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31/01/2008

Patrimoine des chefs d'Etat africains en France : une enquête explosive du "Monde"

La police française a enquêté sur les acquisitions immobilières des chefs d'Etat africains en France, suite à une plainte pour "recel de détournement d'argent public" lancée par plusieurs associations. Elle est tombée sur un riche patrimoine, qui démontre plus que mille discours en quoi la Françafrique est le plus gros scandale de la République française.
Mais cette enquête s'avère inutile, puisque la Sarkozie copine avec les chefs d'Etat prévaricateurs qui trustent les plus beaux quartiers des plus belles villes françaises. Alors, des "gorges profondes" frustrées l'ont balancée au Monde, qui s'en inspire pour un article qui fera date et que vous pouvez lire en cliquant ici.
Désormais, la police française confirme les dires des groupes de pression et des associations anti-Françafrique comme Survie. Le fait que l'enquête soit enterrée montre que la complicité entre pouvoirs européens et africains contre les peuples d'Afrique continue. C'est une victoire de l'Afrique de papa sur le droit, estiment les associations qui ont porté plainte.
Pendant ce temps, sur le net, la résistance à la kleptocratie des chefs d'Etat africains continue, comme le démontre le site BiensMalAcquisCongo.
Le moteur de l'Histoire n'est-il l'humiliation, si l'on en croit Jacques Attali ?
Bientôt, notre jour viendra.

A propos du moteur de l'Histoire

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"Le moteur de l'Histoire n'est plus l'argent ni l'exploitation par l'argent, c'est l'humiliation. Il nous amène à considérer que notre monde, celui de Ben Laden et de bien d'autres, est l'héritier de millénaires d'humiliations, dont trois siècles par la faute de l'Occident."

Jacques Attali, Gândhî ou l'éveil des humiliés.

30/01/2008

No comment !

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29/01/2008

Lalla n'est pas Dalila

Ceci est un SMS vocal imaginaire et au deuxième degré envoyé à Didier Drogba à la fin du match Mali-Côte d'Ivoire (0-3) par sa belle-mère, ou belle-tante, ou belle-cousine...



9921e9e8ecf0f78772911c1329b98a68.jpg"Hééé ! Mon petit Didier ! Est-ce que tu sais même ce que tu m'as fait ? Quand tu marquais le premier but ivoirien contre le Mali, est-ce que tu avais oublié que ta bonne vieille se trouvait à Bamako ? Est-ce que tu connais même mes voisins ? Depuis plusieurs jours, ils rôdent autour de chez moi en sifflant, en persiflant, en murmurant des choses que je n'entends pas mais que je devine. Ils me désignent d'avance. Je suis l'infiltrée. Je suis la traîtresse. Je suis le serpent dans la maison. Je suis la femme indigne qui pactise avec l'ennemi. Qui l'a massé. Qui lui a fait boire des décoctions spéciales pour consolider son genou. Qui prie pour lui. Qui n'arrive pas à le voir autrement que comme son gendre préféré, alors que l'intérêt national lui ordonne de maudire l'ennemi.
Héééé ! Ballon ! Il fallait laisser un peu de talent dans les vestiaires. Tu aurais économisé des boeufs, des pagnes wax et des bazins riches qu'une horde de Diakité déchaînés t'exigera à ta prochaine arrivée ici. Tu les connais ô !
C'est vrai qu'après le match tu es allé gentiment saluer tous tes "beaux" dans leurs vestiaires. Tu es bien élevé. Mais mes voisins lancent leurs méchants mots à travers ma fenêtre et disent que tu as les foutaises. Foutaises eux-mêmes ! Ils exagèrent ! Ballon rend bête ! Qu'ils ne me demandent plus des avances d'avant fin du mois. Je prends l'argent chez l'ennemi !
Et puis, je vais te dire quelque chose. J'aime mieux que tu aies gagné ce match. J'aime mieux que tu aies marqué le premier but. Je ne suis pas folle. Je connais les Africains. On est même chose. En cas de cas, ils auraient très vite dit tout et n'importe quoi sur toi et ta femme, ma petite Lalla. Je suis informée. Je sais tout ce qu'on a dit sur Samuel Eto'o Fils quand il a raté son pénalty contre vous lors de la dernière Can. Il avait vendu le match à ses beaux-parents. C'était une partie de la dot ! Son Ivoirienne l'avait gbassée. Elle lui avait enlevé sa force comme la Dalila de La Bible avait enlevé la force de Samson en lui coupant les cheveux pour ouvrir la voie à une victoire militaire des Philistins.
Héééé ! Ma Lalla n'est pas Dalila. Elle n'est pas une occasion de chute pour son Didier. Ma Lalla est Ruth la Moabite, fidèle à son mari, fidèle à son pays. Elle se donne jusqu'à l'abandon. Elle dit : "Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple".
Ne t'inquiète pas ! Elle ne te boudera pas la nuit de ton retour à la maison !"

