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09/05/2008

La cyberguerre, arme fatale...

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Un dossier très intéressant sur le site de L'Express. Où l'on nous explique que le cyber-hacker de demain est nationaliste, bloque le site de CNN quand il est fâché de la couverture de la crise au Tibet ou attaquer les portails chinois au nom de son cybermilitantisme pro-tibétain. Extraits :

"Attaques, contre-attaques, opérations de sabotage, espionnage qui ne dit pas son nom... Sur Internet, de nouvelles formes de conflits se développent. Une extension des champs de bataille dans le monde virtuel, que les Etats ne peuvent plus ignorer. (...)
Voilà qui ne manque pas de sel. Alors que le réseau mondial a été conçu pour survivre à une attaque nucléaire, quelques malicieuses lignes de code suffiraient ainsi à transformer ce génial instrument de communication en machine à détruire? Révolue, en effet, l'ère du script kiddie, hacker boutonneux qui, hier, «pissait» des lignes de code, motivé uniquement par le défi intellectuel de l'exploit informatique. Aujourd'hui, le pirate, déjà doté d'un fort appétit financier, se découvre guerrier. Certes, Famas, kalachnikovs et mines antipersonnel ne sont pas près de finir au placard. Mais il faudra désormais compter avec ces fantassins des temps modernes qui, par le côté soudain, dévastateur et global de leurs attaques, obligent les gouvernants de tous les pays à revoir leur stratégie de défense. (...)
De fait, devenir cybercombattant est à la portée de tout le monde, ou presque. Avec un peu d'ingéniosité et moins de 500 euros en poche, il est possible de bloquer l'accès à un site gouvernemental durant plusieurs heures! Il suffit d'acheter des listes d'adresses e-mails, disponibles sur des forums Internet grand public, que ces derniers parlent de la mode ou de la dernière tendance gastronomique... Ces portes d'entrée offrent la possibilité à l'apprenti pirate de repérer les ordinateurs les plus fragiles, de les infecter et d'en prendre le contrôle à distance. Réitérée à l'envi, l'opération permet de disposer d'une petite armée de machines esclaves (un «botnet»). L'opération est efficace et quasiment anonyme. «C'est du billard à deux bandes: ce n'est pas vous qui attaquez, mais des ordinateurs à vos ordres», met en garde Nicolas Sadirac, directeur de l'école informatique Epitech. Mieux, les disparités légales à l'échelle de la planète protègent les malfrats. «Les Pays-Bas, qui respectent la vie privée, interdisent d'établir un lien entre une connexion et l'identité de la personne qui se connecte», explique-t-on chez Kaspersky, éditeur d'antivirus, qui distingue d'autres «cyberparadis» en Amérique latine et en Afrique. «Devenir cyberdélinquant est un jeu d'enfant, s'inquiète un expert de l'Otan. Mais peut provoquer des dégâts aussi importants que les armes conventionnelles."


L'Inde a créé, en collaboration avec Israël, une école de lutte contre les nouvelles formes de piraterie informatique à Hyderabad, dans le sud du pays (voir photo). Et nos pays ? Y pensent-ils seulement ?

L'intégralité du dossier de L'Express ici.

Commentaires

Les pays africains disposant de leurs propres réseaux de fibres optiques, d'un réseau maillé et de structures de gestion de l'Internet pensent à la cybercriminalité.
Je sais que la CI organise des colloques de temps en temps pour en parler, c'est un bon début.

Mais les pays qui sous-traitent tout à l'étranger n'ont pas à s'en occuper. Ils ne peuvent rien faire puisque rien ne leur appartient.
Même certains sites gouvernementaux camerounais sont hébergés à l'étranger ( http://www.minatd.net/ est hébergé chez OVH, avec tout le fichier électoral camerounais en ligne disponible à n'importe quel internaute français).

Donc, pour un pays comme le nôtre, cyber truc, c'est la science-fiction, hélas.

Écrit par : Nino | 13/05/2008

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