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13/02/2008

La zone franc, au-delà du franc CFA

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Le débat sur le franc CFA, le compte d'opérations au Trésor français, et les nombreuses incongruités dont ils témoignent bat de nouveau son plein en Côte d'Ivoire et sur Ivoire-Blog, suite aux dernières déclarations du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, alors qu'il était en meeting à Bouaflé ce week-end.
Une fois de plus, les adversaires de tout débat monétaire s'agitent et hurlent comme si l'on avait brûlé un des dieux de leur étrange religion monolithique. C'était prévisible. Mais ce n'est pas ce qui me frappe le plus.
En tant qu'éditorialiste, j'ai souvent évoqué la question monétaire, le franc CFA et ses absurdités, ainsi qu'une certaine omerta franco-africaine autour de cet enjeu crucial. Mais aujourd'hui, j'ai l'impression que le discours des "indépendantistes" (dont je fais partie) sur ce sujet, en se répétant trop souvent, finit par s'user et par se discréditer imperceptiblement.
Dès lors que l'on a dénoncé le franc CFA tel qu'il existe aujourd'hui, il ne faut pas se contenter de le dénoncer. Il faut énoncer clairement un schéma alternatif viable et précis. Aujourd'hui, tout le monde critique le franc CFA, sauf les névrosés de l'esclavage mental. Abdoulaye Wade critique le franc CFA, Mamadou Koulibaly critique le franc CFA, des anciens cadres de la BCEAO traitent le franc CFA d'outil de répression monétaire. So what ? What's the next step ?
Le franc CFA, malgré tous ses défauts, s'adapte à l'économie globale des pays d'Afrique francophone. Il est un des derniers instruments de "solidarité agissante" dans les zones UEMOA et CEMAC, dans le sens où un pays sahélien ravagé par les sauterelles et par la sécheresse et dont les exportations baissent cruellement, n'a pas à se soucier de son rapport monétaire aux autres pays de la région et du monde. En étant honnête, on peut affirmer qu'au début de la crise ivoirienne, le franc CFA a aidé à éviter la dégringolade de l'économie du pays des Eléphants. Quand on voit l'inflation phénoménale au Zimbabwe et toutes ses conséquences, on en prend conscience.
Le débat monétaire est indissociable du débat politique sur l'intégration régionale. Doit-on abandonner le CFA sous influence française pour le remplacer par une monnaie commune gérée uniquement par les pays d'une UEMOA en crise profonde pendant ces dernières années ? Le CFA doit-il être remplacé par la monnaie CEDEAO que l'on nous annonce depuis des années ? Faut-il que chacun aille de son côté et crée sa propre petite monnaie, cohérente avec la structure de son économie - ce qui reviendrait à donner un coup quasi-fatal à l'UEMOA ? Ces questions sont dérangeantes, mais elles doivent être évoquées en dehors des généralités.
Nous savons tous qu'avoir une monnaie gérée à Francfort, au gré des préoccupations de l'Union européenne, est une véritable anomalie. Mais il faut maintenant aller plus loin dans la réflexion. Quelle est donc cette intégration régionale qui ne se fait qu'autour de la monnaie et qui ne se soucie pas d'une politique pétrolière commune, d'une politique agricole intégrée, d'une politique éducative commune ? Il y a dans cette autre absurdité un indice qui nous montre le degré de maturation de nos élites.
Rendre service à nos peuples aujourd'hui, c'est peut-être accepter d'abandonner les grands discours sans pour autant abandonner ses convictions, de mettre les mains dans le cambouis et de faire avancer les choses qui, en s'améliorant, créeront les conditions d'une libération économique et monétaire.
Ce n'est politiquement correct de parler ainsi mais c'est mon opinion.

01:00 Publié dans Analyse | Lien permanent | Commentaires (16)

Commentaires

Effectivement qu'est ce qu'on propose d'autres. Les avantages et les enjeux de l'union monétaire en 1945(date officielle de la création du FCFA : 26 décembre) et aujourd'hui ne sont plus les mêmes. Aujourd'hui il existe l'euro , qui nous a rejoint.
Que va t-on faire? Que doit-on faire si le FCFA n'existe plus dans sa définition actuelle ?
Allons -nous séparer pour se retrouver en union une nouvelle fois ? Resterons nous en union mais nous nous engagerons dans une monnaie non arrimée ?
Oui , nous avons des élites, des intellectuels qui gèrent des banques dans les pays occidentaux. Nos pays regorgent de ressortissants bien formés de part le monde et même en interne.
Mamadou Koulibaly dit que ca peut être dur , mais concrètement où irons-nous ? comment irons -nous ? Nous avons déjà un taux de chomage assez élevé , une pauvreté galopante. La dureté dont parle Mamadou Koulibaly , est-ce un taux beaucoup plus élevé de chomeurs ? une situation où les députés et / ou gestionnaires de l'Etat pourront voir leur salaire augmenté pendant que le pauvre continue de s'appauvrir ? Quelle est cette dureté dont parle MamKoul ? Théo a fait allusion à l'intégration dans les domaines de développement, nos pays pris un à un sont-ils gérés dans le but du développement de la communauté???
Notes FCFA wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA

