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19/06/2008

"Bombardement" de Bouaké : la "bombe" de Mediapart

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La vérité sur ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire (singulièrement à Bouaké) en novembre 2004, est-elle en marche ? Il semble bien que oui. Quelques jours après le retour d'Abidjan de Bernard Kouchner, 733a0607a52ef9b2cc5639d287d898c8.pngministre français des Affaires étrangères, et plus d'un an après le départ du pouvoir de Jacques Chirac, une enquête publiée par Mediapart, le journal en ligne créé par Edwy Plenel, évoque clairement la possibilité que l'attaque du camp militaire français de Bouaké ait été perpétrée par... la France ! Il s'agit de la thèse de l'auto-attentat fabriqué pour se donner l'opportunité d'entrer en guerre que nous avons défendu, dans le mépris général, au Courrier d'Abidjan.

Fabrice Lhomme, l'auteur de cette enquête, est un ancien du Monde. Il connaît la Côte d'Ivoire pour y avoir "couvert" l'affaire Mahé (du nom d'un jeune Ivoirien tué par l'armée française dans l'ouest du pays) et "l'affaire" du bombardement de Bouaké. J'avais évoqué ici son projet de livre, jamais arrivé à son terme, sur les relations entre Paris et Abidjan (France-Côte d'Ivoire : le double jeu). J'avais essayé de le joindre, sans succès. Il avait réagi sur ce blog, mais je n'étais pas parvenu à avoir son adresse électronique, pourtant envoyée avec son commentaire - je ne maîtrise pas tous les aspects du logiciel de publication d'Ivoire-Blog...
Mediapart étant un site payant, je ne peux pas me permettre de reprendre l'intégralité des articles de Fabrice Lhomme - son papier de synthèse, des extraits commentés de la déposition de Dominique de Villepin face à la juge Florence Michon, et une interview de l'avocat des familles des militaires français morts à Bouaké. Je peux toutefois vous en livrer quelques extraits...

Le titre de l'article principal de Lhomme est explicite : "L'enquête sur le bombardement de Bouaké se heurte à la raison d'Etat". Lhomme écrit :

"Plus que jamais, le bombardement meurtrier du camp militaire français de Bouaké (Côte d'Ivoire), qui coûta la vie à neuf soldats français en novembre 2004, a des allures d'affaire d'Etat. Le 8 avril dernier, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué à la juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP), Florence Michon, qu'il ne souhaitait pas déclassifier le rapport de fin de mission de l'ancien ambassadeur de France à Abidjan, Gildas Le Lidec, conformément aux recommandations de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).
Ce document, qui couvre la période 2002-2005, l'Etat le couve jalousement. (...)
Depuis le début de l'enquête, tout se passe comme si l'Etat français avait quelque chose à cacher dans cette affaire dont on sait désormais presque tout... hormis l'essentiel : qui a donné l'ordre de bombarder, le 6 novembre 2004, une position française basée dans le lycée Descartes de Bouaké, au nord du pays, région alors aux mains des rebelles opposés au président Laurent Gbagbo? (...)
Dès le lendemain de l'attaque du lycée Descartes, les soupçons se sont logiquement portés sur l'entourage du président Gbagbo (les Sukhoï appartenaient à l'armée ivoirienne). Le chef de l'Etat ivoirien a toujours contesté avoir donné l'ordre d'attaquer des positions françaises, privilégiant la thèse d'une bavure et observant que le bombardement meurtrier avait servi de prétexte à la France pour mener des représailles, avec éventuellement pour objectif à court terme de le renverser...
Ce qui est certain, c'est que l'attitude des autorités françaises juste après l'attaque est pour le moins troublante."

Interrogé par la juge, Poncet n'hésite pas à "mouiller" Alliot-Marie, donc Chirac.

Lors de son audition, le général Poncet est revenu sur l'un des épisodes les plus intrigants de cette affaire. Le lendemain du bombardement, les forces françaises arrêtaient à l'aéroport d'Abidjan neuf Ukrainiens, quatre Biélorusses et deux Russes. Des mercenaires qui, a priori, avaient toutes les chances de détenir des informations sur l'équipage des deux Sukhoï. Les services de renseignement français savaient déjà à cette date que chaque avion était composé d'un pilote slave et d'un co-pilote ivoirien.
Or, dès le 11 novembre 2004, les quinze personnes arrêtées étaient relâchées et remises à l'ambassadeur de Russie, à la stupéfaction des militaires français.
«Je n'avais pas du tout envie de lâcher ces personnes», a confié le général Poncet à la juge, indiquant avoir reçu «cette instruction par deux canaux différents. D'une part le canal diplomatique, d'autre part le canal militaire. C'est l'ambassadeur de France qui m'a fait savoir qu'il fallait remettre ces personnes au représentant de la Russie.»
Le général dit avoir reçu l'ordre formel de libérer les mercenaires du général Emmanuel Beth, commandant du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). «Le général Beth n'a pu que me retransmettre un ordre qu'il avait lui-même reçu, il n'a pas pris d'initiative sur ce plan-là», a cru bon de préciser le général Poncet. «Avez-vous demandé des explications au général Beth, ou à votre interlocuteur, sur les raisons de cette décision?» s'est enquise la juge.

