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05/06/2008

Barack Obama : un "ou" à deux pas de la Maison Blanche

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C'est fait ! A moins d'un cataclysme, Barack Obama sera le candidat du Parti démocrate lors de la prochaine élection présidentielle américaine. Dans le monde, beaucoup de Noirs ont suivi avec enthousiasme son aventure politique vers l'investiture, avec d'autant plus de passion que la vie politique plutôt fade de beaucoup de leurs pays les privaient d'un certain nombre de sensations fortes. Ils ont soutenu "le frère", en grande partie parce qu'il était "un frère". Ils ont, nous avons conspué les arguments racistes des Républicains ou du camp Clinton. Nous étions du côté de la jeunesse flamboyante, de la modernité, de la victoire des hommes sur leurs instincts grégaires.
Certes. Mais nous devons nous poser une question. Un phénomène à la Barack Obama peut-il se produire dans nos pays ? Car Barack Obama est un défi vivant à une certaine norme politique dans l'Afrique contemporaine : l'ethnicité, le repli communautaire, l'essentialisme primaire.
Au Kenya, le pays du père de Barack Obama, des politiciens ont réussi à pousser certains Kikuyus, Kalenjins et Luos à s'entretuer sous leurs bannières. Ceux qui ont cédé à la tentation "pré-génocidaire" l'ont fait parce qu'ils considéraient leurs champions comme des candidats communautaires, là où Barack Obama a été porté par un mouvement dépassant les fractures - bien réelles - de l'Amérique d'aujourd'hui.
Au Cameroun, pays d'où je viens, il n'y a pas de citoyens dans l'absolu, il y a des membres de groupes ethniques reconnus comme Camerounais. Quand j'étais au collège, on nous demandait de noter notre département d'origine sur notre carte scolaire d'identité - le département d'origine n'étant pas celui où l'élève est né, ni celui où ses parents sont nés, mais celui dont ses ancêtres étaient issus avant le vaste mouvement de migration interne qui a commencé au début du XXè siècle. Aujourd'hui, il y a des quotas ethniques officiels et discriminatoires qui existent lors des concours administratifs. Ce n'est pas du tout de la discrimination positive. Cette discrimination là ne vise pas à faire émerger des peuples historiquement défavorisés comme les Pygmées. C'est une forme de "containment" visant à empêcher, en dépit de la démographie et de la méritocratie, certaines ethnies "d'envahir" l'administration.
En Côte d'Ivoire, pays où je vis, Barack Obama - que je ne peux imaginer autrement qu'en démocrate pacifiste - n'aurait pas pu se porter candidat à la magistrature suprême. La Constitution (choisie par référendum) l'en aurait empêché. Il aurait été un "ou", semi-étranger donc potentiellement dangereux. Au Gabon, au Burkina Faso, Barack Obama n'aurait jamais pu être candidat.
Réjouissons-nous donc de la victoire du "frère", mais réfléchissons sur les raisons qui font que cette victoire aurait été impossible dans nos pays. Il est peut-être temps d'engager nos intelligences dans la construction de nations africaines non seullement indépendantes, mais aussi non raciales, non tribales, diasporiques. "Afropolitaines", selon l'expression de l'histoire camerounais vivant en Afrique du Sud, Achille Mbembe.

14:14 Publié dans Analyse | Lien permanent | Commentaires (14)

Commentaires

Même des nations "afropolitaines" payeraient, elles aussi leur tribut à l'ogre identiaire...On ne sort jamais de la problématique identitaire, on ne fait jamais que la reformuler selon les rapports de force du moment. Il n'y a jamais d'angélisme

Écrit par : Edgar | 05/06/2008

Il faut toutefois profiter des grands moments d'Histoire chez les autres pour faire le point sur nous-mêmes et nous challenger. Ou bien ? La névrose identitaire est partagée par toute l'humanité, mais à un moment ou à un autre, à un endroit ou à un autre, il y a des plongées et des ascèses.