Écrit par : leprescripteur | 13/02/2008

Effectivement qu'est ce qu'on propose d'autres. Les avantages et les enjeux de l'union monétaire en 1945(date officielle de la création du FCFA : 26 décembre) et aujourd'hui ne sont plus les mêmes. Aujourd'hui il existe l'euro , qui nous a rejoint. Que va t-on faire? Que doit-on faire si le FCFA n'existe plus dans sa définition actuelle ? Allons -nous séparer pour se retrouver en union une nouvelle fois ? Resterons nous en union mais nous nous engagerons dans une monnaie non arrimée ? Oui , nous avons des élites, des intellectuels qui gèrent des banques dans les pays occidentaux. Nos pays regorgent de ressortissants bien formés de part le monde et même en interne. Mamadou Koulibaly dit que ca peut être dur , mais concrètement où irons-nous ? comment irons -nous ? Nous avons déjà un taux de chomage assez élevé , une pauvreté galopante. La dureté dont parle Mamadou Koulibaly , est-ce un taux beaucoup plus élevé de chomeurs ? une situation où les députés et / ou gestionnaires de l'Etat pourront voir leur salaire augmenté pendant que le pauvre continue de s'appauvrir ? Quelle est cette dureté dont parle MamKoul ? Théo a fait allusion à l'intégration dans les domaines de développement, nos pays pris un à un sont-ils gérés dans le but du développement de la communauté??? Notes FCFA wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA

Écrit par : leprescripteur | 13/02/2008

Theo, je comprends ton inquietude mais a mon humble avis, les propositions sont deja toutes faites. Le reste c'est le courage de les appliquer. Comme Pr. Koulibaly le dit, il faut se debarasser de la parité fixe (mais toujours rester un union monetaire) et choisir un monnaie flottante (reflet de notre economie) par rapport a un panier de monnaie qui inclus l'euro, le dollar et si necessaire les monnaies indienne et chinoise (vue leur percee dans nos pays.) C'est a mon avis le premier pas a faire. La Cote d'Ivoire n'a pas interet a se separer de l'union. Aujourd'hui une chose est claire a l'etat actuelle des choses(la baisse continue du Dollar), le Franc CFA devra imperativement subir une autre devaluation. Parce que nos economies ne sont pas aussi forte que cette de l'union europeenne. je crois que cette parité devrait nous garantir l'investissemnt europeen vue que les risques de changes n'existent pas, mais ce n'est pas le cas. Il nous fait plus de mal que de bien.
Et puis le fait que le Zimbabwe ait une inflation vertigineuse ne devrait pas nous faire peur car les realites sont differentes. Dans notre cas nous sommes une union (plusieurs pays) et notre banque centrale, sera gouvernee par un gouverneur plus ou moins independant des pouvoir politiques (vue les differents mecanisme de decisions). Et puis l'inflation dans un pays membre ne va pas forcement causer la chute libre de la monnaie a moins que ce soit un pays comme la Cote d'ivoire avec un poids enorme. D'autre part peut-etre que ca pourra nous faire prendre conscience du fait que nos economies sont liees et qu'il ne faut pas jouer les trouble fete chez le voisin. Car on ressent les effets directement. Ne serait-ce pas un gage de stabilité? Pour notre sous-region? Reflechissons-y? On peut donc etre assurer de decisions non pas dictees par un pays , mais des decisions qui considerent tous les pays membres. Et puis si la gestion de notre monnaie reste exclusivement dans nos mains nous pouront gerer notre politique monetaire avec des objectifs plus appropries.
On peut avoir peur problemes monetaire mais ce n'est pas la fin du monde. Le Bresil a connu combien de crises monetaires et financieres? Aujourd'hui elle a gagnee plus de confiance dans sa gestion. La consequence actuelle c'est des compagnies multinationals venant du bresil qui vont aujourd'hui acquerir des entreprises americaines. nous n'allons continuer a faire les quatre pattes. Le moment est venu de se lever et de marcher, c'est un droit naturel. Et on ne se portera que mieux.

