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21/05/2013

"La Révolution ne passera pas à la télé..." de Komandant Simi Ol

13/05/2013

"Maquis hebdo" du 12 mai 2013 sur Telesud : j'étais un des invités...

On y a parlé de la question des relations Grande-Bretagne/Kenya [réparation des crimes coloniaux], de l'an I de François Hollande et de la commémoration de l'abolition de l'esclavage.


10/05/2013

Antoine Massé et Sylvain Gagnétaud, les journalistes tués dont RSF se moquait...

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Les ONG internationales, qui se posent en incarnation de la conscience universelle, s'irritent profondément quand elles sont présentées comme des instruments visant à imposer une vision du monde occidentale dans le monde entier. Pourtant, beaucoup d'entre elles ont un prisme eurocentriste que l'on peut percer à force de perspicacité.

Prenons le cas de Reporters sans frontières, basée à Paris, en France, et longtemps incarnée par la figure médiatique de Robert Ménard. Elle a beaucoup parlé de la Côte d'Ivoire ces dernières années. A raison, elle a évoqué le trépas de Jean Hélène, ancien correspondant de RFI, tué par un policier à Abidjan. Reporters sans frontières s'est fortement mobilisée à l'occasion de la disparition de Guy-André Kieffer, ancien spécialiste "matières premières" du quotidien français La Tribune devenu consultant à Abidjan - et collaborateur de journaux locaux sous pseudo, ainsi que de La Lettre du Continent.

Mais il est tout à fait frappant de comparer le traitement des cas ci-dessus avec celui de journalistes ivoiriens assassinés en Côte d'Ivoire. Je pense d'abord à Antoine Massé, correspondant à Duékoué du quotidien Le Courrier d'Abidjan, assassiné par l'armée française d'une balle dans la tête en novembre 2004 ; et ensuite à Sylvain Gagnétaud, de Radio Yopougon (ancien du Temps), assassiné par l'armée d'Alassane Ouattara en mai 2011.

Que nous apprennent les moteurs de recherche ? Selon Google, le site de RSF a évoqué 84 fois l'affaire Guy-André Kieffer, et a parlé deux fois d'Antoine Massé. Selon le moteur de recherche intégré dans le site de RSF, le nom de Sylvain Gagnétaud a été cité dans trois articles. 

Une étude plus "qualitative" montre que JAMAIS, au-delà de l'émotion immédiate, RSF n'a interpellé les autorités françaises sur les suites du dossier "Massé". Comme il n'y a eu aucune interpellation dans le genre de celles qui ont eu cours, sous Gbagbo et sous Ouattara, concernant Kieffer, pour ce qui est de Gagnétaud.

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Selon que vous serez blanc ou noir, les campagnes de RSF vous rendront omniprésent ou invisible ? Ce n'est pas si simple que cela, bien sûr. RSF s'est mobilisée de manière exemplaire quand la famille Compaoré a fait assassiner le journaliste d'investigation Norbert Zongo. Mais les morts de Massé et de Gagnétaud, contrairement à celle de Zongo, interpellent directement la politique étrangère de la France. C'est l'armée française elle-même qui a tué Massé. C'est une force armée soutenue activement et concrètement sur le terrain par l'armée française et ses hélicoptères de guerre qui a tué Gagnétaud. Du coup, il y a gêne ! Il ne s'agit pas d'obtenir le scalp d'un roi nègre. Il s'agit de mettre en cause... une des sources de financement de RSF.

Eh oui. Alors que la tendance est d'obliger les ONG, qui se posent en avocates de la transparence, à être elles-mêmes transparentes, RSF publie ses comptes sur son site Internet. Et du coup, nous sommes édifiés au sujet de ses bailleurs de fonds. Ainsi en 2011, les financements publics provenant de l'Union européenne, de l'Agence française de développement, de l'Organisation internationale de la Francophonie et des ministères français contribuaient à hauteur de 18,4% aux "recettes" de RSF.

l'on voit qu'il est périlleux pour cette organisation de s'attaquer, au nom de la liberté de la presse, à la politique de puissance d'un certain Etat.

Du coup, on comprend mieux pourquoi RSF parle plus aisément de Kieffer que de Massé. C'est une question de business model !

09/05/2013

Quand le procureur de la CPI camouflait les crimes de l'Etat français en Côte d'Ivoire

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La lecture attentive des rapports souvent longs et arides des institutions comme la CPI et des ONG internationales de défense des droits de l'Homme qui lui servent d'inspiration permet de suivre la trace d'un certain nombre de prismes idéologiques. Et trahit aussi des complalisances.