Écrit par : Théo | 05/06/2008

Il est bon de se poser des questions sur la situation politique des pays africains ; et celles que tu poses ne sont pas sans intérêt. Cependant, je crois qu'il n'est pas toujours bon de se poser en juge des institutions des nations. Et je crois que ce n'est point le caractères inique des institutions qui est préoccupante aujourd'hui. Je crois que notre péché essentiel c'est que nous ne sommes pas capables de respecter les institutions que nous nous donnons.
Tous ceux qui ont critiqué la Côte d'Ivoire au moment de la crise - et particulièrement nos voisins - ne peuvent jurer avoir des institutions moins discriminatoires. Même quand les institutions ne referment aucun élément discriminatoire, c'est à dire quand elles ne se fient qu'à la seule nationalité du citoyen pour l'autoriser à être candidat à la direction du pays, les structures qui conduisent à la magistrature suprême contiennent bien souvent trop de filtres pour rendre l'accession à ce poste presque impossible à certaines catégories de personnes. Je pense à la France en disant cela.
Certes, la situation de nos pays est souvent conflictuelle. Mais je me dis que si nous commençons par le respect de nos règles, nous pourrons peu à peu travailler à les changer. Rien ne peut être immuable. Et quand je vois tous ces pays du monde où vivent de nombreux noirs, je n'en vois pas un qui permettrait à un noir d'accéder à la présidence de la République. C'est pourquoi les Américains ont raison quand ils affirment haut et fort qu'il n'y a que chez eux que cela est possible.
Je dis donc si en Afrique ce rêve n'est pas possible pour ceux qui n'ont pas un père et une mère du pays, ailleurs ce rêve est également impossible pour tout individu ayant la peau noir. Dans un cas comme dans l'autre, c'est de la discrimination.

Écrit par : St-Ralph | 05/06/2008

tout à fait d'accord avec saint raphael!
pour une fois je ne suis pas tout à fait d'accord avec theo (c'est normal, une fois n'est pas coutume).

Ma prise de position dans la crise ivoirienne est très imple: il faut respecter nos lois! lutter ensuite pour que les choses évoluent en tenant compte de notre spécificité (pays de brassage ethnique transnational, source principale de notre avenir)!
Moi ce qui m'a toujours choqué chez ado c'est le fait de mentir sur ses origines par tous les moyens! Barak a affirmer dès le début ses origines sans aucun complexe.

Sinon je pourrais aussi te demander théo pourquoi un americain né de pere et de mere américain mais qui a été accouché à la pisam parceque ses parents étaient en mission à abidjan ne pourrait pas être président aux usa? en quoi est il responsable de son lieu de naissance ?
Si le fait d'(être américain sans pouvoir être candidat à la présidence de son pays est sis discrimant, pourquoi au pays des droits de l'homme ne voyons nous pas des américains prendre des armes pour que cela change?

en france où je vis on entend toujours cette phrase: c'est la loi qui le dit donc cela doit être respectée! C'est cela la base du developpement

C'est aussi vrai que bcp de ditacteurs font une utilisation partisane et malhonnête de la puissance de la loi fondamentale....

Écrit par : marianne | 05/06/2008

Recentrons le débat. Je ne suis pas du tout favorable à la prise des armes pour changer les institutions, quand elles sont démocratiques. Et la Constitution ivoirienne a été votée démocratiquement, massivement.
Il reste qu'il faut regarder le problème globalement. D'ailleurs, il n'y a pas qu'en Côte d'Ivoire que c'est comme ça. Cela veut dire que nos constituants considèrent qu'il faut être un vrai autochtone pour diriger nos pays. Donc, chez nous, Barack n'aurait pas été président. Pourtant, nous apprécions son aventure ailleurs. C'est tout ce que je veux dire.
Notre vision de la nationalité et de l'identité est souvent essentialiste. On est ce qu'on est, pas ce qu'on fait ou ce qu'on croit. Est-il souhaitable que cela change (démocratiquement, par la fabrication d'un consensus) ou pas ?

Écrit par : Théo | 05/06/2008

Bien dit St raphael et Marianne ! C'est une leçon que les americains donne au monde entier et pas seulement aux Africains ! Et cette leçon ne signifie pas exclusion zero, puisque, comme l'a si bien dit Marianne, les americains né hors du pays sont exclus par la loi. Mais au USA, quand on dit tu peux, tu peux ! Il y a beaucoup moins d'hypocrisie ! Et vous connaissez le pays developpé le plus hypocrite de la planete (champion du monde en hypocrisie) ? La france !!!

Écrit par : Kocowoulou | 05/06/2008

Théo, ton exemple est trop particulier.
Que pense-tu du fait qu'au Etats Unis, la Constitution restreint les présidentiables à ceux né dans le pays ? Ne pense tu pas que le vrai pb soit celui du respect des lois et du manque d'hypocrisie ? Arnold (l'acteur) a pu etre gouverneur sans pb, mais il ne peut pas etre president, et il ne trouve pas cela insupportable au point de prendre les armes !