«Oui. Dans la discussion, de manière informelle, je me suis interrogé pour savoir pour quelles raisons on relâchait des personnes qui étaient des mercenaires et qui savaient certainement des choses intéressantes.

— Avez-vous eu une réponse ?

— Non.»

Publiquement, au cours de différentes interviews, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la défense, a notamment invoqué des motifs juridiques pour justifier l'élargissement des quinze mercenaires. Un argument qui ne convainc visiblement ni la juge, ni le général Poncet, qui a déclaré : «Selon moi, le cadre juridique ne posait pas de problème. Je vous renvoie à la loi Pelchat sur le mercenariat, qui date de 2003, et qui dit que l'on doit par tous les moyens empêcher ce type d'activités (...) Je préfère donc ne pas faire trop de commentaire quant à l'absence de cadre juridique.»
Visiblement amer, le général Poncet a conclu : «De toute façon, nous avions bien compris que nous ne devions pas nous intéresser aux mercenaires.»

«Les pilotes slaves n'étaient-ils pas des témoins gênants?» a osé la juge. «Je n'ai pas de commentaire à faire», a lâché Henri Poncet. Interrogé en qualité de témoin le 7 février, Dominique de Villepin, qui était à l'époque ministre de l'intérieur, et qui connaît par cœur le dossier ivoirien, a de son côté affirmé n'avoir été informé de rien (lire le compte rendu de son audition).


dddce67494cbffd455a0f520a15013ff.jpgDans son article, Mediapart laisse transparaître l'hypothèse d'un coup fourré au centre duquel se serait trouvé, dans le rôle de l'agent double, Robert Montoya, vendeur d'armes français (et ancien de la cellule antiterroriste de l'Elysée) qui a fourni à la Côte d'Ivoire les Sukhoï et... les fameux mercenaires ! Le papier de synthèse de Lhomme s'achève ainsi :

«L'implication possible dans cette affaire de Robert Montoya, personnage vraisemblablement bien connu des services de renseignements français, explique-t-elle le manque d'enthousiasme manifesté par les autorités françaises à la suite de l'arrestation des huit Biélorusses?» a demandé la juge Michon au général Poncet. «Je n'ai pas de commentaire à faire», a rétorqué le militaire, renvoyant la magistrate à ses interrogations ... ou à ses convictions."


Jean Balan, avocat des victimes, blanchit quant à lui le président ivoirien Laurent Gbagbo dans une interview, et demande que Michèle Alliot-Marie soit entendue. Extraits.

Me Balan, que vous inspire la décision du ministère des affaires étrangères de suivre l'avis de la commission consultative du secret de la défense nationale, opposé à la déclassification d'un rapport de l'ancien ambassadeur de France à Abidjan ?

Dans ce dossier, à ma connaissance, c'est la première fois que la CCSDN refuse de déclassifier un document. Parfois, on a eu du mal à obtenir la levée du secret défense, d'autres fois on a obtenu au minimum une déclassification partielle... C'est pourquoi je suis à la fois très surpris et interrogatif. Cette décision entraîne toutes sortes de suppositions. Visiblement, on touche au secret d'Etat.

Les documents préalablement déclassifiés avaient-ils permis de faire avancer l'enquête?

Oui, énormément. Nous savons désormais exactement ce qu'il s'est passé, à la minute près. Sauf un point essentiel: d'où est venue la décision de bombarder le camp français. Pour résumer, je dirais que l'on sait qui a attaqué nos soldats, mais pas pourquoi!

Au départ, les soupçons s'étaient portés sur l'entourage de Laurent Gbagbo...


C'est exact, mais on sait maintenant à 95% que cela ne vient pas de Gbagbo. Il y a de nombreux témoignages qui le confirment..

(...)

En clair, vous n'excluez pas que la France soit complice d'une affaire qui aurait pu être le prétexte idéal pour se débarrasser de Laurent Gbagbo?


C'est une hypothèse comme une autre. Cette interrogation, je ne suis pas le seul à la soulever. Des militaires mais aussi la justice maintenant se posent la question. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas en l'état d'explication rationnelle à l'attitude de la France depuis le bombardement.

Vous souhaitez que les ministres de l'époque s'expliquent?