Photo d'illustration : Lalla DD (Diakité-Drogba) à l'hôtel Tiama d'Abidjan.

28/01/2008

Pour écrire sans fautes de grammaire et d'orthographe

Vous êtes employé, patron, bloggeur... et vous avez l'habitude d'écrire des textes publiés, à l'intérieur de votre entreprise ou sur Internet.
Voici un service Internet qui traquera, mieux que Microsoft Word, vos différentes fautes. Découvrez-le. Il a un drôle de nom. Bonpatron.

Où l'on reparle du général Poncet

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La Côte d'Ivoire se souviendra longtemps du général Philippe Poncet, à la tête de l'opération Licorne en novembre 2004, et à ce titre maître d'oeuvre du sanglant massacre de civils aux mains nues, qui s'est soldé par 64 morts.
On savait déjà qu'il était passé par le Rwanda. Lors de son arrivée en Côte d'Ivoire, la presse l'avait mentionné et avait appelé à la vigilance. Durant les événements de novembre 2004, nous avons abondamment rappelé le fait qu'il avait dirigé l'opération Amaryllis au Rwanda et mis en garde contre une reproduction des schémas génocidaires et de "guerre contre-révolutionnaire" qui ont fait couler tant de sang au Pays des Mille Collines. Nous avons abondamment commenté sa violente mise à l'écart par l'exécutif Chirac, qui avait pris pour prétexte "l'affaire Mahé" (du nom d'un jeune Ivoirien assassiné à Man par les soldats de Licorne) pour l'humilier et le "liquider". Après son éviction, Poncet n'a plus fait les gros titres de la presse.

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26/01/2008

Petit zapping sur Ivoire-Blog

C'est réjouissant. Les posts créatifs et rigolos sur la CAN se bousculent sur Ivoire-Blog.
Avant le match, c'est le temps des métaphores animalières. Edgar Yapo et Djé dissertent sur le symbolisme des Ecureuils, et leur rapport aux Eléphants.
Yoro nous raconte la légende de l'écureuil qui n'avait pas peur de l'éléphant après le match.
Babiwatch, qui avait déménagé de WordPress à Ivoire-Blog, nous revient après une longue absence, toujours autour du thème de la CAN.

16:56 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2008

Pour l'amour de Raïssa

a111af4d48f88aa4c029f56814ce7689.jpgIl voulait marquer. Pas par esprit de concurrence. Pas pour la gloire. Pas (seulement) par patriotisme.
Il voulait marquer pour l'amour de Raïssa.
Raïssa, sa fille, son bonheur, sa douleur.
Raïssa qui avait tiré sa révérence alors que son père, Aruna, était à la CAN 2006 en Egypte, au milieu de ses coéquipiers, au coeur des passions et des enjeux du football-roi.
Raïssa. Elle n'avait que cinq mois.
2006. Année de grands défis et de triomphes pour des Eléphants arrivés en finale de la CAN et en phase finale de la Coupe du Monde. "Annus horribilis" pour Aruna, endeuillé, blessé, traumatisé.
Il voulait marquer. Pour regarder ses infortunes passées dans les yeux et les conjurer. Pour mettre fin au "temps du malheur". Pour rendre hommage à sa Raïssa, devant des centaines de millions d'Africains agrippés à leur poste de télévision. Pour continuer de vivre, aussi.
Il a marqué.
Mais il n'a pas dansé tout de suite le "fatigué fatigué", à l'image de ses coéquipiers venus l'entourer et le fêter.
Il avait le triomphe grave, Aruna.
Il avait la joie triste, Aruna.
Mais il a marqué !

Photo : Aruna Dindané et son épouse Hawa.

Côte d'Ivoire : la "galaxie patriotique" est-elle condamnée ?