Écrit par : Kocowoulou | 05/06/2008

Bien entendu, tout débat sociétal doit être fait dans le cadre de la culture démocratique. Je peux ne pas être d'accord avec les crispations de ma société, et les accepter en attendant de convaincre mes compatriotes d'un certain nombre de choses.
Sinon, ce serait contre-productif. L'aventure militaire d'ADO par exemple a plus braqué les Ivoiriens qu'autre chose. Elle n'a pas fait avancer la philosophie diasporique, dans une société qui est déjà multiculturelle pour son bonheur et sa force.

Écrit par : Théo | 05/06/2008

Théo quand tu affirmes que Barack Obama est un défi à une certaine norme politique, je pense que tu commets une erreur d'analyse qui fait que tu n'abordes la question que sur le seul point de la partie visible de l'iceberg.
Ainsi tu l'enfermes justement dans le piège physique que ces adversaires souhaitent, celui d'être un candidat des noirs alors que lui s'affirme comme un candidat noir, même si M. OBAMA tout au long de sa campagne a joué avec cette ambigüité au fil des attaques du camp CLINTON.
Mais le plus important, que tu omets et en ce sens que ton affirmation perd de sa valeur, c'est que la réussite d'OBAMA montre les limites d'une percée égalitaire qui se résumerait à la réussite de quelques personnalités, un peu comme Sarkozy avec ses nominations de YADE, DATI et AMARA.

Écrit par : hermeister | 06/06/2008

Je trouve que le sujet est légèrement biaisé : la question que pose l'investiture de BO consiste à savoir si un NOIR (au sens de la culture étatsunienne du terme) peut être Président(iable) dans un pays considéré comme un pays de Blanc...

La question rigoureusement équivalente en Afrique est celle de savoir si un BLANC (au sens africain du terme, donc également un métis) peut briger la présidence de la république dans nos pays...

Or, ainsi posée, je répondrais sans hésiter YES à cette question : un Africain blanc peut être PR dans son propre pays, s'il satisfait les conditions expresses de la constitution en vigueur. En revanche, un Français noir échouerait à faire admettre une telle possibilité à ses concitoyens...

La question "ethnique" n'est pas exactement la même que celle "raciale", bien qu'elle soit effectivement LE problème en ce qui nous concerne : évidemment, en France, un Corse, Auvergnat ou Bourguignon ne verrait pas ses chances de candidat surdéterminées par son origine "ethnique" ; il serait quasiment incongru de se poser la question. Tandis que chez nous en Afrique, elle reste prépondérante...

Amha, cela procède de ce que nous n'avons jamais fait notre anamnèse des 500 ans de traite négrière et de colonisation, qui ont disloqué de vastes ensembles politiques fédérationnels africains (Mali, Kongo-dya-Ntotila, Ashanti, Bénin, etc.) pour les remplacer par des structures sociétales microptiques ("tribus", "clans", "ethnies"), défensives, tendant à se refermer sur elles-mêmes...

Les colons ont exacerbé les motifs de divisions entre ces structures, en vue de contrôler plus aisément l'ensemble (recrutant leurs hommes de main dans tels groupes pour mater tels autres, saccageant les modalités hiérarchiques qui s'étaient établies entre divers groupes, etc.) hétéroclite ainsi formé. Leur entreprise de division a été soutenue par une littérature africaniste fondamentalement négrophage, qui inventa et essentialisa des catégories factices pour les besoins de la cause : ex, Hutu/Tutsi, société "a-céphale"/société à Etat, etc.

Les héritiers politiques des colons, qui sont aussi les affidés nègres des néocolons, ont également hérité de ces stratégies de divisions "ethniques" sur lesquelles repose généralement leur dictature népotiste, "tibaliste"...

Ce problème se résorbera progressivement lorsque le personnel politique africain sera choisi EXCLUSIVEMENT par les Africains eux-mêmes, selon leurs propres règles constitutionnelles souverainement établies, en considérant davantage la qualité professionnelle des candidats, leurs programmes, et la sincérité de leur dévouement pour la res publica. Or, les Africains sont totalement capables de cela, comme en témoigne leur histoire politique millénaire ; à condition que Bwana ne lmeur inflige pas pendant d'autres innombrables décennies des Bokassa, Mobutu, Ahidjo, Bongo, Sassou, Déby, Patassé, Compaoré, etc.

