« 2008-05-04 | Page d'accueil | 2008-05-09 »
07.05.2008
La France pour des systèmes d'assurance maladie dans les pays pauvres
Visiblement, en 2000, le candidat Laurent Gbagbo a eu un très bon nez en proposant de créer un système d'assurance maladie universelle en Côte d'Ivoire, où les fonctionnaires bénéficient déjà d'une couverture maladie à travers la MUGEFCI. La France officielle, à travers Bernard Kouchner, valide cette piste de lutte contre la pauvreté. Ci-dessous un extrait de dépêche sur le sujet et un lien vers la vidéo où Kouchner s'explique plus largement.
La France a prôné mercredi au cours d'une conférence internationale à Paris la création de systèmes d'assurance maladie dans les pays pauvres, notamment en Afrique, mais des ONG ont défendu de leur côté la gratuité des soins afin d'aider des millions de personnes.
"Chaque année, plus de 100 millions de personnes passent en dessous du seuil de pauvreté pour cause de maladie et d'invalidité", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
Le chef de diplomatie française s'adressait aux représentants de 65 pays, institutions internationales, organisations non-gouvernementales et entreprises privées au cours d'une conférence sur le financement des système de couverture maladie dans les pays pauvres.
Rappelant que la santé était "la condition première du développement", M. Kouchner a estimé qu'il fallait "impérativement impliquer les populations".
"Leur initiative, leur participation y compris financière quand c'est possible, sont indispensables", a-t-il ajouté.
"Le monde en développement ne peut pas vivre de la charité", a affirmé l'ancien "French Doctor".
"Une fois opérationnels et bien contrôlés par les populations elles-mêmes, les systèmes d'assurance ne coûtent pas cher", a poursuivi le ministre, soulignant la nécessité de "mécanismes de financement innovants", en faisant appel au secteur privé et à la micro-finance.
La vidéo de Kouchner ici.
21:57 Publié dans J'ai lu avec intérêt... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Tam-Tam TV, la chaîne de John Jay, est là...
Le site Internet de cette télévision qui diffusera via le web et le satellite est déjà en ligne. Dès demain, nous assure-t-il, les programmes originaux de Tam-Tam TV y seront disponibles... Pour en savoir plus, cliquez ici.
19:09 Publié dans Promo, autopromo et atalakus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara n'y croit-il plus ?
Le président du Rassemblement des républicains (RDR), Alassane Dramane Ouattara, longtemps au-devant de la scène politique ivoirienne, se fait de plus en plus rare en cette période de pré-campagne électorale. Son absence de pugnacité est désormais relevée par des médias dont on ne peut pas dire qu'ils lui sont hostiles. Cette semaine, l'hebdomadaire parisien Jeune Afrique et le quotidien abidjanais Nord-Sud réputé proche de Guillaume Soro s'interrogent, quasiment en choeur, sur la stratégie d'ADO.
"Côte d'Ivoire : l'opposition en (dés)ordre de bataille", titre Jeune Afrique. L'article est rédigé par Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI et collaborateur occasionnel de JA, considéré dans le petit microcosme journaliste franco-africain comme un "adolâtre".
"A côté de Bédié le fonceur, l'ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara (ADO) semble faire du surplace. Pas de meeting à Abidjan, pas de tournée en province. Juste une rencontre avec la presse le 29 avril, et un discours plus mesuré contre le régime Gbagbo. (...) De bonne source, Alassane Ouattara, 66 ans, ne semble pas décidé à se lancer dans la campgne avant le mois de juillet."
Nord-Sud renchérit : "Affi, Bédié, Mabri, Wodié.. Tout le monde bouge... sauf ADO".
"Choix stratégique ? Manque d'arguments ? Ou manque de moyens ? Pour l'instant, il fait sombre dans la case verte. En tout cas, suffisamment pour ne pas percer le mystère de la ligne politique que les républicains ont décidé d'adopter face à l'élection présidentielle dont la date a été officiellement fixée au 30 novembre. Pendant que le FPI, le PDCI, l'UDPCI, le PIT... plongent au coeur du pays pour se refaire ou parfaire leur image aux yeux des Ivoiriens, le parti de l'ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara a opté pour l'expectative."
Le Tout-Abidjan s'interroge. Pourquoi Alassane Dramane Ouattara, qui il y a quelques années a rallié une bonne partie des médias occidentaux à sa cause, a pu lézarder le PDCI, créer un parti bien implanté dans les grandes centres urbains, "occasionner" plusieurs coups d'Etat et "favoriser" une rébellion, se révèle-t-il si peu combatif à l'approche des élections ?
Plusieurs hypothèses sont recevables. On peut penser que Ouattara, moins disposé à injecter de l'argent au profit de son ambition présidentielle que par le passé - ou moins riche qu'il y a quelques années - se dit que rien ne sert de courir, il faut partir à point. Peut-être mise-t-il sur une campagne rapide et dense.
Il est probable que l'homme soit épuisé, découragé et du coup moins actif sur la scène publique. Certaines rumeurs le disent malade : son manque d'entrain pourrait les rendre crédibles. Il est possible que l'ancien Premier ministre Ouattara essaie de contenir les dissensions de plus en plus grandes dans son parti avant d'aller à la bataille.
Alassane Ouattara, désormais persuadé qu'on ne peut gouverner tout seul, essaie peut-être de se positionner en homme "médian", là où Bédié se pose en opposant pugnace et irréductible. Peut-être préserve-t-il ses chances de s'allier soit avec Bédié, soit avec Gbagbo, selon les circonstances.
Une dernière hypothèse : ADO médite un autre "coup", et c'est pour cette raison qu'il refuse de s'agiter. On se souvient par exemple de sa visite amicale à Gbagbo après les élections départementales de juillet 2002, et de sa décision de faire entrer son parti dans le gouvernement d'union d'août 2002. Un mois avant le 19 septembre de funeste mémoire...
Pour ma part, je pense qu'Alassane Ouattara a perdu beaucoup de certitudes et d'argent, qu'il croit de moins en moins à son alliance avec Bédié au sein du RHDP, qu'il est désarçonné par la configuration diplomatique actuelle, où Paris met moins la pression sur Gbagbo, qu'il ne veut surtout pas donner à Soro une occasion de flirter ouvertement avec le numéro un ivoirien... et qu'il se donne le temps de voir ! Mais peut-être suis-je trop optimiste...
18:57 Publié dans Analyse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