Écrit par : Ivorion | 13/02/2008

Notre Président de l'Assemblée Nationale Mamadou Koulibaly dit souvent des choses qui sont bien voires exactes.

Mais ce qui me gène, chaque fois que j'écoute ou je lis Mr. Koulibaly c'est qu'il parle comme si lui et son parti le FPI étaient encore dans l'opposition.

Dites à Mr. Mamadou Koulibaly, pour tous ceux qui le voient ou qui liraient ce commentaire que depuis 2000; lui et son parti le FPI sont au pouvoir en Côte d'Ivoire. Et ce que les ivoiriens et ivoiriennes attendent de lui, Président de l'Assemblée Nationale de CI et du FPI; ce sont des réponses concrêtes aux problèmes des ivoiriens.

Mr. Koulibaly et le FPI sont au pouvoir depuis octobre 2000; ils ont donc le pouvoir d'Etat leur permettant d'agir par des mesures concrêtes pouvant avoir un impact positif sur la vie des 17 millions d'ivoiriens.

Et pour agir ce ne sont pas les priorités qui manquent en Côte d'Ivoire.

Dites à Mr. Koulibaly et à son FPI qu'est-ce qu'ils ont fait depuis qu'ils sont au pouvoir en 2000?

Pour ma part, je pense que le rôle des dirigeants politiques serieux et responsables n'est pas seulement d'arranguer les foules de semi-analphabètes; ni de passer seulement le temps à commenter les problèmes; mais plutôt de trouver des réponses aux problèmes des ivoiriens.

S'agissant des problèmes des ivoiriens justement, je pense que Mr. Koulibaly lui-même dans un large réquisitoire qu'il avait intitulé les "Blues de la République" avait fait une sorte d'inventaire à la Prévers des differents problèmes qui minent la Côte d'Ivoire actuelle.

Nous rappellons donc au Professeur koulibaly que lui même avait déja posé le diagnostic des maux qui gangrènent la Côte aujourd'hui; à travers son article fleuve intitulé "les Blues de la République"; et donc quand on a posé le diagnostic; il faut tout de suite passer à la thérapie.

Donc Mr. Koulibaly, ce que les Ivoiriens attendent de vous, ce son des acts et rien que des actes....Est-ce pour nous dire que vous et le FPI, vous êtes incapables d'agir que vous passez votre temps à bavarder?

Écrit par : NZueba | 13/02/2008

Ivorion, je n'ai aucune inquiétude quant à un franc CFA non arrimé à l'euro. Mais je suis inquiet parce que nous restons dans les approximations. Avoir un CFA flottant partagé par des économies pas forcément convergentes (pays pétroliers, non pétroliers, cacaoyers, cotonniers) sera difficile sans des politiques sectorielles de compensation, qu'on voit par exemple au sein de l'Union européenne.
Est-ce qu'il n'est pas temps de penser à renforcer ces politiques sectorielles communes, pour mieux préparer la libération monétaire ? Que pouvons-nous faire avant le grand bond ?

Écrit par : Théo | 13/02/2008

Théo
Il y a un nouveau blog qui n'a pas de place sur cette plate-forme.

Écrit par : Félix | 13/02/2008

Vous avez été incapable d'empêcher la survenance la guerre, vous êtes incapble d'arrêter la partition du pays,
vous êtes incapable d'appliquer votre propre programme de gouvernement,
vous êtes incapable d'être indépendant de la france,
Vous avez reconduit les contrats juteux que vous dénonciez auparavant,
vous avez même offert certains contrats de gré à gré,
vous êtes incapable de mettre de l'odre dans la filière café cacao,
vous êtes incapable d'arrêter la corruption galopante,
Vous êtes incapable de mettre fin au nivellement de la CI par vers bas ...

Bref, vous êtes des incapables !!!! des vauriens et des fieffés menteurs !

Alors MK ferme ta grande gueule de démagogue et foutez nous la paix !

Ton patron a félicité la licorne y'a pas longtemps ! Oubliant la marre de sang faite à l'ivoire et dans les zones de combat par les chiens de guerre français!

Vous nous avez envoyé en plus les dechets toxiques ....!

Franchement, quand on peut pas retenir sa ceinture, et gérer son propre foyer, pourquoi vouloir gérer la vie des autres ?

Refondation : quelle incompétence !!!

Écrit par : Eppix | 13/02/2008

Salut, Félix,
Les choses se sont remises en place. Je pense qu'il y a des malotrus qui "testent" notre plateforme. Cela appelle notre vigilance. Merci.