Ainsi du document transmis par Louis Moreno-Ocampo, alors procureur auprès de la CPI, à la chambre préliminaire III de l'institution. Et qui était censé apporter de plus amples informations sur les crimes relevant potentiellement de la CPI commis entre 2002 et 2010. Le procureur cite des crimes allégués attribués soit aux rebelles d'alors soit aux loyalistes. Il essaie de "balancer" le tout pour donner une impression d'équilibre - tout cela ne mange pas de pain, car l'évocation de ces exactions supposées ne l'oblige pas à enquêter...

Toutefois, mon regard s'est arrêté sur sa description des événements de novembre 2004 où, à Abidjan et dans la zone gouvernementale, plusieurs dizaines d'Ivoiriens ont été tués, très souvent par balles, par l'armée française - notamment devant l'hôtel Ivoire. Ce qui est frappant, ahurissant, renversant, c'est qu'Ocampo refuse d'évoquer les morts ivoiriens dans son rapport. Ce n'est même pas qu'il les relativise, ou qu'il les minore. Il n'en parle pas. Ces morts n'existent pas. Ils ne heurtent manifestement pas la "conscience internationale", que la CPI est censée représenter. De toute façon, Ocampo ne parle pas de ces événements au titre des "tueries" ou des "massacres" mais au titre des "attaques illégales" (l'attaque illégale étant l'opération de reconquête du Nord du pays aux mains des rebelles par l'armée nationale).

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"Entre le 4 et le 9 novembre 2004, l'aviation gouvernementale ivoirienne a lancé des attaques sur les villes de Bouaké, Korhogo et d'autres bastions rebells dans le Nord de la Côte d'Ivoire. L'offensive a causé la mort de 55 civils. Comme neuf soldats français ont aussi été tués durant le raid meurtrier sur Bouaké, la France a pris la décision de détruire l'aviation ivoirienne. Ce qui a entraîné des émeutes anti-françaises, encouragées par le leader des Jeunes Patriotes Charles Blé Goudé. Le gouvernement ivoirien a par la suite accusé les forces françaises d'avoir tiré sur des manifestants qui allaient en direction du 43ème BIMA à côté de l'aéroport d'Abidjan. Selon les officiels français, certains de ces manifestants étaient armés."

Dans ce récit d'un cynisme renversant, l'hôtel Ivoire, le pont Charles-De-Gaulle, où des militaires français ont tiré sur des manifestants ivoiriens désarmés, disparaissent. Les 64 morts ivoiriens, tués de sang-froid (et sur ordre) par des soldats français, disparaissent. Et pourtant, ce massacre est le plus documenté de tous ceux dont Ocampo parle dans son document. Canal + a ainsi publié un documentaire édifiant, qui taille en pièces la piteuse défense de la France officielle. Le voici.

Le réalisateur ivoirien Sidiki Bakaba a lui aussi produit un documentaire plus engagé mais tout aussi édifiant : La Victoire aux Mains Nues.

De toutes ces preuves, Ocampo se contrefiche ! La CPI, instrument de légitimation d'un certain ORDRE POLITIQUE, ne peut pas raisonnablement accuser l'armée française de massacres, comme elle le ferait de vulgaires Nègres, qu'ils soient loyalistes ou rebelles.

L'ex procureur de la CPI s'est majoritairement appuyé sur des rapports d'organisations de défense des droits de l'Homme pour écrire son rapport. Et il est assez édifiant de voir que celle qui structure son raisonnement, Human Rights Watch, a également passé par pertes et profits les massacres français de novembre 2004 en Côte d'Ivoire. Dans son rapport de mai 2005, le premier après ce massacre, l'ONG criminalise beaucoup les jeunes patriotes, disqualifie le mouvement de colère contre une armée française qui était pourtant entrée en guerre sans le déclarer contre la Côte d'Ivoire et... évoque en quelques phrases ambigues le massacre de l'Ivoire.

"Blé Goudé a insisté sur le fait que les manifestants et ses Jeunes Patriotes n’étaient pas armés. Cependant, des officiels français disent qu’ils ont vu des patriotes armés sur le pont Général de Gaulle dès le milieu de l’après-midi. Ils avancent comme preuve le fait que plusieurs soldats français ont été blessés par balles pendant les manifestations. Le gouvernement ivoirien a accusé les forces françaises d’avoir tiré sur les manifestants à Abidjan avec de véritables munitions et a estimé le bilan des violences de novembre 2004 à 64 morts et environ 1500 blessés. Plusieurs manifestants interviewés par Human Rights Watch ont déclaré qu’ils avaient vu les forces françaises tirer à balles sur la foule des manifestants depuis des immeubles et d’un hélicoptère. Certaines des victimes et des blessés de l’Hôtel Ivoire ont été piétinés en s’enfuyant pour échapper aux tirs, d’après des sources de l’hôpital."