Bref, le contexte étatsunien d'Obama nous questionne différemment sur nos propres pesanteurs sociologiques, qui ne s'expriment pas exactement dans les mêmes termes que chez les Ricains. Mais, ce peut être une autre occasion d'y réfléchir...

Écrit par : ogotemmêli | 06/06/2008

Sinon hormis le bon Test de Rorschach que représente OBAMA, chacun voyant dans sa candidature ce qu'il a envie. Pouvons-nous nous intéresser de manière pragmatique à la partie de son programme qui nous concerne le plus, sa politique étrangère.
Sur ce point OBAMA est dans la droite lignée de la pax americana, il l'a réaffirmé sans aucune hésitation dans son discours devant le "Chicago Council on Global Affairs" en avril 2007, en vantant les mérites de l'unilatéralisme quand les enjeux stratégiques de cette même Amérique étaient menacés.
Pour l'Afrique, il s'appuiera sur les trois dogmes actuels : la lutte contre le radicalisme musulman (lutte anti terrorisme), la conquête du marché africain (enjeu stratégique depuis la prise de force de Pékin) et enfin la prévention contre le SIDA. Pour ces trois enjeux, beaucoup de signes laissent penser que le niveau d'ingérence US sera proportionnel à la volonté de résoudre ces questions avec les pays du continent.
Enfin souhaite t-il fabriquer un monde multilatéral (comme semble le signifier sa volonté de construire des alliances et de fortifier le rôle de l'ONU) ou au contraire améliorer l'efficacité des actions unilatérales des États-Unis avec des coalitions sur mesure (comme cette référence faite à la coalition de la guerre du golfe et au rôle de l'OTAN). Il évite soigneusement de le préciser...

Écrit par : Hermeister | 06/06/2008

Ogo, le sujet est certes "anglé". Mais c'est dans un objectif de provocation et de réinterrogation de notre propre vision de l'altérité. Elle peut avoir été modifiée en mal par la colonisation et les partis uniques mais elle est là, devant nous. Faut-il oui ou non, l'admettre ?
Sinon, Hermeister, je ne pense pas que la politique des Etats-Unis changera avec Barack Obama, tout simplement parce que les intérêts américains seront les mêmes. Par ailleurs, pour moi, l'ONU n'est pas un symbole de multilatéralisme absolu mais une "coopérative de puissants" désormais rendue impotente par les divergences stratégiques entre les Occidentaux d'un côté, les Chinois et les Russes de l'autre.

Écrit par : Théo | 06/06/2008

Il me semble important de signaler que dans la liste des gens (présidents) qu'on doit éviter de nous infliger (message de Ogommêli), il en manque un de taille que je refuse de laisser à l'intérieur du très vague "etc." : Gbagbo !

Écrit par : Kocowoulou | 06/06/2008

BARACK OBAMA, LE SYMBOLE, LE SIGNAL

Un NOIR, un africain "presque", briguer la magistrature suprême des USA ? OUI, c'est Possible !
Quelle preuve de maturité, mais surtout d’humilité de Barack et du peuple américain ?

Le sénateur Barack OBAMA veut et peut changer l'Amérique, …, même le monde.
Cette énergie positive (divine) qu’est le changement, devrait rapidement se répandre partout dans le monde, comme un virus, rendant possible en Afrique ce qui jusqu’à présent a tenu de l’impossible, de l’irréel : le DEVELOPPEMENT.


UN HOMME et UN PEUPLE DEMOCRATE, riches de leurs diversités et de leurs héritages respectifs mais surtout rempli d’humanisme, toute chose nécessaire pour la JUSTICE et la PAIX, voilà les ingrédients du DEVELOPPEMENT.

Quelle leçon ?

Les africains devraient déjà (avant la victoire finale), tirer les leçons de maturité de Barack Obama et du peuple américain, pour un CHANGEMENT VERITABLE EN AFRIQUE.

Les africains doivent eux aussi, aspirer au développement, pour cela ils doivent être capable de surmonter leurs divisions raciales, culturelles, et économiques ; l’esprit "TRIBAL", en adoptant un changement véritable et profond des mœurs sociales, culturelles, économiques et politiques (parti tribal) englobés sous le vocable de DEMOCRATIE. En somme les africains doivent devenir DEMOCRATE.