Écrit par : Théo | 13/02/2008

Je propose ma très modeste contribution à ce débat important pour nous et pour nos cescendants. Il n'est pas exact de dire que ceux qui demandent l'abandon du franc cfa ne font aucune proposition alternative. Le fait même de demander de changer cette monaie coloniale est une proposition majeure. A force d'être longtemps maintenus dans le système colonial, nous avons fini par oublier que ce qui caractérise le mieux un état, c'est sa capacité à battre sa propre monaie. Ce pouvoir régalien échappe aux présidents de l'Afrique francophone, ce qui leur prive, ipso facto, d'un outil très important qui est la politique monétaire(actions sur l'économie nationale par les actions sur le taux d'escompe, par la politique de l'open market, etc...etc).
Maintenant si nous sommes d'accord que le franc cfa qui est une sous-monaie du défunt franc est préjudiciable à la bonne marche de nos états, nous pouvons alors adopter une stratégie de création d'une monnaie commune qui doit être un objectif à moyen terme. En attendant, chaque état peut avoir sa propre monaie sans que cela ne lui porte préjudice ni aux autres états, l'euro qui est aujourd'hui la monnaie commune européenne l'était-il dès le départ?
Pour terminer, force est de reconnaitre que la mort du franc cfa sera perçue par l'ex-puissance coloniale comme une grave atteinte à ses intérêts, ce qui va avoir pour conséquence la mise en oeuvre des moyens diaboliques dont elle a le secret(suscitation de rébellion, guerre diplomatique) pour remplacer ces dirigeants, partisans de la remise en cause de l'ordre ancien. Vous conviendrez avec moi que le temps n'est pas venu pour les refondateurs de combattre de façon frontale le franc cfa, en raison de la très forte présence des armées ètrangères sur notre sol.
L'indépendance monétaire qui est la vraie indépendance ne sera possible qu'avec la création d'une monnaie propre à nos états et non avec le franc cfa...pensons-y.

Écrit par : oscar | 13/02/2008

La CEDEAO commande une étude sur le lancement de la monnaie susceptible de lui permettre de choisir l'option la plus efficace pour la mise en place d'une monnaie unique dans la région. 12/10/2007

Une réunion extraordinaire du Conseil de convergence --une structure regroupant les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), a convenu de lancer une étude susceptible de lui permettre de choisir l'option la plus efficace pour la mise en place de la monnaie unique de la région, indique un communiqué parvenu jeudi à la PANA.

La rencontre, qui s'est tenue pendant une journée à Ouagadougou, au Burkina Faso, est l'une des trois du genre prévues par la Commission de la CEDEAO en application de la directive des dirigeants de l'Afrique de l'Ouest préconisant une approche unifiée de l'intégration monétaire, plutôt que l'approche actuelle à deux volets.

L'approche à deux volets appelle l'introduction, en janvier 2009, pour une période intérimaire et par plusieurs Etats membres (Ghana, Guinée, Gambie, Nigeria et Sierra Leone) d'une deuxième monnaie, l'ECO, qui coexistera avec le franc CFA, utilisé par les huit autres pays membres. Aux termes de cette approche, il sera procédé à une fusion des deux monnaies pour donner une monnaie unique.

Le Conseil de convergence, placé sous l'autorité de la Commission de la CEDEAO, collaborera avec les institutions régionales compétentes en vue de formuler les termes de référence et proposer une liste de consultants à partir de laquelle sera sélectionnée l'équipe qui sera chargée de réaliser l'étude.

Cette dernière, ajoute le communiqué, doit prendre en considération diverses options pour l'introduction de la monnaie unique, notamment les trois proposées par la réunion du groupe technique inter-institutionnel, qui a eu lieu à Accra, du 25 au 27 septembre 2007.

Le groupe technique a recommandé l'adoption de l'option de la "masse critique", dans le cadre de laquelle l'union monétaire commencera dans la région d'ici le mois de décembre 2009, à condition que le critère de la convergence soit respecté par un groupe de pays représentant 75% au moins du PIB régional.

Les autres sont options sont l'approche du "big-bang" et l'approche “gradualiste”. Plusieurs autres mesures ont aussi été proposées, en particulier la création d'institutions crédibles et fortes avant le lancement de l'union monétaire, un accord sur le pacte de la croissance et de la stabilité, la poursuite de la mise en oeuvre de divers critères de convergence et leur harmonisation après le démarrage de l'union.

D'autres propositions ont aussi été faites par la réunion, notamment celles visant la mise en place d'un fonds de solidarité pour aider les pays les plus faibles et l'institutionnalisation d'un mécanisme conjoint de surveillance au niveau des institutions régionales légalement habilitées à mettre en œuvre le programme de coopération monétaire.