On remarquera qu'HRW défend l'armée française au maximum (alors que les vidéos accablantes la mettant en cause sont déjà sorties). Contrairement à sa méthodologie, elle ne diffuse pas les témoignages des blessés graves et des Ivoiriens que l'armée française a rendu invalides. Elle ne donne pas la parole aux parents des personnes décédées. Elle ne fournit au lecteur aucun élément clair permettant d'approcher la vérité, au-delà des déclarations des uns et des autres.

Amnesty International a une approche plus conforme à sa vocation. Comme souvent sur la Côte d'Ivoire. Dans un rapport publié le 19 septembre 2006, l'ONG ne met pas dos à dos deux versions, mais affirme qu'il y a eu des dizaines de morts et de blessés et que l'armée français a tiré sur des personnes qui ne représentaient pas de menace directe :

"Amnesty International n'a pu établir le bilan exact des victimes des affrontements de novembre 2004 à Abidjan qui ont fait des dizaines de morts et de blessés. En effet, les autorités ivoiriennes ayant ouvert une enquête judiciaire sur ces faits, les délégués d'Amnesty International n'ont pu rencontrer, en dépit de demandes officiellement déposées, le médecin légiste ou le procureur ni se rendre dans les morgues d'Abidjan car toutes ces informations étaient protégées par le secret de l'instruction. Amnesty International a cependant pu recueillir un nombre important de témoignages de victimes et de parents de victimes ainsi que les versions des représentants des forces armées ivoiriennes et françaises. Les troupes françaises ont certes dû faire face à des mouvements importants de manifestants, parfois menaçants pour leur vie ou celle de tiers et elles ont dû évacuer dans des conditions difficiles des civils français et des ressortissants d'autres nationalités. Cependant, les informations recueillies par Amnesty International concernant les conditions dans lesquelles les soldats français ont fait usage de leurs armes létales lors des affrontements qui les ont opposés à des manifestants à Abidjan en novembre 2004, montrent que les forces françaises ont, à certaines occasions, fait un usage excessif et disproportionné de la force alors qu'elles se trouvaient face à des manifestants qui ne représentaient pas une menace directe pour leurs vies ou la vie de tiers."

Amnesty International se garde toutefois d'utiliser le mot qui aurait été utilisée si cette manifestation avait été réprimée par une armée africaine : MASSACRE. Or il s'agit bien d'un massacre. Un effroyable massacre. Un massacre qui est recouvert par une impunité qui s'appuie sur les omissions de la CPI, les justifications effrontées d'une groupe de pression mesquin camouflé derrière la défense des droits de l'Homme (HRW) et par la dénonciation "à moitié" d'Amnesty International.

Au fait, qui finance les fameuses ONG de défense des droits de l'Homme ?

L'on sait aujourd'hui qui possède les grands médias mondiaux et beaucoup les lisent en le gardant à l'esprit. TF1 c'est Bouygues. Wall Street Journal c'est Murdoch. L'Express c'est Dassault (un marchand d'armes, donc). Europe 1 et le Journal du Dimanche, c'est Lagardère (un autre marchand d'armes). Mediaset, c'est Berlusconi.

Mais pourquoi ce réflexe de distance critique n'est-il pas de mise quand on évoque des organisations autrement plus influentes sur la scène internationale que les médias, et qui ne vivent souvent pas des cotisations de leurs adhérents, mais des dons de milliardaires OCCIDENTAUX et de gouvernements OCCIDENTAUX ? 

Le débat est ouvert.

 

 

07/05/2013

Les propos incroyables d'un journaliste malien ignorant !

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La profession de journaliste est occupée, en Afrique, par des personnes sans culture. Et c'est malheureux ! Voici ce que je lis sous la plume de Hamady Tamba, du journal malien Le Reporter. "«Je préfère un report de quelques mois à un conflit post-électoral à l’ivoirienne» ! C’est la crainte exprimée par le président du Cnid-Fyt, Me Mountaga Tall, par apport à la date des prochaines élections au Mali. Il était interrogé par une radio internationale. Après l’écoute de son intervention, on se demande : de quoi Me Tall a-t-il réellement peur ? Il sait pertinemment que la situation du Mali est totalement différente de celle de la Côte d’Ivoire où la prolongation de la transition a causé plus de problèmes. En fait, le problème a été de laisser Laurent Gbagbo être juge et partie : c’est lui qui a organisé les élections, tout en étant candidat à sa propre succession. Et comme beaucoup de tyrans africains, il s’est accroché à la philosophie qu’«en Afrique, il faut être fou pour organiser les élections et les perdre». Le refus du camp Gbagbo de reconnaître sa défaite est la cause fondamentale de la dernière crise post-électorale qui a secoué la Côte d’Ivoire jusqu’au 11 avril 2011. Ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire est le résultat de la phobie (islam) et de l’exclusion (Dioulas) érigées en système politique : l’Ivoirité !"

