/07/2008

ET SI ON FAISAIT UNE AUTRE LECTURE DE CETTE AFFAIRE !!!

Un homme politique français bien connu dans le monde des élections en France a écrit dans son livre intitulé "Des modes et des convictions", une réflexion qui reflète à mes yeux, avec beaucoup de justesse, la subtilité du monde politique. C'est Edouard Balladur. Je vous la fais partager: « La politique est un jeu convenu entre initiés qui parlent le même langage codé(...) et les simples hommes ont du mal à comprendre et à trouver, derrière le mirage des mots, la vérité des choses ».

Mugabé, il est vrai, a beaucoup de défauts et a notamment beaucoup de responsabilités dans la situation calamiteuse que vit son pays. Il n'a pas toujours su faire des choix en tenant compte de la "réal politique"; beaucoup de choses auraient pu être faite autrement dans l'intérêt supérieur de la nation zimbabwéenne. Pourtant, je crois que Mugabé n'est pas le diable que la presse occidentale veut nous faire croire! Tous ceux qui se contentent de voir les choses suivant le point de vue occidental uniquement, s'égarent derrière le "mirage des mots".Mugabé en effet, est loin d'être un saint, mais il n'est pas le diable incarné. Soyons très critique dans cette affaire! Personne n'est entièrement mauvais comme on présente Mugabé. Personne non plus n'est à 100 pour 100 bon comme veut nous le faire croire pour Tsvangirai.
Comment se fait-il que chaque fois, dans toutes les communications, les évènements sont présentés exclusivement selon le point de vue de ceux qui ne supportent pas Mugabé ?
Comment est-il possible que sur cette terre des hommes ou personne n'est infaillible, un groupe d'hommes, notamment le camp Tsvangirai, apparaît toujours comme ayant la bonne attitude? Ils n'ont aucun défaut ! Ils ne font jamais aucun mal!
Soyons sérieux, l'information sur le Zimbabwe, n'est pas équilibrée. Jamais les partisans de Mugabé n'ont droit à un reportage pour expliquer leurs motifs. Tout se passe comme si on voulait imposer subtilement un point de vue monde. De toute évidence donc, ce n'est plus à de l'information dont on a droit sur le Zimbabwé, mais à de la propagande.
Les zimbabwéens devraient être très critiques surtout à l'encontre de Tsvangirai et se demander pourquoi il est autant soutenu par la Grande Bretagne ?
S'il n'y prennent garde, à force de se concentrer sur les défauts de Mugabé, ils risquent de perdre, sans s'en rendre compte, le peu d'indépendance qu'ils ont pu acquérir en 1980, car la vérité est que si les anglais en veulent à Mugabé, ce n'est pas parce qu'il gère mal le Zimbabwé; ils n'en n'ont rien à "foutre! "
La vérité, la vraie, celle que les anglais dissimulent, avec beaucoup d'habileté, il faut le reconnaître, est que la politique de Mugabé gêne la seule chose qui vaille à leurs yeux de l'importance aux Zimbabwé, leurs intérêts! Et toute la communication sur la situation calamiteuse du pays (à laquelle ils ont contribuer dans l'ombre pour amener le peuple à vomir progressivement son héros de la lutte pour l'indépendance), est une ingénieuse diversion !