Absolument. J'avais demandé il y a deux ans différentes auditions, qui m'avaient été refusées. Mais depuis, le dossier s'est enrichi de révélations qui justifient de nouvelles démarches. J'ai déjà obtenu l'audition de Dominique de Villepin, en tant qu'ancien ministre de l'intérieur. Et je m'apprête à demander l'audition de Michèle Alliot-Marie, au vu des nouvelles informations contenues dans le dossier. Elle s'est exprimée dans la presse pour dire pourquoi on avait laissé filer les mercenaires. Or, le dossier établit que ses justifications sont non seulement insatisfaisantes, mais surtout inexactes. Mme Alliot-Marie doit s'expliquer.

Commentaires

Si ce rapport est vrai, ce dont je ne doute pas un seul instant, l'histoire est pleine d'atrocités de ce genre. Rapellons-nous d'Hitler en 1933 qui a lancé une attaque contre son propre territoire, attentat maquillé en attaque polonaise.
Si ce rapport est vrai donc, on peut en tirer (au moins) 3 conclusions:
- la haine viscerale envers les africains et/ou l'appat du gain qu'éprouve la france (ou ses décideurs)
- ils sont prêts à tout, même si des soldats francais doivent y passer, pour atteindre leur(s) but(s)
- et enfin, 3emement, ils ne sont pas près de déclassifier le document, ca on peut en être certains.

Mes amis, il y'a urgence à unir l'Afrique, et qu'elle prenne son destin en main. Plus le temps passe, plus on se rend compte que dans la conception occidentale du monde, il n'y a pas de place pour l'amitié entre les peuples et les nations. Ils ne reflechissent qu'en terme d'intérêts, d'argent, d'influence, même s'il faut pour cela marcher sur des villages entiers d'africains. Tant pis pour celles et ceux des notres qui n'ont pas encore ouvert les yeux et les oreilles.
Et je déplore que devant autant de révélations, l'Union Africaine reste muette. Car cette attaque contre la Cote d'Ivoire est une attaque contre l'Afrique toute entière.

Bon en même temps, on comprend un peu, puisque nos chefs d'Etat ont pour la plupart été élus et installés par l'Elysée, et n'ont donc aucun compte à rendre aux populations africaines.

Écrit par : Eddy | 19/06/2008

Eddy, voila qui est bien dit! Mais en même temps, j'ai peur! Autrefois tout etait mis en oeuvre pour que ces actions restent au secret!

Mais aujourd'hui, on le fait au grand jour, on le dit devant tout le monde et personne ne s'en emeut! Sauf les journalistes et les blogueurs!

Que font les politiques? Que font les décideurs? On parle et on parle!

Mais un tout petit espoir reste vivant en moi! C'est la prochaine generation des cadres Africains, cette jeunesse qui, aujourd'hui, est en train de tout remettre en cause, sur papier bien sur, prions que cela puisse devenir réalité demain!

Inch'allah!

Écrit par : zwan | 19/06/2008

Merci Théo
pour ce document que tu as pris la peine de lire pour nous en parler. Le fait que le bombardement de Bouaké demeurait inexpliqué me restait en travers de la gorge. Il en est de même de la retraite soudaine des loyalistes de Bouaké au moment même où ils avaient mis les rebelles en déroute.
Sur le bombardement de Bouaké et la réaction brutale et épidermique de Chirac, j'avais écrit sur un forum de Lacroix ma haine de la politique de Chirac. Comment pouvait-on répliquer immédiatement (une heure après) à la faute de celui que l'on appelle un ami sans même chercher à savoir si la faute était accidentelle ou non. En pareille circonstance, aucun pays européen n'aurait attaqué de manière aussi immédiate un autre pays européen. La France a profité de sa puissance pour écraser une nation plus faible qu'elle. Je me réjouis de voir la vérité apparaître au grand jour. Nous savons maintenant que les Français reconnaissent qu'ils sont eux-mêmes les auteurs du bombardement de Bouaké. Ne pas savoir d'où vient précisément l'ordre n'a pas trop d'importance. Cette vérité est suffisante pour que - comme dit Eddy - les états africains s'interrogent sérieusement sur l'attitude de la France à leur égard. Mais je dis aussi honte aux rebelles ivoiriens et à Alassane Ouattara qui ont applaudi les sanctions contre la Côte d'Ivoire suite à cet événement.

PS : ma contribution à ton billet sur Obama arrive ! C'est un excercice qui n'est pas facile.