Certes, mieux vaut lire cela qu'être aveugle ou analphabète mais tout de même ! Cette prose confuse est non seulement bourrée de contrevérités, mais caractéristique du chauvinisme idiot et de l'absence de mise en perspective qui poussent l'Afrique à reproduire les mêmes erreurs - parce que d'un pays à l'autre, on croit à une "exceptionnalité bien dérisoire" !

Commençons, sans nous énerver, à corriger l'affirmation centrale du confrère bien mal inspiré. Ce n'est pas Gbagbo qui a organisé le scrutin de 2010 en Côte d'Ivoire, mais une Commission électorale aux mains de l'opposition politique et de la rébellion armée. Les différentes crises post-électorales qui ont éclaté à l'occasion des élections locales, et les preuves multiples de fraudes qui existent aujourd'hui au sujet des différents scrutins sont là pour édifier les citoyens et les journalistes qui savent qu'il ne suffit pas de se contenter d'écouter RFI pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'actualité africaine.

Poursuivons en nous étonnant d'un tel raisonnement venu d'un citoyen du Mali, pays sur lequel il est désormais à la mode de gloser au sujet de l'exclusion, des persécutions et du racisme dont seraient victimes les Touaregs - qui prennent, dans le récit dominant, la place occupée par les "Dioulas" en Côte d'Ivoire. Intellectuellement, il est tout à fait incongru de légitimer la rébellion armée ivoirienne et de s'en prendre au MNLA, comme le fait ce journaliste.

Aveuglé par un micro-nationalisme totalement déconnecté de la réalité, Hamady Tamba écrit : "Même si nous avons frôlé le pire, nous ne pensons pas que notre décadence ait atteint le seuil dépassé par la Côte d’Ivoire à un certain moment récent et critique de son histoire politique. Quoi que l’on dise ou qu’on pense, la haine ethnique n’est pas aussi exacerbée dans notre pays." Sérieusement ! Il suffit de lire les rapports sur le Mali des ONG qui ont "théorisé" la haine ethnique comme problème numéro un de la Côte d'Ivoire pour se persuader du contraire. De plus, la "décadence" malienne a été si fulgurante et les institutions maliennes si peu préparées à ce qui n'a pas fini de leur arriver qu'on aurait pu penser que certaines fausses certitudes auraient disparu. Par dessus le marché, le Mali, qui en est à sa cinquième rébellion touarègue depuis l'indépendance, n'est pas très bien placé pour donner des leçons d'unité nationale à une Côte d'Ivoire qui a attendu son 42ème anniversaire pour avoir sa première insurrection armée !

Tant que les journalistes africains auront un niveau de "concept" aussi bas que celui d'Hamady Tamba, ceux qui dominent le continent pourront dormir tranquilles.

D'une naïveté déconcertante, Hamady Tamba écrit : "La France ne peut pas non plus rester indéfiniment au Mali. Se retirer sans la tenue des élections, c'est exposer le pays à une autre crise politique qui risque de nous ramener à la case départ". 

Qui lui rappellera que si l'opération Epervier est présente "provisoirement" au Tchad depuis février 1986, la France peut rester 30 ans, donc "indéfiniment" au Mali, tant qu'elle estime que c'est dans son intérêt ?

Qui lui expliquera que l'intérêt de l'ex-puissance coloniale n'est pas de rendre aux Maliens un pays sans crise politique, mais de se retirer militairement (éventuellement) quand elle aura imposé, d'une manière ou d'une autre, son "nouvel ordre politique" dans l'ancien Soudan français ?

  

25/04/2013

Eugène Nyambal, un Camerounais courageux

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Viré par le FMI après avoir dénoncé, en interne, une entente crapuleuse entre le gouvernement de Biya et le FMI de Strauss-Kahn (lié à Biya à travers Stéphane Fouks d'Euro RSCG) dans une belle affaire de corruption, Eugène Nyambal porte plainte aux Etats-Unis pour faire éclater le scandale. Fanny Pigeaud raconte l'affaire sur Mediapart. COURAGE BRO' 

http://www.mediapart.fr/journal/international/240413/le-f...