Leur soutien à Tsvangirai n’est pas nécessairement dû au fait qu’il est bien meilleur que Mugabé (à qui on peut, il est vrai, reprocher de n’avoir pas su préparer sa succession). Le fait est qu’il représente pour eux, le moyen le plus sûr de sauvegarder et pérenniser des intérêts qui ne sont certainement pas ceux du peuple zimbabwéen.
Les zimbabwéens devraient se poser cette question ; quelle deal secret Tsvangirai aurait-il conclu avec les anglais pour bénéficier d’un soutien aussi infaillible de leur part ? Ce deal est il vraiment l’intérêt du peuple Zimbabwé ? Car de toute évidence, toute cette effervescence médiatique ne s’opère pas pour les beaux yeux zimbabwéens. Ceci n’est pas simplement une crise entre zimbabwéens mais plutôt une altercation avec la grande Bretagne qui n’a pas ménagé ses efforts pour faire empirer la situation au Zimbabwé pour décrédibiliser celui qui les gêne : Robert Mugabé ! Il faut reconnaître qu’ils ont eu beaucoup de succès dans ce jeu d’échec.
Je ne peux m’empêcher de trouver quelques similitudes avec la crise en Côte d’Ivoire où la part de crise ivoiro-ivoirienne représente tout au plus les 10%, l’essentiel étant une crise avec la France que les reformes de Laurent Gbagbo n’arrangeaient, pas sauf qu’ici,« le boulanger » d’Abidjan s’y est mieux pris que Mugabé, en réussissant ‘ pour l’heure, à déjouer toutes les manœuvres souterraines de Paris pour le décrédibiliser aux yeux de la majorité de la population.
Pour clore, je dirai que le Zimbabwé a besoin d’un dirigeant plus éclairé que Mugabé. C’est désormais un homme du passé qui a fait son temps. Mais si l’alternance dans l’ex Rhodésie doit être pilotée de l’extérieur, cela ne se fera pas dans l’intérêt du peuple zimbabwéen et équivaudrait à brader une souveraineté chèrement acquise. Dans ces conditions, une froide analyse permet de se rendre compte que même un « piètre » gouvernement comme celui de Robert Mugabé, au-delà des évidentes et artificielles apparences forgées par la Grande Bretagne (mais facilitées involontairement par les maladresses du héros de la lutte pour l’indépendance) demeure malgré tout ce qui fait l’intérêt objectif des zimbabwéens. Encore faudrait-il qu’ils se départissent de leur émotions et douleurs récentes pour s’en rendre compte.

Écrit par : HARRIS | 03/07/2008

Eddy,

Pas d'épidermisme.
Il ne s'agit pas de dire que le soleil tourne autour de la Terre juste pour ne pas "crier avec les loups".
Des fois, les loups hurlent dans ton sens, et tu n'y peux rien.

Si les USA disent que Biya est un dictateur, on fait quoi? On dit tous qu'il est un excellent président qu'on adore juste pour être contre les USA?

C'est là la question. Les raisons que je lis ici pour soutenir Mugabé, c'est juste que les Occidentaux mènent une cabale contre lui. ça me parait réactionnaire comme argument.

Les zimbabwéens ont voté Tsvangiraï, même les observateurs africains ont constaté la bonne tenue du premier tour. De là, je ne vois pas où débattre.
Je n'ai pas à aimer Tsvangiraï ou pas, juste à voir ce que les urnes disent , et essayer de le respecter.

S'il existe des supra-forces pour dire qu'en fait, celui que le peuple vote ne doit pas devenir président parce qu'il est soit-disant à la solde des occidentaux, alors OK; mais sachons quelles en sont les conséquences.

Après Popol, préparons nous à avoir son fils sans discuter, car la démocratie est réellement une utopie.

3,5 milliosn de zimbabwéens ont fui en Afrique du Sud, quelques millions en Zambie; ce n'est pas ce que j'appelle des signes d'une bonne gestion du Zimbabwé.
Après, chacun a ses critères.

Écrit par : Nino | 04/07/2008

"C'est là la question. Les raisons que je lis ici pour soutenir Mugabé, c'est juste que les Occidentaux mènent une cabale contre lui. ça me parait réactionnaire comme argument."

Ca veux dire quoi "ça me parait réactionnaire comme argument."?

On dit qu'il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut voir et plus sourd que celui qui ne veut entendre.

Leur attitude a l'egard de Mugabe je le reaffirme n'est motive que par la volonte de se venger et donner au passage des lecons au prochain impetueux qui voudrait l'imiter.

Je l'ai dit je ne melerais jamais ma voix aux hurlements vangeresques et hypocrites de cette occident au le Zimbabwe.

