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01/04/2008

Un papier au sujet de l'affaire IB sur Rue 89

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Il est écrit par Philippe Madelin, journaliste spécialiste des questions de sécurité. Un extrait :

Le sergent Ibrahim Coulibaly, alias IB, alias le major, a-t-il tenté de recruter des mercenaires en 2003 pour renverser -voire tuer- Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire? Telle est la question débattue depuis le 10 mars et jusqu’au 2 avril, devant la 16e chambre correctionnelle du TGI de Paris présidée par Jean-Claude Kross.

Ce procès se veut le modèle et l’exemple des poursuites que la France entend désormais exercer contre les "soldats de fortune" et leurs commanditaires pour en finir avec cette détestable "marchandisation" de la guerre.

L’affaire nous renvoie aux pantalonnades pittoresques et barbouzardes dont est si riche l’histoire trentenaire de la Françafrique. Au cours de l’été 2003, grâce à une chaîne de renseignements complexe allant de la CIA au SVR (Service de renseignement extérieur) pour aboutir à la police française.


Pour lire l'article en intégralité, cliquez ici.

Mon commentaire sur Rue 89.

"C'est fou, mais le procès parisien d'IB n'a pas passionné à Abidjan. Parce qu'il arrive trop tard : les événements ont eu lieu en 2003, sous Chirac, dans un tout autre contexte. Parce que le principal accusé a réussi à s'enfuir de la France alors qu'il était en résidence surveillée, s'est réfugié au Bénin d'où il a tenté de récidiver, avec l'aide de Français... dont un journaliste indépendant (Jean-Paul Ney) qui a eu l'honneur de voir Sarkozy préfacer un de ses livres.
Parce qu'après l'affaire IB, il y a eu d'autres controverses franco-ivoiriennes, dont les événements de novembre 2004, ce qui fait que le réflexe de méfiance vis-à-vis de la France est tel qu'il faudra plus qu'un procès "symbolique" (IB court toujours) pour que les Ivoiriens voient dans les développements politico-judiciaires en France autre chose qu'une série de calculs dénués de tout grand principe."

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