topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

29/05/2008

Côte d'Ivoire : Guerre Soro-Zakaria, deux vidéos qui en disent long

On peut tout dire à propos de la crise ivoirienne et de sa "complexité", il n'en demeure pas moins vrai que le conflit dont sort le pays des Eléphants a une certaine logique. Ainsi de la guerre Soro-Zakaria, qui passionne l'opinion ivoirienne ces derniers jours. Retournons un peu en arrière.
En 2003, c'est la guerre totale entre IB et Soro, pour des questions de leadership. De nombreux chefs rebelles tentent d'expliquer en quoi "IB" est le "vrai père de la rébellion" ou pourquoi Soro, qui avait pris le risque de se montrer quand "IB" se calfeutrait au Burkina Faso, méritait de diriger l'insurrection. En meeting à Kani (le village où Soro a prononcé, il y a peu, le discours marquant leur rupture), Zakaria refusait toute langue de bois : la seule personne à qui devait revenir la loyauté de la rébellion, c'était bien Alassane Dramane Ouattara.



L'on comprend pourquoi Zakaria refuse aujourd'hui de se soumettre à la logique des accords de Ouagadougou, qui marginalisent son vrai champion, et d'un Guillaume Soro qui, en 2004, au Gabon, disait pis que pendre de Laurent Gbagbo, comme nous le rappelle avec une pointe de perfidie une vidéo postée par le journaliste gabonais Thierry Ndong...

19:30 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Loin des cachoteries politiciennes biens calculées, et des propos affabulatoires de toutes sortes dont les rebelles avec à leur tête la chimère « Apte à Détruire dans l’Ombre » nommée ADO, usent pour faire oublier la genèse de cette guerre et surtout certains faits et dires révélateurs et de poids, la Côte d’Ivoire se fragilise petit à petit au fils du temps à cause des concessions de toutes sortes faites à ces criminels qui aujourd’hui dirigent presque le pays au vue des postes de très hautes responsabilités qu’ils occupent dans les hautes instances des institutions de l’état.
C’est comme si on leurs avaient offert l’épée de Damoclès, et qu’ils la faisait tournoyer au dessus de la tête du Président de la république.
ADO à encore plus d’un scénario macabre dans sa gibecière pour espérer diriger ce pays dont il n’aime que l’argent, alors que ceux qui aiment la Côte d’Ivoire restent en éveil. Le plus difficile reste à venir. Hauts les cœurs …

Écrit par : Claudus | 29/05/2008

Ce que je constate c'est que lorsqu'on semble se rapprocher de la sortie de crise, les mêmes evenements se reproduisent:
-les forces dites nouvelles qui remettent sur le tapis leurs grades usurpés
-l'onu qui se précipite pour reclamer des sanctions contre les acteurs de la guerre alors que des genocides sont encore dans l'omerta (rwanda)
-la gueguerre reprend au niveau des rebelles
-guy andre kieffer refait son apparition. A moindre d'être dans un pouvoir mafieux, je ne vois pas comment le fait de porter au grand jour un troc cacao armement peut signer l'arret de mort d'un journaliste

Maintenant que allassane soit le veritable pere de la rebellion, ne change plus rien à la donne. Au niveau de l'electorat, les opinions sont fixées.
Comme le dis fologo, quand tu dois mourir noyé tu ne meurs pas pendu!

Écrit par : marianne | 30/05/2008

La boite à archive est cruelle. Soit Soro est devenu amnésique ou alors Gbagbo s'est métamorphosé pour devenir un grand leader capable de diriger la Côte d'Ivoire.

Écrit par : Abyssa | 31/05/2008

A propos de Zacharia qui accuse Soro d'oublier les objectifs de la lutte, on peut lui dire ceci: Quand on s'engage pour une véritable lutte révolutionnaire, on se doit de ne pas oublier l'objectif fondamental de cette lutte. Mais quand on se mêle à ue rébellion aussi réactionnaire que celle que nous avons connue, on se doit de s'assagir. En optant pour les accords de Ouagadougou, SORO a marqué un virage vers la sagesse qui le rachète devant l'Histoire(bien que ne le dédouanant pas).

Écrit par : kamea | 02/06/2008

Les commentaires sont fermés.