La condamnation des patriotes africains du regime tyranique de Mugabe n'a rien a voir avec la crise d'hysterie vangeresque qui s'est empare de cette occident depuis la recuperation des terres.

Ne te semble t-il pas assez revelateur qu'ils soutiennent des ordures pire que Mugabe et qu'ils se donnent tant de mal a le renverser ce dernier?


"Si les USA disent que Biya est un dictateur, on fait quoi? On dit tous qu'il est un excellent président qu'on adore juste pour être contre les USA?"

Les pauvres enfants que Biya a embastille par milliers en fevrier dernier dans ses geoles infectes, apres en avoir massacre en trois jours d'emeutes plus d'une centaine, ont attendu en vain meme un murmure des USA.

En attendant que tes suppositions chimeriques se realisent dis moi mon cher ami depuis quand ces occidentaux se soucient de la liberte en Afrique?

Crois tu que leur vision, leur rapport et leur politique en l'Afrique ont change depuis le congres de Versaille et de Berlin?

Bon on interdit a personne d'etre naif.

Écrit par : Yetna | 05/07/2008

"Crois tu que leur vision, leur rapport et leur politique en l'Afrique ont change depuis le congres de Versaille et de Berlin?"

Je veux dire crois tu qu'ils envisagent l'afrique autrement qu'une reserve de matiere premiere occupee par des barbares?

Écrit par : Yetna | 05/07/2008

Je me réjouis de voir que le débat sur le Zimbabwé passionne toujours, mais davantage par la maturité dont font preuve la plupart des intervenants;qu'ils soient pour ou contre Mugabé.
Je ferai remarquer simplement ceci: la question n'est pas d'être pour ou contre Mugabé, mais de voir ce qui fait l'intérêt objectif des Zimbabwéens.
Ma conviction est que Mugabé n'est certainement pas l'avenir du Zimbabwé, mais, "comme à défaut de chien Cabri va à la chasse", le régime même « dictatorial et très peu éclairé » de Mugabé vaut cent fois mieux qu'un régime piloté de l'extérieur, à l'image de ce que sera le régime de Tsvangirai.
Un tel régime servira, en guise de redevance pour l’aide dont il a bénéficié, des intérêts extérieurs qui ne seront pas nécessairement profitables au zimbabwéens.
Malheureusement, les zimbabwéens sont tellement meurtris par la situation infernale que vit leur pays, au point qu'on ne peut leur reprocher de ne pas avoir le recule nécessaire pour faire les analyses que nous faisons.
Quand on sait que les occidentaux ne feront jamais rien pour rien, les partisans de l'opposition zimbabwéenne, en particulier, qui souffrent sous la férule de Mugabé, gagneraient à transcender leur douleur pour se demander quel deal secret vaut à Tsvangirai d'être autant soutenu par des gens pour qui l'Afrique n'est rien d'autre qu'un réservoir de matières premières à leur merci.
S'ils ne font pas cette réflexion, il leur arrivera ce qui est arrivé aux pays africains francophones; en effet, après avoir fêter les indépendances, ils découvrent aujourd'hui avec ahurissement (à l'occasion de crises comme celle de la Côte d'Ivoire) qu'ils sont toujours aussi esclaves que leurs ascendants, au point que même leur monnaie est la propriété d'un autre qui s'en sert pour les sucer à sang.
De la même manière, les zimbabwéens risquent de crier un jour " vive la liberté", pour se rendre compte, des années plus tard qu'ils avaient plutôt troqué la liberté contre l'esclavage!
Il réaliseront alors, comme ce fut le cas de nombreux africains avec Sékou Touré, que ce qu'il nomme "dictature", n'est rien d'autre que la situation d'un leader piégé par l'occident, poussé dans ses derniers retranchements et qui ne fait que se défendre, malheureusement de la manière la plus maladroite; et que ses mêmes maladresses sont encore exploitées par les mêmes pyromanes pour porter un coup fatal à la vraie indépendance! Mugabé est pris dans un engrenage ingénieux ou plutôt diaboliquement génial; du machiavélisme extrêmement exquis.
Puisse Dieu inspirer les zimbabwéens et les africains à aller à l'essentiel afin que cet engrenage ne se transforme pas en labyrinthe.