18/04/2013

Aminata Traoré et Oumar Mariko interdits de voyage en Allemagne : le Parti communiste français s'indigne

Le PCF élève une vive protestation et exprime sa forte inquiétude sur les atteintes à la libre circulation de personnalités maliennes. Aminata Traoré et le docteur Oumar Mariko, secrétaire général du Parti « Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance » invités à une conférence organisée à Berlin, par laFondation Rosa Luxemburg, le Journal Allemand de Gauche PROKLA et l'Association AfricAvenir sur le thème « Le Mali à la croisée des chemins : Après l'intervention militaire et avant les élections » se sont vues refuser par les services consulaires français de Bamako une demande de visa pour circuler en Europe. Après de nombreuses protestations, Madame Aminata Traoré a pu obtenir son visa, mais Oumar Mariko n'a toujours pas la liberté de circuler. Il était aussi attendu pour une intervention au Parlement Européen à Bruxelles sur la crise au Mali.

Il semblerait que les raisons avancées par les services du consulat de France à Bamako auraient été fondées par les prises de position des deux leaders maliens inscrits sur une « liste informelle de personnes interdites de voyage en France pour leur soutien présumé au Capitaine Sanogo ».

De leur côté, les autorités allemandes et la Fondation Rosa-Luxemburg auraient conseillé dans l'urgence à Aminata Traoré et à Oumar Mariko de passer par le Consulat d'Allemagne à Bamako qui a accordé un sauf conduit, en lieu et place du visa demandé, pour un déplacement encadré pour Aminata Traoré. Il a refusé tout document à Oumar Mariko, le considérant comme « présentant un danger pour l'ordre public, la sécurité nationale, la santé publique ou pour les relations internationales avec un ou plusieurs États membres [de l'UE] et ne peut convaincre de sa disponibilité à quitter l'espace européen avant l'expiration de son visa ».

Le PCF rappelle que la liberté de circulation est le droit de tout individu reconnu dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

 

Parti communiste français,

Paris, le 18 avril 2013.

Voici l'émission déprogrammée de Telesud sur Ouattara, Sassou et la CPI...

La dernière émission "Maquis Hebdo" de Telesud qui parlait notamment de la Côte d'Ivoire, de la CPI et du Congo-Brazzaville, a été officiellement déprogrammée - disons, censurée, jusqu'à preuve du contraire... parce que ce ne sont pas les plages de reprogrammation qui manquent.

PS : Aux dernières nouvelles, l'émission a été finalement reprogrammée... donc diffusée !


MAQUIS HEBDO DIMANCHE 14 AVRIL 2013 par tango53

17/04/2013

Crise ivoirienne : quand le HCR ment de manière grossière pour couvrir Ouattara !

 

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La profondeur des mensonges de la "communauté internationale" sur la Côte d'Ivoire est effrayante des fois. Je farfouille le site du HCR et je tombe sur une "évaluation en temps réel". Et je lis ceci : "Le 29 novembre 2010, le personnel du HCR du bureau extérieur de Saclepea, au Libéria, a reçu un appel téléphonique de fonctionnaires de l’immigration basés à la frontière de la Côte d’Ivoire. Quelque quatre cents femmes et enfants avaient ce jour-là traversé la frontière de la Côte d’Ivoire au comté de Nimba, une région touchée par la pauvreté rurale et un sous-développement récurrent dans l’est du Libéria. Les réfugiés se déplaçaient en réponse à l’annonce de la Commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire, un jour auparavant, de la victoire du candidat de l’opposition, Alassane Ouattara, aux élections présidentielles." Sauf que... le 28 novembre 2010, jour du scrutin, aucun résultat provisoire ou définitif, aucune tendance sérieuse n'était disponible. Et ces réfugiés fuyaient par centaines la persécution des rebelles pro-Ouattara qui les empêchaient de voter comme ils pouvaient. Mais ça, le HCR ne peut l'écrire...!

Voici le lien vers ce document honteux (aller à la page 7) : http://www.unhcr.fr/4eb942a59.html

13/04/2013

Jacques Attali admet que les pays de la zone franc sont toujours des colonies économiques de la France

« L’Histoire le montre. Aucune zone monétaire ne survit sans gouvernement fédéral. Le seul exemple dans l’histoire d’une zone qui survit sans gouvernement fédéral, c’est la zone franc. Mais c’est un cas très particulier. La France contrôle assez profondément l’économie des pays qui en sont membres ».