topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

18/04/2008

Evénements de novembre 2004 : qui a peur de la vérité ?

Ceux qui ont fréquenté Gildas Le Lidec à Abidjan, ancien ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, aujourd'hui à Madagascar, savent qu'il était particulièrement torturé après les événements de novembre 2004 ? Qu'a-t-il dit de si important qu'il faille absolument le cacher aux enquêteurs ? Pourquoi la France officielle fait tout pour obstruer la vérité sur le "bombardement" de Bouaké ? A-t-on déjà vu une victime avoir peur de la révélation de la vérité ?

94a6a4a7589c102dfd73dc706ca12208.jpg
La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a donné un avis défavorable à la déclassification d'un rapport diplomatique français concernant l'enquête sur le bombardement de Bouaké en Côte-d'Ivoire en 2004.
Ce document est "un rapport de fin de mission de l'ambassadeur en poste à Abidjan au moment des faits", selon le texte de l'avis de la commission daté du 3 avril publié vendredi au Journal officiel, qui ne publie pas les motivations de la décisioN.
La CCSDN avait été saisie le 10 mars 2008 par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, à la suite d'une demande du 15 janvier 2008 de Florence Michon, juge d'instruction au Tribunal aux armées de Paris (TAP), chargée de l'information judiciaire ouverte pour "assassinats, tentatives d'assassinats, destructions" dans le cadre du bombardement du camp militaire de Bouaké le 6 novembre 2004.
Neuf militaires français avaient été tués, ainsi qu'un civil américain, lors du bombardement du camp français par deux Sukhoï 25 des forces loyalistes ivoiriennes.
Il revient au ministre des Affaires étrangères de se prononcer sur cet avis. Les quelque 120 avis de la CCSDN ont tous été suivis par les ministres concernés, sauf une fois, par la ministre de la Défense, à l'époque Mme Alliot-Marie, pour un détail dans un dossier concernant ce bombardement de Bouaké.
C'est le onzième avis sur le dossier de Bouaké, émis par la CCSDN depuis l'ouverture de l'information judiciaire.

AFP

18:30 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

A-t-on déjà vu une victime avoir peur de la révélation de la vérité ?

oui ...
toute vérité n'est pas bonne à dire.

Écrit par : aft | 20/04/2008

Il est évident que dans cette affaire, la France cache quelque chose. Les Ivoiriens soutiendraient aujourd'hui que les Françaizs ont rempli les cercueils de cailloux pour faire croire à la morts de quelques militaires que je ne leur donnerais pas tort. Le repli brutal des forces loyalistes de Bouaké alors qu'ils avaient la ville en main cache aussi quelque chose. Mais dans ce dernier cas, c'est Laurent Gbagbo qui préfère se taire par ce qu'il est persuadé d'avoir été naïf. Je sus pesuadé que c'est à la demande de Chirac que ce repli a été organisé. Mais en échange de quoi ?

Écrit par : St-Ralph | 24/04/2008

Les commentaires sont fermés.