Ces recommandations avaient été adoptées par la réunion précédente du comité technique du programme de coopération monétaire de la CEDEAO, qui s'est réuni à Ouagadougou le 8 octobre. La réunion a également accepté que les huit Etats membres de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA) soient traités comme un bloc à l'effet de déterminer la masse critique.

En outre, le Conseil de convergence a insisté sur la nécessité d'un pacte de croissance et de stabilité, tout affirmant que les mesures prises ont pour finalité de faire de telle sorte que la monnaie proposée soit "créée sur la base de fondamentaux de gestion macroéconomique cohérents".

Écrit par : Muntu | 13/02/2008

Je pense que l'approche de la CEDEAO (ci dessus)est la bonne car s'il faut attendre un big bang en incluant les neocolonies françaises, les inconditionnels de la France-á-fric saboteront le projet... ils ne seront jamais prêts.

Écrit par : Nkossi | 13/02/2008

Nkossi, le sabotage est inevitable. Il nous reste a anticiper les dangers et on peut len faire, pour eviter certains pieges. Et puis il faut savoir l'union avec la CEDAO est une seconde etape. L'urgence aujourd'hui c'est l'abandon de la parité.

Écrit par : Ivorion | 14/02/2008

salut,

26 Octobre 2000, alors qu'il prêtait serment, LG a promis assurer notre sécurité! Son ministre de la défense d'alors nous affirmait, quelques mois plus tard, que celui qui oserait s'attquer àa la CI recevrait le déluge de feu dans les instants qui suivront!

Eh bien, depuis le 18 septembre 2002, nous sommes attqués. LG n'a pas pu assurer notre sécurité et le déluge de feu promis par son ministre n'a pas eu lieu!!!

Toute la gestion saine promise n'a pas eu lieu. Les députés ne font que voter des tests pour améliorer leurs conditions de vie. On se demande ce que fouttent les maires avec leurs budgets. Quant au District d'Abidjan,...pas la peine!

Créer une monnaie? tant mieux. Mais avez les Ressources Humaines requises pour gérer cette monnaies? Surtout que ceux d'en face ne croiseront pas les bras. Mon avis est que le terrain n'est pas suffisamment engraisser en vue de cette (r)évolution. Pour le moment, formons des cadres dans les meilleures écoles. Trouvons-leur du boulot afin qu'il acquièrent de l'expérience. Dans quelques années, nous passerons à l'acte!

Quand un débat engage la vie de milliers de citoyens, il mérite d'être abordé avec un certain sérieux!

Écrit par : Lévy | 14/02/2008

Le constat n'est pas très réluisant.
Depuis le départ des coopérants et la prise en main par nos élites de la gestion des ressources de l'état, nous observons que la course à l'enrichissement illicite et rapide est devenu le leitmotiv de nos dirigeants africains.

Les derniers en date sont les refondateurs et leurs alliés buveurs de sang. Le RHDP du pareil au même.

L'école ivoirienne se meurt. Le nouveau SG de la FESCI (31 ans et inscrit en licence !) est censé représenter les intérêts de l'école ivoirienne.

L'assemblée nationale et les autres institutions ne sont pas en reste !

Alors commençons pas à parler de notre propre monnaie parce que je vois déjà les politiques fabriquer en toute insouciante des billets dans un circuit parallèle juste pour augmenter la popote du mois ou pour le distribuer lors des meetings de propagande.

L'impression des fausses cartes d'identé pour des taisons électoralistes date d'hier seulement.

Et l'épisode des déchets toxiques m'a permis de tirer un seul enseignement : l'égoisme du nègre et son asservissement à l'argent peut l'emmener à être un danger pour ses semblables !

A méditer

Écrit par : Eppix | 14/02/2008

1. QUE SE PASSE-T-IL DANS LES PAYS NON ZONE FCFA ???

DE FACTO UNE DOLLARISATION DES ECONOMIES !!!

2. SUR QUOI REPOSE UNE MONNAIE ???

DES RESERVES !!!

3. EN QUOI SONT LIBELLEES ENCORE LA MAJEURE PARTIE DES RESERVES DES BANQUES CENTRALES DANS LE MONDE (Y COMPRIS POUR LA BCE/EURO) ???

EN US DOLLARS !!!

Écrit par : LEON | 15/02/2008

Les dirigeants Africains préfèrent un esclavage tranquille à une liberté dangereuse. Ils ont tous une mentalité de vassaux. De Bongo à Deby, en passant par...

Écrit par : xada | 16/02/2008

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