6af8909472a864ac71c42b221257069e.jpgDans un billet précédent, j'évoque les figures de style de fin de crise, qui se manifestent au sein de l'opposition et de la mouvance présidentielle. Je parlais notamment des frustrations rentrées de ceux qui, à l'intérieur de la galaxie patriotique, ont l'impression d'avoir été les "dindons de la guerre" et pour qui la figure de celui qui a su tirer les marrons du feu est forcément Charles Blé Goudé.
En faisant ma revue de presse ce matin, j'ai constaté que ledit Blé Goudé a décidé de se défendre et de lancer l'offensive, à travers une série d'articles écrits par Yves de Séry, le rédacteur en chef du journal qui lui est proche, "Le Matin d'Abidjan".
"Camp présidentiel, galaxie patriotique... faut-il brûler Blé Goudé ?", s'interroge, en Une, "Le Matin d'Abidjan". Le chapô du papier consacré au sujet est explicite : "Après avoir fait front commun dans les premiers moments de la résistance, la sphère patriotique a progressivement commencé à se lézarder pour présenter aujourd'hui de larges entailles. Avec notamment cette "guerre sale" livrée à Charles Blé Goudé, l'icône du milieu, qui passe désormais, aux yeux de certains, pour le mouton noir de la maison".
L'article se veut une "odyssée dans les eaux boueuses du camp présidentiel", et raconte comment la "galaxie" est passée de "la grande cohésion" à "l'autodestruction" en passant par "la déchirure". Il rappelle les différentes mobilisations réalisées par Blé Goudé, au début de la crise, après Linas-Marcoussis, durant les événements de novembre 2004 et en janvier 2006, lors de la crise du GTI.

"Fait notable, malgré toutes ces victoires remportées sur les adversaires du régime, Blé Goudé n'a pas toujours eu que des amis au sein même du camp présidentiel. Ses principaux détracteurs se logent dans les travées du FPI, le parti qui a porté Laurent Gbagbo au pouvoir.
A l'origine de ce "je t'aime, moi non plus", un problème de lecture de la démarche politique à mener autour du chef de l'Etat. Pendant que le parti présidentiel pense qu'il lui faut caporaliser, et tenir en laisse tous les leaders du mouvement patriotique pour, dit-il, mieux organiser celui-ci, Blé croit que dans un souci d'efficacité, tout le monde ne doit pas se ranger sous la casquette du parti. Et cela surtout dans la perspective des élections, où il faudra nécessairement rallier tous les militants des autres partis, qui ont certes de la sympathie pour le candidat Gbagbo, mais n'ambitionnent pas pour autant de poser leurs bagages dans la maison "bleu et blanc". En somme, Charles est pour un travail d'appoint (...) Un choix qui ne sied pas à la direction du parti qui y voit plutôt une manœuvre du jeune leader de capitaliser à son profit personnel le combat de résistance, surtout que grâce à son charisme et la légitimité historique dont il jouit, il garde une forte audience auprès des populations ivoiriennes. C’est vrai que l’ancien leader étudiant, comme s’il aimait bien voir ses « frères ennemis » aller à la crise des nerfs, ne fera rien pour dissiper les doutes de ces derniers. Avec notamment l’organisation qu’il met autour de lui : il structure son mouvement, le Cojep, comme un parti politique, avec des représentations à l’intérieur du pays et même en occident. Dans la foulée, il met sous contrôle les principaux «parlements et agoras» du pays. La stratégie lui permet de rester en contact permanent avec la base et de véhiculer ainsi facilement ses mots d’ordre. Et pour ne rien arranger dans son affaire, Blé, riche de ses connaissances en communication politique,-fruit de son expérience anglaise-, donne dans le marketing politique. Ce qui lui vaut de s’installer confortablement dans l’opinion nationale. En outre, l’homme est très écouté du chef de l’Etat qui, dit-on, l’admire pour la force de propositions qu’il représente, là où les autres leaders, confie-t-on, préfèrent tendre la sébile. Cerise sur le gâteau, dans la perspective de la présidentielle, Laurent Gbagbo élève «Gbapê » au rang de 1er responsable, chez les jeunes, chargé de la campagne présidentielle. Pour des aînés qui attendent leur heure de gloire,-après avoir, pour certains, longtemps ciré les bottes de Laurent Gbagbo, et pour les autres, amassé un trésor de guerre aujourd’hui suffisant pour nourrir leurs ambitions-, cela n’est point un bon signe. A défaut donc de contrôler Blé Goudé, il faut tout simplement le briser. La redoutable machine « bleu et blanc » peut donc se mettre en marche. Médard Adia Damana, dit Pickass, compagnon syndical de « Zouzou », est encouragé à rentrer à Abidjan, après avoir achevé ses études en France. Ce que ce dernier fait. On lui prête de connaître le talon d’Achille du président de l’Alliance et de savoir trouver les moyens d’éteindre l’étoile de Blé."