Écrit par : HARRIS | 05/07/2008

Cela fait belle lurette que je ne suis pas intervenu sur ce blog. Mais la situation au Zimbabwe nous interpelle tous. Harris, j'ai beaucoup apprecié tes réactions, tu fais preuve d'une grande lucidité, elles montrent qu'il y a des Africains qui veillent, qui ne veulent plus se laisser abuser par la propagande des médias occidentaux.
Je partage ton analyse lorsque tu affirmes que Mugabe est usé, qu'il a fait son temps et qu'il doit donc passer la main à quelqu'un d'autre. Mais pas à Tsvangirai qui est trop lié aux intérêts des propriétaires terriens. Au pouvoir il jouerait le même rôle que les Bongo, Sassou Nguesso, Biya et autres. C'est-à-dire contre les intérêts du peuple zimbabwéen. Déjà en 2002 Colette Braeckman remarquait : « La campagne électorale de 2002 révélera les ambiguïtés du mouvement d’opposition, et le caractère hétéroclite sinon douteux de ses alliances : depuis Londres, la Fondation Westminster l’appuie financièrement, la droite sud-africaine de M. Anthony Leon n’est pas en reste, aux côtés de la nébuleuse des organisations non gouvernementales du Zimbabwe. Nombre d’entre elles, récemment créées, sont en bonne part financées depuis l’Europe ou les Etats- Unis. » Ce Tsvangirai est ce qu'on appelle vulgairement un vendu.
En même temps, les Zimbabwéens sont à bout, ils ont du mal à survivre, du coup cette situation fausse leurs jugements et ils semblent réceptifs à tout discours anti-Mugabe. Ils doivent se ressaisir, cette situation est créée de toutes pièces par les Occidentaux qui ont décidé de se débarrasser de Mugabe qui a tourné le dos à leurs intérêts. Car tant qu'il ne les menaçait pas, ils l'ont adulé et sont même allés jusqu'à le décorer. Si cela peut aider les Zimbabwéens, ils peuvent s'inspirer de la lutte des Palestiniens de Gaza qui sont affamés dans cette prison à ciel ouvert par les Israéliens afin de les pousser à se révolter contre les dirigeants du Hamas. Mais les Palestiniens ne sont pas tombés dans le piège et ne cèdent pas. L'indépendance, la liberté sont des fois à ce prix.
Mugabe a été maladroit et comme beaucoup d'autres chefs d'Etat africains, il s'est accroché au pouvoir jusqu'à en abuser. Il a fait un mandat de trop, il faut qu'il mette ses problèmes d'égo de côté et ne plus penser qu'à l'avenir de son pays, de son peuple qu'il a libéré du joug colonial. Il n'est pas trop tard pour se racheter. Maintenant qu'il est "réelu", il doit faire preuve de sagesse et d'intelligence en se retirant au bout d'un certain temps ( 6 mois ou un an ) et passer le flambeau à une personne relativement jeune, compétente intègre et patriote. Il aurait pu se retirer à temps comme le lui avait conseillé Mandela il y a quelques années et le monde aurait gardé de lui l'image d'un héros, d'un libérateur. Désormais il devra se contenter de la caricature d'un vieux monsieur brandissant son poing que ne cesse de montrer la propagande occidentale.