Écrit par : St-Ralph | 19/06/2008

je te remercie pour ton commentaire théo

@st-ralph
il ne faut pas confondre le gouvernement français et les français

@eddy
pour reprendre tes propos :

"il y'a urgence à unir l'Afrique, et qu'elle prenne son destin en main. Plus le temps passe, plus on se rend compte que dans la conception occidentale du monde, il n'y a pas de place pour l'amitié entre les peuples et les nations. Ils ne reflechissent qu'en terme d'intérêts, d'argent, d'influence, même s'il faut pour cela marcher sur des villages entiers d'africains"

avant d'unir l'afrique il faudrait unir les ethnie qui ce haïssent au pays.

comme dit le proverbe :
avant d'enlever la paille dans l'oeil de ton voisin , enlève la poutre du tien...

amitiées.

Écrit par : af | 20/06/2008

Contribution au projet de Théo

La percée politique de Barack Obama est une étape décisive dans l'histoire moderne des Noirs depuis la sortie du joug de l'esclavage. Elle est la marque officielle du début de l'ère de la fraternité entre deux mondes aux relations conflictuelles : le noir et le blanc.

Raphaël ADJOBI

Écrit par : St-Ralph | 20/06/2008

Je ne pense pas que les ethnies se haissent. C'est des fables. Il ne faut pas confondre des reflexes de replis identitaires avec de la haine.
Ensuite, ton proverbe ne colle pas à la situation: cherches-en un autre.

Écrit par : Eddy | 20/06/2008

tu ne doit pas vivre en cote d'ivoire pour dire cela st-ralph
des fables ?!! tu me fait bien rire mon ami
le mot "haissent" est peut être un peu trop fort alors je dirais jaloux !
ca te vas comme ca ??

Écrit par : af | 20/06/2008

@zwan

si tu compte sur la prochaine generation des cadres Africains qui vont étudier en europe. et bien ...c'est mal barré !!

Écrit par : af | 20/06/2008

@Eddy

"ils sont prêts à tout, même si des soldats francais doivent y passer, pour atteindre leur(s) but(s)"

pense tu que c'est différent en afrique ?
réveille toi vieux :):)

les pages de nécrologie en cote d'ivoire sont remplis de personnes que l'ont assassines.
la veille tu recontre un pote le lendemain il meurt d'une mort subite !
et on peut lire dans le journal 'mort d'une courte maladie '
c'est drole NON ?

@st-raph
Alassane Ouattara devrait plutot s'occuper de sa" famille" au lieu de chercher à assouvir le peuple ivoirien.
c'est un pauvre mec comme le dit si bien alpha blondy.

mon rêve:
quand le peuple sera unis, une CI libre et fière !!

Écrit par : af | 20/06/2008

la vérité historique c'est avant tout le temps!
l'accélération vers la vérité, la disgrâce de de villepin et le rechauffement abidjan paris: coincidence?

Écrit par : marianne | 20/06/2008

@af
Faut surement craindre que ceux qui vont étudier en Occident reviennent aliéné et corrompu, mais ce sont ceux aussi qui ont une vision réelle non de la situation mais de l'Occident et de son opportunisme...

Sinon quand je parle de prochaine génération, je parle de nous tous, sans exception. On se sait, on apprend à se connaitre, la vigilance c'est dès aujourd'hui.

Écrit par : zwan | 20/06/2008

Merci Theo de tes recherches, j'aimerais tellement qu'il y ait beaucoup d'entre nous qui fassent la meme demarche, pas ceux qui discussent ici, parce que je pense que tous le font mais comme certains de mes amis qui ne croient plus en rien surtout pas en leur pays.

Chaque fois que je discute avec eux je dois revenir sur les fondamentaux avant d'éléver le débat...une perte de temps enorme au final on ne parle que tres peu de l'avenir.

Je pense que comme beaucoup de ces amis africains, beaucoup de francais ne savent meme pas ce qui se passe dans cette partie du monde. Pas parce qu'il s'en foutent mais leur quotidien est aussi trouble et leur avenir hypothequé, controlé par leurs politiques.

Donc quand on parle, parlons des dirigeants seuls responsable.

Aujourd'hui certaines personnes autour de ce debat ont leur langue qui ne tient plus en place...et bientot on aura la verite claire devant nous, les dirigeant francais ont leur Cote d'ivoire (avait je veux dire) les dirigeant anglais ont leur Zimbabwe et ainsi de suite....ca ne changera pas maintenant

Mais la jeunesse quelque soit ou elle a étudié est consciente de ce qui se passe et le colonialisme n'a pas le meme sens pour elle que pour nos parent et ca c'est deja un vrai pas...

PS : Je sais j'interviens souvent en proposant de faire du concret, notamment sur la corruption. Je suis surpris a quel point depuis nos discussion dans le village les choses sont devenues ce qu'elles sont maintenent.

Mais le projet est toujours d'actu. comme Théo et bcp d'entre vous je dois combiner boulot et combat pas simple, les choses avancent...doucement mais surement

Écrit par : metu | 22/06/2008

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