"Le Matin d'Abidjan" estime que l'alliance tacite Blé-Soro fait peur :

"Les mois passent, qui voient l’arrivée de Guillaume Soro à la primature ivoirienne, à l’issue du dialogue direct. Blé Goudé se rapproche de son ancien camarade des années de fac, à la Fesci. Il bat même campagne dans tout le pays pour demander aux Ivoiriens de l’accepter. Il n’est plus rare de le voir jouer les «go between» entre le président de la République et le premier ministre. Le duo qu’il constitue désormais avec «Bogota», en faveur de la paix, inquiète l’état-major des «bleu et blanc» qui soupçonnent plutôt la «génération zouglou» de préparer minitueusement l’après Gbagbo. Les flèches assassines peuvent donc recommencer à voler. L’objectif reste le même sauf la stratégie qui change. Désormais, les attaques partent non plus de structures extérieures, mais de certains proches de Blé qui, révèle-t-on, ont été secrètement retournés. A charge pour ces derniers de véhiculer dans la presse, et sous le couvert de l’anonymat, des dossiers en «béton» sur leur chef. Cela a l’avantage de donner plus de crédibilité aux «révélations ». D’où la récente campagne d’intoxication attribuant, plus que de raison, des biens qu’en réalité, «Grégoire Zadi» ne possède pas, même s’il est reconnu que, vu son statut, le jeune leader est aujourd’hui loin d’être un crève-la-faim à l’instar de tous les leaders consciencieux qui ont mené la résistance. Car en vérité, tous ont profité de leur engagement en faveur de la République. Certes pas au même niveau, mais à une hauteur plus qu’acceptable pour les uns et les autres. Le problème est de savoir ce que les uns et les autres ont fait de la magnanimité du président Laurent Gbagbo. Car à notre sens, il n’est pas juste pour les pourfendeurs encagoulés d’indexer la « fortune » de Blé quand on n’est pas soi-même exempt de tout reproche. Surtout lorsque, par exemple, on n’a exercé nulle part et qu’on roule aujourd’hui carrosse et on habite les quartiers les plus huppés d’Abidjan. C’est ce qui enlève tout crédit à cette campagne qui, en définitive, pue de loin, la haine. La haine, ce sentiment le mieux partagé dans le camp présidentiel, où pour des intérêts politiciens, on est prêt à brûler tous les symboles. Car on l’aime ou on ne l’aime pas, Blé Goudé est un symbole que nul ne peut nier. Ainsi donc, pendant que la galaxie patriotique en est à s’autodétruire, en face, l’heure est à la grande cohésion pour ravir le pouvoir àNLaurentNGbagbo. Certainement que le combat pour la neutralisation totale de Blé Goudé est plus important que la réélection du candidat Laurent Gbagbo. Sait-on jamais! Alors question : Au nom des ambitions des uns et des autres a-t-on décidé de brûler Blé Goudé dont le seul tort est d’avoir sauvé le regime d’une rébellion meurtrière ?"


Avant de vous dire ce que je pense de cette polémique, j'aimerais que vous me donniez vos opinions...

24/01/2008

Joli clip qui vient de Ouaga

J'ai découvert Floby chez Zwan. Je suis frappé par la qualité du clip, qui est à la lisière du cinéma ou de la pub haut niveau. A Abidjan, on trouvera le style de Floby supergaou mais bon j'aime bien. Ceci dit, il me choque terriblement quand il compare la haine Hutu-Tutsi au ressentiment des Bétés contre les Mossis. Franchement, c'est exagéré, même si ça démontre l'état d'esprit de certains à Ouaga. Les préjugés et les clichés sur les Burkinabés sont partagés par tous les Ivoiriens, pourquoi se focaliser sur une ethnie ? Parce que c'est celle de Gbagbo ? Bref ! Regardons le prometteur Floby !

22:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10)