Écrit par : Lanzi | 06/07/2008

Cela fait belle lurette que je ne suis pas intervenu sur ce blog. Mais la situation au Zimbabwe nous interpelle tous. Harris, j'ai beaucoup apprecié tes réactions, tu fais preuve d'une grande lucidité, elles montrent qu'il y a des Africains qui veillent, qui ne veulent plus se laisser abuser par la propagande des médias occidentaux.
Je partage ton analyse lorsque tu affirmes que Mugabe est usé, qu'il a fait son temps et qu'il doit donc passer la main à quelqu'un d'autre. Mais pas à Tsvangirai qui est trop lié aux intérêts des propriétaires terriens. Au pouvoir il jouerait le même rôle que les Bongo, Sassou Nguesso, Biya et autres. C'est-à-dire contre les intérêts du peuple zimbabwéen. Déjà en 2002 Colette Braeckman remarquait : « La campagne électorale de 2002 révélera les ambiguïtés du mouvement d’opposition, et le caractère hétéroclite sinon douteux de ses alliances : depuis Londres, la Fondation Westminster l’appuie financièrement, la droite sud-africaine de M. Anthony Leon n’est pas en reste, aux côtés de la nébuleuse des organisations non gouvernementales du Zimbabwe. Nombre d’entre elles, récemment créées, sont en bonne part financées depuis l’Europe ou les Etats- Unis. » Ce Tsvangirai est ce qu'on appelle vulgairement un vendu.
En même temps, les Zimbabwéens sont à bout, ils ont du mal à survivre, du coup cette situation fausse leurs jugements et ils semblent réceptifs à tout discours anti-Mugabe. Ils doivent se ressaisir, cette situation est créée de toutes pièces par les Occidentaux qui ont décidé de se débarrasser de Mugabe qui a tourné le dos à leurs intérêts. Car tant qu'il ne les menaçait pas, ils l'ont adulé et sont même allés jusqu'à le décorer. Si cela peut aider les Zimbabwéens, ils peuvent s'inspirer de la lutte des Palestiniens de Gaza qui sont affamés dans cette prison à ciel ouvert par les Israéliens afin de les pousser à se révolter contre les dirigeants du Hamas. Mais les Palestiniens ne sont pas tombés dans le piège et ne cèdent pas. L'indépendance, la liberté sont des fois à ce prix.
Mugabe a été maladroit et comme beaucoup d'autres chefs d'Etat africains, il s'est accroché au pouvoir jusqu'à en abuser. Il a fait un mandat de trop, il faut qu'il mette ses problèmes d'égo de côté et ne plus penser qu'à l'avenir de son pays, de son peuple qu'il a libéré du joug colonial. Il n'est pas trop tard pour se racheter. Maintenant qu'il est "réelu", il doit faire preuve de sagesse et d'intelligence en se retirant au bout d'un certain temps ( 6 mois ou un an ) et passer le flambeau à une personne relativement jeune, compétente intègre et patriote. Il aurait pu se retirer à temps comme le lui avait conseillé Mandela il y a quelques années et le monde aurait gardé de lui l'image d'un héros, d'un libérateur. Désormais il devra se contenter de la caricature d'un vieux monsieur brandissant son poing que ne cesse de montrer la propagande occidentale.

Écrit par : Lanzi | 06/07/2008

Je me rejouis Lanzi de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à garder toute notre lucidité en ce qui concerne le traitement de l'actualité par les médias occidentaux. Il ne nous reste plus qu'à souhaiter que tous ceux qui ont aujourd'hui la lourde responsabilité de mener nos peuples, puissent tirer les leçons de ce qui se passe au Zimbabwé, pour éviter de tomber dans les mêmes pièges que Mugabé; et Dieu sait qu'ils sont un certain nombre ces chefs d'Etat qui font des mandats de trop.

Écrit par : HARRIS | 06/07/2008

Autre élément qui peut paraître paradoxal. Si Mugabé est encore là, s'il s'entête à faire ce mandat de trop plutôt que de passer la main, c'est aussi parce que l'acharnement occidental lui en donne le prétexte.Subtilement, ils ont créé autour du Zimbabwé une ambiance qui fait penser au Zimbabwé de la lutte pour l'indépendance.Pas étonnant alors que le vieux se sente dans son assiètte et n'imagine pas que d'autres son capables de présider valablement aux destinées du Zimbabwé.Donc ils le combattent, mais en réalité ce sont eux qui le remettent en scelle.

Écrit par : HARRIS | 07/07/2008

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