Nous les jeunes africains vivant sur le continent ou ailleurs, devons former une chaîne dans toute l’Afrique, sur les cinq continents pour nous approprier ses idéaux et les véhiculer dans nos sociétés, si nous voulons des lendemains meilleurs pour notre continent.

Nous devons savoir que le chemin sera long et semé d’embûches, mais nous devons toujours nous rappeler que quelque soient les obstacles qui se dresserons nous devrons avancer, car rien ne peut arrêter la puissance de millions de voix réclamant le développement, le changement, et quelque soit le temps que ça devra mettre, cela arrivera.


Si vous êtes un jeune africain ou un jeune d’ailleurs et si vous croyez qu'il y a un besoin de changement en Afrique, voir dans le monde et que Barack Obama est le seul candidat qui soit proche de nous et qui soit le symbole de la rupture (changement) aux USA et dans le monde ; le seul qui puisse l’impulser en Afrique, par son exemple ; Il est l’heure de prendre une décision pour votre futur.

Jeunes africains soyons…

Prêt pour l'espoir,
Prêt pour le développement,
Prêt pour le changement
Prêt.


Réveillez vous ! Réveillez les cœurs et les consciences.

Rejoignez le groupe si vous êtes jeune et d'Afrique ou d’ailleurs, parce que c'est l’occasion pour que notre génération amène des jeunes politiciens pas encore corrompus, doués et intelligents à la tête de nos Etats.

Soutenons la candidature de Obama, son arrivée à la maison blanche sera le départ d’une nouvelle ère pour les USA, l’Afrique, le monde.



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BARACK OBAMA UN LEADER CHARISMATIQUE

Notre époque est caractérisée par une atmosphère lourde, le désespoir profond. La plupart des gens sont désemparés, anxieux, entre catastrophes, famines, guerres, attentats, intégrisme religieux (chrétien, musulman, juif), le SIDA, la flambée des cours mondiaux des matières premières et métaux précieux (pétrole, or) ; il semble ne plus y avoir d'espoir.

C'est là que Barack Obama apparaît et redonne une lueur d’espoir, parce qu'il est debout (il n’a pas eu peur d’oser lui, un NOIR, de postuler pour la magistrature suprême des USA, balayant ainsi deux siècles d’histoire), parce qu'il rassemble, parce qu'il parle d'union, de soutien des uns aux autres, de tolérance, parce que son attitude est foncièrement démocrate, humaniste, universelle, divine, il fait quand même partie d’une église évangélique très progressiste.

Si Obama correspond au candidat qui semble le plus capable de fructifier cette mission, pourquoi pas ? Le mouvement Obama est ancré dans l’idée de rupture, du changement. Dans son discours le soir de sa victoire sur Hillary, à St Paul dans le Minnesota, Barack Obama a déclaré : "c'est notre moment. C'est notre moment de tourner la page des politiques du passé."

Actuellement, Obama a l’oreille du monde entier (ce n’est plus le candidat des seuls américains, mais de tous ceux qui aspirent au changement partout dans le monde), mais plus particulièrement d’une nouvelle génération de jeunes (à cause de son côté jeune idéaliste) qui veulent une rupture avec l’ordre ancien. En effet il vaut peut-être mieux dire "change" for "hope" que "change" because I have experience.


Barack Obama a une qualité qui est indispensable quand on cherche à être élu : il a du charisme. Il parle bien, il sait être sincère et faire adhérer les gens à ses idées. Cette qualité réside au niveau des énergies (c’est divin). Quand Barack Obama s'adresse à des foules, son désir sincère d'être utile à ses semblables, l'amène lui-même à accéder à des hautes fréquences énergétiques aux quelles seuls les véritables altruistes ont accès. “It’s not about me,” “Je ne suis pas là pour moi-même”. Ceux qui veulent le pouvoir pour eux mêmes ne peuvent y avoir accès, aussi accusent ils celui qui le possède, de faire de beaux discours !

Barack Obama n’est peut être pas parfait, mais il faut reconnaître que les leaders de cette qualité, marquent toujours l'lix Houphouet Boigny, Mandela, pour ne nommer que ceux là.

CHERIF Abdoul Aziz
Consultant / Formateur
Cherif.gn@gmail.com
www.cherif.4t.com

Écrit par : Chérif | 10/06/2008

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